‹ Insectes diptères du nord de la FranceChapitre 655 sur 666 · Zodion noté; Zodion notatum , Meig., Rob. D · texte numérisé non relu

Zodion noté; Zodion notatum , Meig., Rob. D

Cendré. Antennes entièrement noires.

Long. 2, 3 1.

Semblable au Z. Cin. Antennes noires. Deuxième et troisième segmens de l’abdomen à deux pointes noirs. Pieds noirâtres. Première cellule postérieure des ailes fermée.

Assez rare.

Tribu. CONOPSAïRES, Conopsariæ, Lat., Meig., Fall.

Caractère essentiel. Trompe longue , menue. Style des antennes terminal. Point d’ocelles.

G.e CONOPS, Conops.

Conops , Linn., Fab., Lat., Meig., Fall. — Asilus . GeofF.

Corps étroit. Tête grande. Trompe longue, menue, coudée à sa base, dirigée en avant ; lèvres terminales petites. Palpes fort petits. Face sillonnée. Front large. vertex vésiculeux. Antennes un peu plus longues que la tête ; premier article assez court, cylindrique, dirigé obliquement en liant ; deuxième horizontal, allongé, menu à sa base, formant avec le troisième une massue comprimée et terminée en pointe ; style de trois articles $ premier fort court et peu distinct; deuxième également court, dilaté en appendice pointu en dessous; troisième peu allongé , terminé en pointe mousse. Point d’ocelles. Abdomen allongé, recourbé en dessous, à base ordinairement étroite; quatrième segment çp dilaté en dessous. Jambes renflées postérieurement, comprimées avant l’extrémité. Cuillerons très-petits. Ailes coucbées ; première cellule postérieure fermée et pédiculée ; anale allongée. Pl. 6Jig- 6.

Les Conops proprement dits dont nous formons cette tribu sont au nombre de ces êtres intermédiaires dont le type se compose de traits empruntés de diverses familles, et qui signalent la transition de l’une à l’autre. Ces Diptères ont à la fois le style des antennes terminal des tribus supérieures et la trompe bisétale des inférieures ; leur faciès les rapproche sensiblement des Céries, genre de Syrphies; le mode d’existence de leurs larves est analogue à celui des Tachinaires. Il résulte de cet ensemble organique que la place naturelle des Conops est entre les deux grandes divisions des Diptères Brachocères. Enfin la considération des nervures des ailes , semblables à celles des dernières tribus des Muscides, montre que c’est particulièrement à la suite de ces dernières que nous devons les ranger.

Linnée , en instituant le genre Conops , considéra la longueur de la trompe comme caractère principal, et il y réunit les

Myopes et les Zodions. Lorsque M. Latreille constitua ces genres en une famille , il leur adjoignit , d’après le même principe les Stomoxes et les Siphones. Cependant , ainsi que nous l’avons dit à l’article Myopaires, il nous semble que ces diverses réunions ne sont pas admissibles dans la méthode naturelle. La trompe des Diptères est susceptible de se modifier , sans occasionner d’altération dans les autres caractères sur l’ensemble desquels les tribus sont fondées. Dans les Athéricères, cette vérité est évidente. Les Gonopsaires , tels qu’ils ont été considérés jusqu’ici sont réellemet de plusieurs tribus très-différentes : les Conops proprement dits n’appartiennent assurément pas à la même que les Myopes; les Siphones sont des Tacliinaires, les Stomoxes , des Muscines , les Prosénes , des Dexiaires. S’il fallait continuer à considérer cette modification de la trompe comme caractère essentiel , l’on ne pourrait se dispenser de réunir encore aux Conopsaires plusieurs Anthomyies qui piquent nos bestiaux , et jusqu’aux Myopites, voisins des Téphrites.

Les Conopsaires, tels que nous les réduisons, se reconnaissent d’abord à la forme du corps ; la tête est grande; la base de l’abdomen est rétrécie ; de plus , le vertex est remarquable par l’absence des ocelles et surtout par la transparence de sa surface. Enfin les mâles ont , sous le quatrième segment du ventre un appendice en forme d’écaille concave , qui paraît recouvrir l'organe de la copulation lorsque l’abdomen se replie en dessous , et qui est logé dans une cavité du troisième segment.

Malgré la forme menaçante de la trompe, ces Diptères sont de mœurs fort innocentes dans l’état adulte. Nous ne les voyons que sur les fleurs. Quant aux larves, elles vivent en parasites dans le corps des Bourdons. La première observation faite à ce sujet est due à Baumhauer qui découvrit que ces larves se trouvaient dans les nids de ces Hyménoptères. Ensuite M. Latreille vit le Conops rufipède sortir adulte du corps d’un Bourdon , par les incisions des segmens de l’abdomen. Plus tard M. Garcel

dont les sciences naturelles déplorent la perte récente , trouva plusieurs Gonops dans un poudrier où il avait renfermé l’année précédente quelques uns de ces Mellifères. Enfin , il est très-probable que la larve apode , trouvée dans le Bourdon des pierres par M. Audouin, et qui a été le sujet d’observations anatomiques fort intéressantes , appartenait également à quelque Gonops.

Linnée a emprunté le nom de Gonops des anciens , qui ne paraissent pas d’accord sur son acception. Aristote l’emploie quelquefois pour la mouche du vinaigre, et d’autres fois pour un insecte qui suce le sang des animaux. Hérodote s’en sert dans ce dernier sens, et paraît entendre le cousin.

Les Gonops sont assez rares dans le nord de la France.

Â. Front noir , ou à bande noire, i. Conops Macrocéphale , C. Macro cephala , Linn., Fab. S. À.,

Coqueb., Meig., Fall.

Noir. Incisions de l’abdomen jaunes. Antennes et pieds fauves. Ailes à bande testacée au bord antérieur.

Long. 7 1.

Tête jaune. Face à bande longitudinale noire, élargie inférieurement; bande frontale prolongée de chaque côté sur la face et élargie postérieusement. Vertex noir. Antennes d’un fauve brunâtre, quelquefois noirâtres. Thorax noir; une petite tache de duvet blanchâtre soyeux en dedans des épaules. Abdomen noir; bord postérieur des segmens jaune; premier segment plus large que le deuxième. Pieds fauves ; hanches et base des cuisses noirâtres. Ailes à moitié extérieure brune, çj* Ç .

Peu commun.

a. Gonops vésiculaire, C. Vesicularis, Linn., Fab. S. A., Meig.,

Fall.

Thorax brun. Abdomen ferrugineux, à base noire; deuxième segment à bande jaune. Antennes et pieds fauves. Ailes à bord antérieur brun.

Asilus N .o i3. Geoff. 2. 472.

Long. 6. 7 1.

Face fauve , bordée de jaune à i’épistome et au bord des yeux. Front antérieurement fauve , à bande noire, élargie inférieurement, vertex brun. Antennes fauves. Thorax brun; épaules et écusson testacés. Abdomen çj* cylindrique*, premier et deuxième segmens noirs, légèrement bordés de fauve ; troisième à bande fauve qui devient jaune sur les côtés; quatrième fauve, à base noire; les deux derniers fauves; abdomen Ç rétréci à la base , d’un ferrugineux soyeux ; premier segment brun , à ligne fauve; deuxième brun, à bande postérieure jaune; troisième à bord antérieur noirâtre. Pieds fauves. Ailes à bord extérieur d’un brun rougeâtre , pâle , vers l’extrémité.

Environs de Paris.

3, Conops flavipède , C. Jlavipes , Linn., Fab. S. À., Lat. Gen. ,

Meig., Falh

Noir. Abdomen à deux ou trois bandes jaunes , cendré à l’extrémité. Pieds jaunes ; cuisses à extrémité noire.

Long. 5 î.

Noir. Tête fauve. Front avancé en saillie conique; une bande noire ; vertex d’un fauve brunâtre. Epaules jaunes , ainsi qu’une tache de chaque côté du métathorax ; écusson bordé de jaune. Abdomen peu rétréci à la base ; deuxième et troisième segmens deuxième , troisième et quatrième 2 à bande jaune étroite ; premier à point jaune de chaque côté; les deux derniers cendrés. Pieds jaunes ; moitié postérieure des cuisses noire. Ailes à bord extérieur brunâtre.

Assez communs.

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