‹ Insectes diptères du nord de la FranceChapitre 46 sur 666 · Trichocère du dégel; T. regelaüonis, Meig · texte numérisé non relu

Trichocère du dégel; T. regelaüonis, Meig

D’un noir brun. Thorax marqué de quatre bandes obscures^ Ailes hyalines, un point obscur au milieu. fipidçiregelationis , Linn., Gmeî., Schr., Fab,

Long, s | h

Tête d’un gris brun. Palpes et antennes d’un noir brun,. Thorax gris, marque de quatre bandes brunes assez luisantes. Abdomen d’un noir brun. Pieds bruns; un peu de jaune à la base des cuisses. Balanciers pâles , à tête brune. Ailes hyalines ; nervure terminale de la cellule discoïdale externe, bordé© de noirâtre.

Commun aux mois de Février et de Mars.

Nous n’avons pas à décrire un autre genre de Tipulaires 3c antennes sétacées qui se trouve dans l’ouvrage de Meigen, le G. anisomère, du Portugal, caractérisé par le troisième article des antennes très-long.

PTYCHOPTÈRE; Ptychopterà.

'Ptychopterà , Meig., III., Lat., Fab.., syst. a ntl. — Tipula :* Linn., Fab., spec. ins., Schr., Schceff., Geoff., Réaum.

Tête aplatie, prolongée par un bec court. Trompe à lobes terminaux allongés, dirigés en dessous; lèvre supérieure petite, obtuse; palpes longs, légèrement velus, recourbés, de quatre articles; le premier assez court; le deuxième allongé; le troisième moins long; le quatrième fort long et flexible. Antennes filiformes, de seize articles; le premier court, cylindrique; le deuxième cyathiforme; le troisième long, cylindrique; les suivans ovales, allongés; le dernier petit. Yeux ronds.

Thorax élevé , ovale , à suture longitudinale et transversale ; écusson petit; métathorax grand, allongé. Pieds assez longs; hanches légèrement allongées. Balanciers découverts. Aile» écartées assez petites, obtuses, pliées à la nervure anale; cellule médiastine élargie à Pextrémité ; point de stigmatique ; première marginale fort longue et élargie vers la base; deux sous -marginales terminales, la deuxième pétiolée; deux discoïdales ; quatre postérieures, la deuxième fort courte et pétiolée; une fausse nervure longitudinale et imparfaite dans la première postérieure; axillaire confondue avec la fausse- (PI. 3, fig.

L'ordre naturel est interrompu ici. Avant d’arriver aux Limnobies, avec lesquelles les Trichocères que nous venons de décrire ont le plus de rapports, nous allons parcourir une autre série qui s’y rattache également, les Tipuîaires terricoles à dernier article des palpes long et flexible et ailes écartées. Ce double caractère, joint à une grande taille, les distingue de toutes les autres.

Les Ptychoptères ont en propre les antennes de seize articles; les ailes pliées au bord interne, d’où a été tiré leur nom, et une disposition particulière des nervures qui y circulent. Iis diffèrent encore des autres terricoles en ce que le bec n’est pas terminé par une petite pointe, et que l’extrémité bifide de cette trompe est allongée et dirigée en dessous. On voit facilement la lèvre supérieure; mais j’ai cherché inutilement quelqu’autre organe dans l’intérieur de cette trompe.

Les Ptychoptères ne sont pas seulement très-distincts des autres Tipuîaires terricoles dans l’état adulte ; ils le sont bien plus encore dans leur jeune âge, s’il est vrai toutefois que 3a nymphe représentée par Réaumur, tome 5, pl. 6, de son Mémoire sur les Tipules, soit, comme on le pense généralement d’après ce grand observateur, celle d’un Ptyohoptère. Cette nymphe, dont la larve n’a pas été observée, est aquatique 5 allongée, cylindrique et velue; elle est munie d’un long tube qui a sa base à la partie antérieure du thorax, et dont l’extrémité est toujours à la surface de l’eau; servant ainsi de conduit à l’air pour se rendre aux stigmates thoraciques.

La figure que donne Réaumur de l’insecte parfait, ressemble assez au Ptychoptère, et il serait difficile de la rapporter â nue autre Tipulaire connue. Cependant il y a des raisons pour douter qu’elle représente réellement cet insecte. D’abord elle ne retrace fidèlementaucun des caractères génériques; ensuite RéaumurcîitquecetteTipuleestgrise,taodisqueIesPtycboptères

sont noirs. Enfin, la pointe cornée qui termine l’abdomen des femelles, et les autres rapports de conformation qui unissent ces insectes aux Tipulaires terricoles, paraissent justifier le soupçon que leurs larves ne sont pas aquatiques, et que par conséquent la figure donnée par Réaumur n’est pas celle d’un Ptychoptère.

ï. Ptychoptère souillé; P. contaminata , Meig., Fab., Lat.

Ailes tachetées.

Tipula contaminata, Linn.

Tipulè, N.° 8, Geoff.

Long. 4|I.

D’un noir brillant. Palpes et trompe fauves dans les mâles, bruns dans les femelles. Côtés du thorax couverts d’un duvet argenté; écusson d’un fauve obscur. Chaque segment de l’abdomen plus ou moins bordé de fauve. Balanciers fauves. Ailes marquées d’une bande transversale, noirâtre, vers le milieu, et de plusieurs autres petites taches â la base des cellules. Pieds fauves, avec les genoux et les tarses noirs. Très-commun.

z. Ptychoptère albimane; P. albimanas Meig., Fab.

Ailes sans tache.

Tipula albimana, Fab., Gmeï.

Long. 5 * I.

D’un noir peu luisant. Palpes et trompe fauves. Antennes rameuses dans les mâles. Premier segment du thorax fauve; côtés du second couverts d’un duvet argenté, avec une bande fauve antérieurement; écusson fauve. Dernier segment de l’abdomen fauve. Ailes grandes, à base roussâtre; stigmate brun; quelques taches peu distinctes dans les mâles; point de tache dans les femelles. Pieds fauves, avec les genoux et les tarses noirs; premier article des tarses postérieurs blan* châtre , dans les femelles.

Très-rare. M. Meigen n’a observé que la femelle. De deux mâles que je possède, l’un a les antennes rameuses, ï’aulre les a simples. Celte différence singulière n’est accompagnée d’aucune autre.

TIPULE: Tipula.

Tipula , Lirin., Réaum., Gooff , Scbœff., Scop., Schr., Deg.f

Fab., Lat., Oliv., Yill , Ross., Cuv., Lam., Walck., 111.9

Schell., Meig. — Nephrotome 3 Oliv.

Tête à peu près globuleuse, prolongée par un bec allongé, cylindrique, terminé en pointe supérieurement. Trompe à lobes terminaux arrondis, élargis antérieurement, divisés; chaque lobe antérieurement velu et marqué d’une bande transversale obscure; lèvre supérieure très-petite; palpes d© quatre articles; les trois premiers d’égale longueur, velus, renflés vers l’extrémité ; le quatrième long et flexible. Antennes; subsétacées, de treize articles; le premier et le troisième cylindriques, velus; le deuxième cyathiforme; les autres cylindriques, velus. Yeux saillans, un peu ovales. Abdomen allongé. Pieds fort longs, surtout dans les mâles; jambes terminées par des pointes fort courtes. Ailes lancéolées, écartées; cellule médiastine fermée à son extrémité; deuxième postérieure tantôt pétiolce , tantôt sessiie (i) ; quatrième plus longue que les deux précédentes et de la lonGueur de la première, (PI. 5, fi g. 2 et 5).

Le genre Tipuîe tel qu’il est maintenant, comparé à ce qu’il était au temps de Linnéc, montre d’une manière bien sensible les progrès de l’entomologie. Une famille composée

(i) La deuxième cellule du bord postérieur est sujette à varier; elle offre non-seulement ces deux modification0 dans les différentes espèces de Tipules, mais quelquefois dans les mêmes espèces et quelquefois encore sur le même individu , dont une des ailes a cette cellule pétioîée, et l’autre sessiie. Cette observation est commune a® genre Cténophore.

de plus de quarante genres, en n’y comprenant que les Tipu» laires d’Europe, tous fondés sur des modifications des organes, a remplacé le genre unique qui contenait tant d’élémens confondus. On n’a conservé le nom primitif qu’aux Tipulaires terricoles dont nous venons de déduire les caractères, et qui, malgré tantdedémembremens, sont encore nombreux depuis les observations de'M. Meigen. Il est vrai que plusieurs espèces diffèrent si peu entre elles, que l’on serait porté à croire à leur identité, si l’autorité de ce grand observateur était moins respectable. Une légère modification dans les nervures des ailes permet de diviser ces insectes en deux sections.

Les femelles, beaucoup plus nombreuses que les mâles, déposent leurs oeufs dans la terre, et particulièrement dans les prairies humides. La larve de la Tipule des prés a été décrite par Réaumur. Elle a la bouche conformée d’une manière fort singulière, et composée de parties qui ont quelque analogie avec celles des insectes masticateurs : deux organes doubles représentent assez bien les mandibules et les mâchoires. Cependant les uns, sous la forme de crochets arqués, se joignent à peine par l’extrémité, et ne peuvent guère agir l’un contre l’autre, comme les mandibules; et les autres, placés sous ceux-ci, sont fixes, et par -là fort différens des mâchoires. «La surface extérieure de ces derniers est convexe, » dit Réaumur, et l’intérieur est concave. Leur bord supé- » rieur est dentelé. Il semble que chaque crochet soit fait » pour presser contre une suite de dents les matières qui » doivent être coupées et broyées; que cette suite de dents soit » une mâchoire fixe, et que le crochet soit une espèce de » mâchoire mobile.» Il y a en outre une partie charnue de figure triangulaire qui sépare les précédentes, et qui semble tenir lieu de l’un des organes simples, soit de la langue, soit de la lèvre supérieure.

I. Deuxième cellule du bord postérieur des ailes pétioiée* (PI. 3, fig. ?).

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