‹ Insectes diptères du nord de la FranceChapitre 44 sur 666 · Dixa printanier; D. aprilina , Meig · texte numérisé non relu

Dixa printanier; D. aprilina , Meig

Thorax pâle, marqué de trois bandes. Abdomen obscur» Ailes hyalines, sans tache.

Long. 2 h

Palpes et antennes d’un brun noirâtre. Tête d’un brun jaunâtre, avec une grande tache noirâtre cordiforme sur le front. Thorax d’un roussâtre pâle, marqué de trois bandes noirâtres. Abdomen d’un brun noirâtre. Pieds jaunâtres , avec l’extrémité des cuisses, des jambes et des tarses obscure. Balanciers jaunâtres, avec la tête brune. Ailes hyalines, légèrement blaa* châtres, avec les nervures brunes.

Rare»

TIPÜUÎRES TERRICOLES; T. Temicol*.

C^rps souvent grand. Tête ordinairement rétrécie postérieurement et prolongée antérieurement par un bec cylindrique, comprimé, ordinairement terminé par une pointe avancée, et renfermant la base de la trompe. Trompe courte; lobes terminaux dilatés. Palpes allongés de quatre ou cinq articles; premier peu distinct, dernier souvent fort long et flexible. Antennes filiformes ou sétacées, grêles, ordinairement simples et chargées de quelques poils, quelquefois peclinées, jamais plumeuses ni très-velues, composées ordinairement de treize articles, dont le premier est le plus grand. Yeux ordinairement ovales, entiers. Point d’yeux lisses.

Thorax à suture arquée; premier segment distinct, mais petit. Abdomen allongé, terminé en massue dans les mâles, en pointe cornée dans les femelles. Pieds fort longs et menus. Ailes tantôt écartées, tantôt couchées; ordinairement une cellule stigmatique ; ordinairement deux marginales, la première parfaite ; ordinairement une sous-marginale ; trois discoïdales; cinq cellules postérieures, la première ordinairement plus longue que les autres; anale , axillaire et fausse ordinairement distinctes. (PI. s, fig. 8; pL 3, fig. i — 8)^

Cette section renferme toutes les Tipulaires les plus remarquables par la grandeur. Plusieurs ont jusqu’à vingt lignes de longueur. îl est vrai qu’elles présentent une masse bien exiguë; mais par l’étendue de leurs ailes le plus souvent écartées, et la longueur excessive de leurs pieds , elles semblent avoir-un grand volume et elles occupent un espace considérable. Quelques-unes sont ornées de couleurs brillantes, agréablement disposées, et portent de jolis panaches; d’autres attirent nos regards par leur multitude. Nous les voyons par milliers, surtout en automne, voleter à la surface des prairies, et elles sont accusées de nuire aux herbes, dans l’état de larves.

Distinguées des Tipulaires de la section précédente par 1»

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suture du thorax , par l’absence des yeux lisses , et par plusieurs autres caractères tirés des antennes, des pieds et des nervures des ailes* on les reconnaît aussi à l’espèce de bec cylindrique qui termine la tête et à la structure des palpes. Le dernier article de ceux-ci est souvent très-long et flexible, comme s’il était lui-même composé de plusieurs parties unies par des articulations, et l’on en aperçoit en effet des apparences dans quelques-uns, tandis que dans d’autres le microscope même n’offre aucune discontinuité; ce qui doit faire soupçonner que cette partie des palpes n’est pas de substance cornée comme les autres, mais membraneuse et vraisemblablement douée d’un tact plus fin. L’on croirait, à la vue d’insectes si grands, que les parties intérieures de la bouche sont faciles à observer ; elles lesontpeu cependant, etjeneconnaispasd’entomologiste qui les ait décrites. La trompe a son insertion à l’extrémité du bec cylindrique. Elle n’est composée que d’une basé fort courte et de lobes terminaux épais, arrondis, velus du côté extérieur, et entre lesquels on découvre très-difficilement une petite ouverture. J’ai observé, en enlevant la trompe à quel-* ques grandes Tipuies , qu’elle renferme une petite lame noire, cornée et entourée d’une enveloppe charnue; et une autre pièce cornée appliquée contre la surface supérieure du bec* En tirant celte dernière dehors, elle paraît être simple, droite^ longue et renflée au milieu. Cette trompe est aussi innocente que celle des Tipuîaires précédemment décrites. Non-seulement elle ne se plonge jamais dans le sang, mais même il est douteux qu’elle puisse percer l’épiderme la plus fine des plantes pour y puiser des sucs, et elle ne paraît propre qu’à humer les matières fluides répandues sur les corps. Ces insectes d’ailleurs montrent si peu d’avidité pour toute nourriture,; que l’on n’a pas encore observé leur goût à cet égard.

M. Meigen donne aux Tipuîaires de cette section le nom do rostratœj k cause de l’espèce de bec que reçoit la trompe»

M. Latreîlle les a nommées antérieurement terricoîcs, parce que l’un des caractères qui les distinguent des autres sections est de passer leur premier âge dans la terre. Les œufs, déposés le plus souvent dans les prairies humides, ou dans le terreau des saules creusés par le temps, donnent naissance à des larves dont on ne connaît encore qu’un fort petit nombre. Celles qui ont été observées, semblables pour la forme aux larves que nous avons précédemment décrites, ont la bouche munie d’organes propres à broyer des substances solides, et il serait vraisemblable qu’elles se nourrissent des racines des plantes, si l’on ne trouvait leur corps rempli de terre. Il paraît donc qu’elles doivent leur subsistance, au moins en partie, aux matières nutritives répandues dans le terreau qu’elles habitent. Pour se mouvoir, elles ont quatre tentacules à l’extrémité du corps, et pour respirer, deux stigmates principauxtrès-distincts, également au dernier segment.

Les nymphes ont leurs stigmates situés bien différemment: c’est au haut du thorax et à l’extrémité de deux petits tubes en forme de cornes. Pour se rendre à la surface de la terre , lors de leur transformation , elles ont les segmens de l’abdomen garnis de pointes, comme nous l’avons vu dans d’autres Tipulaires.

Les Tipulaires terricoles se divisent en trois groupes : le premier, peu nombreux, a les antennes sétacées, et se rattache aux fungicoles; le second, qui a le dernier article des palpes long et flexible, commence une nouvelle série caractérisée par les antennes filiformes, et continuée dans le troisième, où les palpes ont la conformation ordinaire.

TRICHOCÈRE ; Trichocera.

Trichocera , Mei g. — Limonïa, Lat. — Tipula > Lion., Fab.,

Schr., Gmel.

Tête petite, arrondie. Bec court et obtus. Trompe peu saillante. Lèvre supérieure courte et pointue. Palpes avancés, cylindriques, velus; les premier, quatrième et cinquième

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articles un peu plus courts. Antennes sétacées, velues, de la longueur de la tête et du thorax réunis; premier article cylindrique, épais; second cyathiforme, épais; les suîvans allongés, devenant insensiblement plus menus et peu distincts les uns des autres vers l’extrémité. (M. Meigen a cru voir au microscope un point brillant qui est peut-être un œil lisse au bord des yeux).

Thorax ovale. Abdomen menu, un peu déprimé. Pieds allongés, grêles. Ailes couchées ; point de cellule stigma tique ; deux sous-marginales grandes et terminales. (PI. 2, fig. 8).

Les Trichocères et deux autres genres peu nombreux de M. Meigen, les Anisomères et les Némalocères, que je n’ai pas observés dans ce pays, tiennent aux dernières Tipulaires fungicoles par leurs antennes sétacées. Cette connexion serait plus grande encore si l’on devait considérer comme des yeux lisses les points brillans observés aux Trichocères par M. Meigen; mais alors même ce genre appartiendrait encore auxterricoles par tous les autres caractères propres à cette section.

Ces petits insectes sont peu nombreux en espèces, innombrables en individus , et offrent une singularité dans les époques de leurs apparitions. Des deux espèces que nous observons dans ce pays, l’une paraît à la fin de l’automne, et l’autre au commencement du printemps. Prenant leur essor par nuées, elles s’élèvent dans les airs, et semblent célébrer les beaux jours ù leur départ et à leur retour. Au milieu même de l’hiver, lorsque la nature glacée se ranime parfois au doux souffle d’un vent méridional, nous voyons leurs troupes légères succéder à la neige et aux frimas. C’est particulièrement près des eaux qu’elles voltigent. Elles fourmillent au bord du moindre ruisseau, de la plus petite mare, et l’on serait fort porté à croire qu’elles y vivent dans l’état de larves, qui n’a pas encore été observé, si leur organisation dans l’état adulte, étant très -différente de celle des Tipulaires aquatiques, ne

rendait cette présomption peu vraisemblable. Il me paraît beaucoup plus probable que les Trichocères déposent leurs œufs dans la terre humide, au bord de ces eaux, et que les larves s’y développent comme celles des autres Tipulaires îerricoles.

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