‹ Insectes diptères du nord de la FranceChapitre 646 sur 666 · Œstre nasal ; CE. nasalis , Linn. Faun. S · texte numérisé non relu

Œstre nasal ; CE. nasalis , Linn. Faun. S

Thorax à poils fauves. Abdomen noir, à base blanchâtre et extrémité jaune.

CE. veterinus . Fab. S. A. N.o 8, Fall. N.o 6, Clarck, tab. 1 , f. 26, 27.

Gastrus nas . Meig. N.o 5.

Long. 5 1.

Tête à poils fauves. Antennes fauves. Thorax à poils fauves et reflets d’un jaune cuivreux. Les deux premiers segmens de l’abdomen à poils blanchâtres; Troisième noir; quatrième et cinquième à poils jaunes. Pieds bruns. Ailes hyalines. £ ^ .

La larve vit dans l’œsophage du cheval, de l’âne, du mulet, du cerf et de la chèvre.

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G.e CEPHÂLÉMYIE ; Cephalemyia.

Cephalemyia , Clarck , Lat. fam. nat. — OEstrus f Linn., Fab., Geoff., Lat., Fall.

Caractère. Corps peu velu. Tête grosse et arrondie antérieurement. Trompe et eavité buccale nulles. Deux petits tubercules (palpes?). Première cellule postérieure des ailes fermée.

PI. 6, fig. 2.

Le genre Céphalémyie a été formé par M. Clarct pour POEstre du mouton qui, semblable au genre précédent par la nullité de la trompe et de la cavité buccale , en diffère par le corps moins velu, par la tête plus épaisse, parles ailes écartées, à nervure postérieure fermée et par de grands cuillerons.

Les Cépbalémyies déposent leurs œufs dans les narines des moutons , d’où les larves pénètrent dans les sinus maxillaires et frontaux. Elles s’y nourrissent de la lymphe , et occasionnent la douleur qui provoque si souvent le vertige à ces faibles animaux. Ces larves ont, comme celles des Œstres , deux crochets à la tête et deux stigmates postérieurs recouverts par les replis des derniers segmens. Elles en diffèrent par le corps dénué de pointes. Lorsqu’elles sont prêtes à se transformer , elles sortent par les narines, et cherchent un abri à la surface de la terre. Il paraît qu’il y a deux générations par an.

i. Céphàlemyie du mouton; C. om, Clarch.

Abdomen blanc , à taches noires.

Œstrus ov. Linn. Faun. S. 1784, Fab. S. A. N.o 10, Geoff. N.o 1, Lat. gen. 4* 343, Meig. N.o 1, tab. 38, fig. 16, Fall. N.o i. Long. 5 1.

Face rougeâtre. Front brun, à bande pourprée. Antennes noires. Thorax grisâtre, à petits tubercules noirs très-no m breux , portant chacun un poil ; écusson d’un fauve brunâtre , à tubercules semblables. Abdomen d'un blanc soyeux, à reflets

noirs formant des taches irrégulières. Pieds fauves. Ailes hyalines. ç? $ .

Assez commune près des bergeries.

G.e HYPODERME , Hypoderma.

Hypoderma , Clarc1i,Lat„ fam.nat. — OEstrus, Linn., Fab., Geoff., Lat., Meig., F ail.

Caractère. Trompe nullement distincte; une petite ouverture buccale en forme d’Y. Point de palpes distincts. Troisième article des antennes fort court, transversal. Thorax à trois sillons. Première cellule postérieure des ailes cntr’ouverte ; nervure transversale de la disco'idale fort oblique. Pl. 6,Jig, 3.

Une petite ouverture buccale, mais sans aucune apparence de trompe, distingue ce genre des autres QEstrides, et montre une sorte de gradation dans l’organisation singulière de cette tribu. Ï1 est présumable que les Hypodermes prennent quelque nourriture , mais bien modique, si l’on en juge par l’exiguité de l'organe. La forme du troisième article des antennes et les nervures des ailes fournissent d’autres caractères différentiels à ce genre formé par M. Clarck pour YŒ. bovis de Linnée.

L’instinct parasite de ce Diptère le porte à déposer ses œufs sur le dos des bœufs, en perçant le cuir de sa tarière écailleuse. Chaque larve fait naître par sa présence une tumeur qui s’accroit graduellement, et dans laquelle elle vit de l’humeur purulente qui s’y forme; espèces de cautères , qui quoique parfois trèsnombreux ne paraissent pas nuire à l’animal. Ces larves ont la bouche munie de plusieurs mamelons mousses. Les pointes qui garnissent la partie antérieure de chaque segment du corps sont dirigées en arrière ; celles de la partie postérieure le sont en avant. Deux stigmates principaux , situés à la surface des deux pièces cornées . en forme de croissans, s’ouvrent à l’extrémité du corps. Pour respirer,, la larve tient ces stigmates appliqués à l’ouverture de la tumeur. Lorsque le moment de se transformer

est arrivé, elle sort à reculons de sa retraite , tombe à terre et y cherche un abri pour y passer à l’état de nymphe.

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