‹ Insectes diptères du nord de la FranceChapitre 644 sur 666 · Echisnomyie leucocome; E . leucocoma · texte numérisé non relu

Echisnomyie leucocome; E . leucocoma

Noire, à poils blancs. Ecusson testacé. Abdomen à côtés fauves. Pieds fauves.

E. lateralis. Rob. D. N.o i5.

Tachina leuc. Meig. N.o g.

Long. 4î 6 1.

Semblable à VE. lur. Corps à poils blancs. Ailes presqu’hyalines , à base jaunâtre. </* Ç .

Environs de Paris.

AA. Deuxième article des antennes beaucoup plus long que le troisième.

B. Palpes dilatés en spatules. (G.e Fabricia, Rob. D. ) y. Eciiinomyie féroce \ E. fer ox.

Noire. Palpes jaunes, dilatés. Abdomen jaune \ bande dorsale et anus noirs.

Tachina fer. Meig. N.o 2.

Eabricia fer. Rob. D. N.o 1.

Long. 6,7!.

Noire. Palpes jaunes. Face blanchâtre. Abdomen jaune, à bande dorsale de taches noires, souvent séparées \ anus noir. Cuillerons blancs. Ailes d’un gris brunâtre, à base jaunâtre, g Ç.

BB. Palpes filiformes. ( G.e Echinomyia. Roi). D. )

8. Echinomyie sauvage -, E.fera , Dumer, Lat. gen. 4- 343, Rob. I). N.o g.

Testacée. Face jaune. Troisième article des antennes noir. Thorax noir, à côtés et écusson fauves. Abdomen à bande dorsale noire. Cuisses noirâtres. Cuillerons jaunâtres.

Tachina fer. Fab. S. A. N.o i , Fall. N.o 2 , Meig. N.° 3.

Musca fer. Linn. Faun. s. i836.

Long. 5,6 1.

D’un testacé pâle. Face et côtés du front dorés; bande frontale fauve. Troisième article des antennes noir. Thorax noirâtre, à lignes jaunâtres ; côtés fauves J; écusson ferrugineux. Abdomen à ligne dorsale noire. Cuisses noirâtres Cuillerons jaunâtres. Ailes grisâtres, à base et bord extérieur jaunâtres. £ .

Commune sur les fleurs des ombellifères. g. Ecihivomyie rubricorne*, E . rubricornis , Rob. D. N.o 7.

Ferrugineuse. Face jaune» Troisième article des antennes noir Thorax noir; écusson fauve. Abdomen à reflets blancs et bande dorsale de taches noires. Cuisses noirs. Cuillerons blancs.

Long. 6 1.

Semblable à VE. fera. Ferrugineux. Face jaune. Côtés du front noirâtres. Thorax à lignes grises. Abdomen à reflets blanchâtres au bord des segmens; une tache noire sur chacun ; anus noir. Cuisses noires ; Jambes et tarses d’un brun fauve. Cuillcrons blancs.

10. Eciiiisomyie intermédiaire ; E. intermedia , Rob. D. N.o 10.

Tcstaeée. Face jaune. Troisième article des antennes noir. Thorax noir; écusson fauve. Abdomen à bande dorsale noire, prolongée sous le ventre. Cuillerons blancs.

Long. 5,61.

Semblable à VE. fera. D’un testacé fauve. Bande dorsale prolongée sous le ventre. Cuillerons blancs.

Environs de Lille.

11. Echinomyie printanière; E. vernalis , llob. D. N.o 12. Testacée. Face blanche. Troisième article des antennes noir.

Thorax noir; écusson ferrugineux. Abdomen à bande dorsale noire. Cuisses noires. Cuillerons blancs.

Long. 4 L

Semblable à VE. fera. Face blanche, argentée. Front brun , à bande rougeâtre. Thorax à lignes cendrées; côtés quelquefois testacés. Cuillerons blancs.

Environs de Paris.

12. Echinomyie marquetée ; E. lessellata , Rob. D. N.o u , Testacée. Face jaunâtre. Bande frontale rouge. Troisième arti'

cle des antennes noir. Thorax noir ; écusson fauve. Abdomen à reflets blancs et bande dorsale noire. Cuisses noires. Cuillerons blancs.

Tachina tess. Fab. S. A. N.o 5 , Meig. N.o 5.

Long. 5, 7 1.

Semblable à VE, fera. Face jaunâtre. Front noir; bande rouge. Thorax uoir , à lignes cendrées. Abdomen à reflets blanchâtres au bord des segmens. Bande dorsale continue , formée de taches triangulaires £ . Pieds noirs; jambes d’un testacé obscur, Cuillerons blancs. Ailes un peu jaunâtres </ £ .

Environs de Lille. Je crois que I’jE. nigricornis , de M. Robineau en est une variété $ .

13. Echixomyie géante; E . grossa , Dumer. , Lat. gen. 4* 343 , Rob. D. N.o 1.

Noire. Tête jaune.

Tachina gr. Fab. S. A. N.o 7, Fall. N.o 1, Meig. N.o Musca gr. Linn. Faun. S. i83j.

Long. 9 1.

Noire. Tête d'un jaune soyeux. Palpes ferrugineux. Bande frontale brune. Premiers articles des antennes rouges. Cuillerons noirâtres. Base et bord extérieur des ailes jaunes.

Dans les forêts. Assez rare.

Tribu. OESTRIDES, OEstrides, Lat. , OEstr acides , Meig. Hœmatomyzoe , Falb.

Caractère essentiel. Trompe nulle ou rudimentaire 5 antennes insérées dans une cavité de la face 5 style ordinairement dorsal.

Corps ordinairement épais , velu. Trompe tantôt nulle ou cachée dans la cavité buccale fermée, tantôt rudimentaire et alors la bouche légèrement fendue. Palpes tantôt distincts, tantôt nuis. Front large, y 2 • Antennes courtes, insérées dans une cavité de la face 5 troisième article ordinairement globuleux \ style ordinairement dorsal , épais à sa base. Cuillerons ordinairement grands. Ailes ordinairement écartées 5 première cellule postérieure tantôt fermée , tantôt très-ouverte.

La tribu des OEstrides , l’une des plus remarquables entre les Diptères par son organisation et ses mœurs, n’a pas de place bien déterminée dans l’ordre naturel. Si le faeiès indique le voisinage des Syrphies 5 si la réticulatiou des ailes et la grandeur des Cuillerons la rapprochent des Muscides supérieurs, le peu de développement des Antennes , et surtout de la trompe , entièrement nulle dans plusieurs genres , la rejette dans les derniers rangs des Athéricères. En suivant l’exemple des principaux entomologistes qui la placent entre les Syrphies et les Muscides, nous nous déterminons principalement par la considération des anomalies assez fréquentes de la trompe des Diptères, qui s’opposent à ce que cet organe, tout important qu’il est, soit toujours regardé comme caractère essentiel. La nullité de la trompe et même de la cavité buccale n’est dans les OEstrides qu’une modification partielle qui n’altère pas leur véritable nature (1), quel que soit l’étrange phénomène que nous offre un animal privé d’un organe aussi essentiel à la vie -, mais il est assez connu que dans l’état adulte des insectes , la nutrition n’est plus qu’une

( 1 ) La tribu des Anthraciens nous offre la même modification dans le genre Coiax , de Wiedcmann.

fonction secondaire qui se réduit à peu de chose et même à rien dans plusieurs races de Lépidoptères et de Névroptères. Au surplus, il n’y a qu’une partie des OEstrides qui soient entièrement dépourvues de trompe et de bouche 5 plusieurs ont une petite ouverture buccale sans trompe ; d’autres enfin ont l’une et l’autre, mais dans l’état rudimentaire. Cette gradation organique se manifeste de même respectivement dans le système alaire. De grands Cuillerons, des ailes écartées, la première cellule postérieure fermée ou entr’ouverte, rapprochent la plupart des OEstrides des tribus supérieures des Muscides. Tous ces indices d’un vol puissant disparaissent dans les autres. Un autre organe est encore modifié d’une manière remarquable : l’oviducte des femelles est simple dans les uns ; dans les autres , il est accompagné de pièces écailleuses très-fortes et compliquées.

Conformément à l’ensemble de leur organisation , les OEstrides vivent peu de temps dans l’état adulte. L’accouplement et la ponte des femelles sont tout ce qui les occupe ; mais l’instinct diversement modifié qui leur a été départi sous ce dernier rapport nous offre tant d’intérêt qu’il a été observé dès la plus haute antiquité. Ces Diptères déposent leurs œufs sur les grands Mammifères , de sorte que les larves parviennent plus ou moins dans l’intérieur du corps, et se développent en vivant de leur substance. Leur nom exprime l’espèce de fureur à laquelle se livre l’animal harcelé par l’insecte ailé , et qui ne peut se soustraire à ses poursuites. Nos chevaux et nos troupeaux se débattent contre les taons qui s’abreuvent de leur sang , mais l’instinct leur apprend que les Œstres leur sont bien plus redoutables , en les forçant de nourrir leurs ennemis pendant une année entière dans leurs flancs , et leur fureur est proportionnée à l’outrage qu’ils en reçoivent , quoique le plus souvent ils ne ressentent pas la moindre douleur de l'acte qui les irrite.

Chaque OEstride choisit pour ses œufs un berceau approprié

aux besoins des larves qui doivent en provenir. Elle montre dans ce choix un discernement et quelquefois une suite de raisonnemens qui excite une profonde admiration, non pour l’insecte à qui il est impossible de les attribuer, mais pour l’intelligence suprême qui les lui suggère. Comment pourrait-on admettre que l’OEstre du cheval sait tout ce qu’il fait , lorsqu’après s’être balancé quelque temps en l’air dans une position verticale , audessus de sa victime , il dépose un œuf sur les épaules ou sur la partie interne des jambes? assurément sa propre intelligence ne lui apprend pas que cet œuf doit être placé là , afin que le cheval, en se léchant , enlève la jeune larve , la porte à la bouche et delà dans l’estomac où elle doit passer sa vie. Une autre espèce , se borne à placer ses œufs sur les lèvres de l’animal. Les Céphalémyies déposent les leurs dans les narines des moutons , d’où les larves parviennent dans les sinus frontaux. Une larve du même genre se développe dans les bourses charnues du Pharynx du Cerf. Les Hypodermes , obéissant à un instinct plus simple , effectuent leur ponte sur le dos des bœufs et de divers autres animaux , en perçant la peau , et en déposant un œuf dans la plaie qui devient une tumeur où la larve se développe.

Outre cet instinct si remarquable, on a observé que les OEstrides choisissent toujours des sujets jeunes et bien portans pour leur confier leur progéniture , et quoique les larves soient quelquefois en grand nombre dans le même individu + elles ne paraissent pas en altérer la santé. Les quadrupèdes herbivores sont jusqu’ici les seuls connus qui en nourrissent.

Ces larves parasites que leurs genres d’habitations ont fait distinguer sous les dénominations de Cuticoles, de Cavicoles et de Gastricoles , ont toutes le corps conique , déprimé. Les segmens en sont munis de pointes $ l’ouverture buccale présente de chaque côté une petite pièce cornée ; l’extrémité du corps est munie de stigmates. Outre ces caractères généraux, tous les genres en ont de particuliers que nous décrirons à leurs articles respectifs

La transformation de ces larves s’opère d’une manière uniforme. Leur peau durcit, et devient la coque de la nymphe $ ce nouvel état dure environ deux mois. Il paraît qu’il y a deux générations par année chez les Céphalémyies du mouton.

Plusieurs observations portent à croire que l’homme nourrit aussi quelquefois des larves d’OEstrides.

Les anciens connaissaient les OEslrides. Les larves des Céphalémyies étaient considérées comme un remède contre l’épilepsie, enseigné par Apollon lui même. C’est Yalisnieri qui le premier a suivi le développement de ces Diptères. A ces observations, Réaumur et Degeer en ont joint de nouvelles. Enfin M. Clarck, célèbre médecin vétérinaire anglais, a publié en i8i5 une excellente monographie de ces insectes dans laquelle il a ajouté beaucoup aux connaissances acquises à cette époque.

Le nom d’OEstre a été donné par les anciens à des Diptères qui poursuivent les grands animaux, et les mettent en fureur. On ne sait s’ils entendaient par ce nom nos Taons ou nos OEstres. Linnée Ta appliqué à ces derniers.

TABLEAU DES GENRES

, Ailes couchées.

ICuillerons

médiocres . OESTRE.

( Larves gastricoles.)

Ailes ecartees.

Guiderons

grands . . . . CÉPHALÉMYIE.

(Larves cavicoles. )

Une cavité buccale.

( Larves cutico-

les) . . . , . . HYPODERME.

G.e OESTRE, OEstrus.

Œstrus , Linn., Fab. , Geoff. , Lat., ClarcL Gastrus , Meig.

Caractère. Trompe et ouverture buccale nulles. Deux petits tubercules (Palpes). Abdomen 2 à oviducte long , cylindrique, épais. Cuillerons médiocres. Ailes couchées:, première cellule postérieure entièrement ouverte. Disco’idale ne dépassant pas la basilaire extérieure. PI. 6. F. i.

L’OEstre du cheval, qui est le type de ce genre auquel le nom primitif a été conservé, nous offre l’organisation de cette tribu dans le moindre degré de développement. L’absence d’ouverture buccale et de trompe 5 l’état rudimentaire des palpes , le peu de grandeur des Cuillerons et la forme de la première cellule postérieure des ailes, indiquent tous une infériorité très-prononcée. Sous le rapport des ailes et des cuillerons , ce genre est exactement aux autres OEstrides ce que les Anthomyies sont aux Créophiles.

Ces singuliei's Diptères déposent leurs œufs sur les jambes et les épaules des chevaux , qui, en se léchant, transportent les larves dans leur estomac où elles se développent. Ces larves ont aux côtés de la bouche deux crochets recourbés et de substance écailleuse. Les segmens du corps sont bordés de pointes aiguës , dirigées en arrière. Les stigmates postérieures sont renfermés dans une espèce de bourse formée par les derniers segmens et qui peut s’ouvrir et se fermer. Ils sont composés d’un grand nombre de petits trous percés dans six bandes écailleuses. Ces larves gastricoles se suspendent quelquefois en grappe aux parois de l’estomac au moyen des deux crochets de la tête. Elles sont surtout communes autour du pylore. Leur nourriture paraît consister dans le fluide que secrète la membrane interne. Leur respiration, difficile sans doute dans un semblable séjour, paraît facilitée par la multiplicité des stigmates, et parleur position dans une cavité qui empêche que les ouvertures n’en soient obstruées. Les larves , parvenus au terme de leur accroissement,

quittent l’estomac, descendent dans les intestins, et sortent du corps pour se retirer dans la terre où s’achève leur développe'ment.

1. OEstre du cheval-, Œ. equi , Fab. S. A., GeofF., Lat., Clarck. Ferrugineux. Ailes à bande et deux taches apicales obscures.

Œ. bovis , Linn. Faun. S. 1780, Fab. sp. ins. N.o 2, Fall. N.o 8 Œ. vituli. Fab. syst. ent. N.® 4? Schellenb. tab. 21.

Œ. hœmorrhoidalis. Gmel. syst. nat. N.o 4- Œ. intestinalis . Deg. N.o i, tab. i5, fig. i3 — 19, Schr. Faum boic. 2286.

Gastrus equi. Meig. N.o 1, tab. 38, f. 21 , 22.

Long. 5 1.

Face fauve, à duvet blanchâtre, soyeux; un sillon longitudinal. Front fauve; partie postérieure à poils noirs. Antennes ferrugineuses. Thorax à poils ferrugineux ; une bande transverse de poils noirs. Abdomen brun , à poils ferrugineux ; une tache dorsale triangulaire, noirâtre à chaque segment; des points noirs rf*. Pieds ferrugineux. Ailes blanchâtres; une bande transverse brunâtre, ainsi que deux taches apicales. (/Ç.

Assez commune.

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