Lucilik yeux laineux $ L. eriophthalma , Nob
D’un bleu violet. Yeux velus. Ailes hyalines.
Long. 4 L
Semblable à la L. cad. Yeux velus. Thorax d’un bleu violet , à légers reflets verts , et bandes blanchâtres au bord antérieur. Abdomen d’un bleu verdâtre. Guillerons blancs. Ailes hyalines (/*.
Environs de Lille. C’est peut-être le mâle de la précédente.
ig. Luciue yeux velus; L. lasiophthalma , Nob.
D’un vert doré. Yeux velus. Ailes brunâtres.
Long. 4 L
Semblable à la L. cad. Yeux velus. Thorax vert , à bandes cuivreuses, antérieurement à bandes de duvet blanc. Abdomen d’un vert doré. Guillerons fauves. Ailes un peu brunâtres <?. Environs de Lille.
G.e IDIE , ïdia.
Idia , Meig. , Lat. Fam. Nat. , Rob. D. ( Muscidœ rostratœ ).
Caractère ; Trompe un peu allongée. Epistome saillant, rostriforme. Palpes dilatés. Antennes assez courtes, n’atteignant que le milieu de la face 5 style plumeux ordinairement en dessus seulement. Première cellule postérieure des ailes ordinairement entr’ouverte, à l’extrémité de l’aile , à nervure externomédiaire convexe en dedans. Pl. 1 , Jig. g.
Les Muscines qu’il nous reste à décrire présentent un développement plus ou moins considérable dans l’organe de la nutrition. Dans les Idies , il se manifeste par la dilatation des palpes et par la saillie rostriforme de l’épistome, sous lequel la tronque s’allonge un peu , en conservant la forme épaisse et charnue. Elles sont à peu près dans cette tribu ce que les Rhingies sont parmi
les Syrpliies. Nous verrons ensuite dans les Stomoxes la trompe s’allonger davantage, s’atténuer, prendre la nature écailleuse et devenir une arme offensive. Dans les unes et les autres le développement de eet organe est accompagné d’une modification des antennes dont le style n’offre de panache qu’en dessus seulement, particularité qui fortifie l’analogie que nous trouvons entr'elles. Ces Muscines ont d’ailleurs les caractères essentiels et le faciès propres à leur tribu.
Les Idics sont propres aux climats méridionaux; cependant l’espèce que nous décrivons étend sa sphère jusqu’à Paris.
ï. Idie fasciée ; I. fasciata , Meig. N.o i, Rob. I). N.o 6.
Noir. Abdomen à bandes fauves.
Long. 3 j 1.
D’un noir verdâtre. Face d’un noir luisant. Thorax à bandes blanchâtres. Abdomen à deux ou trois bandes fauves , interrompues ç? , quelquefois nulles ou remplacées par des taches 2 Jambes postérieures rougeâtres.
Elle a été trouvée à Paris.
G.e STOMOXE, Stomoxys.
Stomoxys , Geoff., Fab., Lat. , Meig., Fall., Rob. D. — Conops , Linn.
Caractère : Trompe solide , menue, allongée ; lèvres terminales petites ; Palpes ne dépassant pas l’épistome. Troisième article des antennes triple du deuxième; style plumeux en dessus. Première cellule postérieure des ailes assez ouverte à l’extrémité. PI. i ,
fig- 2-
La trompe de ces Diptères, si connue par l’importunité qu’elle exerce sur nous, semble les exclure de cette tribu. Longue, menue , de nature cornée , et terminée par des lèvres à peine distinctes, elle contraste entièrement avec celle des autres Muscines ; aussi les Stomoxes en furent-ils toujours séparés dans la classification. Linnée les plaça parmi les Conops, Geoffroy les
constitua en genre et leur donna leur nom. M. Latreille en établissant les familles, en fit des Gonopsaires, M. Meigen, des Stomoxydes, et M. Fallèn, des Hæmatomyzides. Cependant, à l’exception de la trompe , il y a les plus grands rapports entre ces Diptères et les Muscines. Les autres organes, le faciès, l’instinct qui leur fait rechercher nos habitations , le berceau qu’ils donnent à leurs larves , sont les mêmes. La ressemblance entre le Stomoxe et la mouche vulgaire est telle qu’il faut pour ainsi dire être entomologiste pour savoir que ces deux êtres ne sont pas identiques, et pour ne pas croire encore que la mouche qui nous pique en été cesse de nous importuner en automne. Il n’y a donc de différence que dans la trompe , et quelle que soit l’importance de cet organe sous le rapport de ses fonctions, il n’est plus possible, dans l’état actuel de la science, de le considérer comme caractère essentiel.
Dans la plupart des familles naturelles de Diptères, il faut nécessairement admettre des genres qui diffèrent entr’eux par de semblables différences de la trompe , et pour n’en donner qu’un seul exemple, les Pangonies ne ressemblent pas plus aux autres Tabaniens à cet égard que les Stomoxes aux mouches. Je crois donc que ces deux derniers genres doivent être réunis dans la même tribu , ainsi que l’a fait M. Robineau Desvoidy.
Nous ne connaissons que trop les habitudes de ces Diptères qui sont au nombre de nos parasites. Quant à leurs larves, elles éclosent et vivent dans les bouzes et les fumiers, i. Stomoxe piquant} S. calcitrans , Geoff. N.o i , Fab. S. A. No 5,Lat. Gen. 4,338, Meig. N.o 3, Fall. N.o 3, Rob. D.
Cendré : Abdomen â taches dorsales et latérales brunes. Conops cale. Linn. Faun. S. 1900.
Long. 3 L
Cendré. Palpes fauves. Face et côtés du front d’un blanc gris jaunâtre} bande frontale et antennes noirâtres. Thorax à lignes
noires. Abdomen à taches dorsales et latérales brunes. Pieds noirs } base des jambes fauve. Guillerons blanchâtres. Ailes claires. çp 2 •
Très-commun.