GONIE
MICROPALPE.
ECHINOMYIE.
ENRES.
( aa7 )
G.c MÉLANOPHORE ; Melanophora.
Melanophorci , Meig. Kl., Lat. — Gagateœ , Rob. D. — Tacliina r
Dexia, Meig. — Ocyptera , Fall.
Corps ordinairement petit , étroit. Lèvre supérieure souvent large. Face ordinairement nue , plus ou moins élevée. Épistome non saillant. Antennes de longueurs différentes*, style tomenteux ou légèrement velu. Abdomen cylindrique 5 point de soies au milieu des segmens. Première cellule postérieure des ailes ouverte ou fermée , souvent pétiolée j bord extérieur ordinairement muni d’une pointe. PL 3,Jîg. 5,6,7,
Dans l’ordre ascendant que nous avons adopté, le genre Mélanopbore paraît devoir précéder tous les autres de cette tribu pari 'infériorité d’organisation qui se manifeste particulièrement dans la petitesse de la taille. Sa place à l’entrée de la série est encore déterminée par le voisinage des Ocyptères et desDexiaires dont il se rapproche. Les caractères qui le distinguent le mieux sont la face nue, plus ou moins élevée et l’épistome non saillant. On le reconnaît surtout au noir qui colore non-seulement le corps, mais les ailes , ainsi que l’indique son nom. Cependant, malgré l’espèce d’homogénéité qu’un premier coup d’œil croit trouver dans pe genre, il règne une assez grande diversité dans les antennes et les nervures des ailes , ce qui a déterminé M Robineau Desvoidy à considérer ce groupe comme une section ou tribu composée de plusieurs genres. Nous avons cru devoir y comprendre , à son exemple, quelques Dcxies de M. Meigen , qui nous paraissent mieux placées parmi les Mélanophores.
Les habitudes de ces petites Muscides nous semblent varier comme leur organisation. Les unes vivent sur les fleurs, les autres sur les troncs des arbres , d’autres encore dans nos appartemens. Le bord des eaux est fréquenté par quelques espèces \ les côtes sablonneuses, exposées aux rayons du Midi, le sont par d’autres f qui y paraissent attirées par la présence d’Hyménoptères fouis-
seurs dont les trous criblent quelquefois le sol. Il est probable que ces Mélanophores, comme d’autres Tachinaires, s’y introduisent pour déposer leurs œufs sur les larves de ces insectes» Quant à celles que nous voyons sur nos fenêtres , et notamment cette petite espèce dont la sombre livrée est égayée par une tache blanche à l’extrémité des ailes, il est probable qu’elles proviennent de larves qui se développent dans nos insectes domestiques. M. Robineau présume que ce sont les araignées qui sont chargées de loger et de nourrir ces parasites.
A. Première cellule postérieure des ailes ouverte
B. Première cellule postérieure ouverte avant l’extrémité de l’aile. PL 3, fig. 5. ( G.e Njrctia, Rob. D. )