Scénopine rugueuse ; S. rugosus , Fab. S. A., Meig
Noire. Pieds noirs, à tarses fauves. Front à sillon 2 . Balanciers obscurs.
Long. 2 1 1.
D’un noir luisant. Front à sillon longitudinal 2* Pieds d’un noir de poix ; tarses jaunâtres. Balanciers et ailes noirâtres J.
Je Fai trouvée à Lille.
AA. Front assez large </ 2 * Jambes postérieures dilatées </*» 5. Scénopine noire; S . niger , Meig.
Noire. Pieds noirs , à tarses fauves. Jambes dilatées. Balanciers obscurs, à tête blanche en dessous.
S. ater. Fall. N.o 2.
TSetnotelus nig. Deg. 6, 76, 10.
Long. 1 f 1.
Noire. Yeux à ligne transverse bleuâtre. Abdomen à quatre
lignes blanches. Jambes postérieures élargies en spatule; tarses fauves. Balanciers noirs , à tête blanchâtre en dessous. Ailes noirâtres.
A Lestrem. Panzer a trouvé le mâle et la femelle accouplés sur la mentha sylvestris.
Tribu. CEPHALOPSIDES ; Cephalopsidæ , Lat. regn. an. — Megacephala , Meig. — Syrphici, Fall.
Caractère essentiel. Antennes à style dorsal. Face très-étroite. Front linéaire Abdomen de six segmens. Ailes à première cellule postérieure ordinairement rétrécie à l’extrémité ; anale allongée.
Corps étroit. Tête très-épaisse. Trompe non-saillante, épaisse, courte , cylindrique ; lèvre supérieure très-courte, triangulaire , assez épaisse; langue extrêmement petite; palpes allongés en massue, terminés par deux petites soies. Face très-étroite. Front linéaire £ , assez étroit Ç . Antennes courtes ; premier article peu distinct ; deuxième ordinairement cyathiforme ; troisième incliné, allongé; style dorsal, de deux articles. Yeux trèsgrands. Trois ocelles sur le vertex. Abdomen cylindrique, de six segmens distincts. Oviducte saillant, corné, pointu, à base épaisse Ç . Cuillerons très-petits. Balanciers découverts. Ailes grandes , couchées ; première cellule postérieure rétrécie à l’extrémité ; quelquefois une quatrième postérieure incomplète; discoïdale quelquefois nulle ; anale ordinairement allongée.
Le genre Pipuncule , type de cette petite tribu, offre une organisation mixte qui n’a de rapports bien marqués avec celle d’aucune autre. Placé primitivement par M. Latreille parmi les Muscides, ensuite parmi les Syrphies, M. Meigen l’isola enfin dans une tribu particulière, sous le nom de Mégacéphales, déjà employé, et la rangea près des Dolichopodes. Nous adoptons celui deCéphalopsides que M. Latreille lui a donné dans le règne animal , et qui exprime leur caractère le plus saillant par le
faciès, et particulièrement par la grosseur de là tète et des yeux, elle se rapproche des genres inférieurs des Syrphies ; mais la trompe bisétale ne permet pas de l’y placer. Elle a quelcpies rapports d’organisation avec les Gre'ophites ; mais la forme du corps, le nombre des segmens de l’abdomen, la grandeur de la cellule anale des ailes et quelquefois une quatrième postérieure , qui se manifeste pour la première fois parmi les Diptères, paraissent indiquer que cette tribu est supérieure aux Muscides, et à peu près du même ordre que les Scénopiniens.
Ces petits Alhéricères se trouvent sur les buissons et les herbes des prairies ; ils ne recherchent pas les fleurs. La plupart des espèces paraissent dans les mois d’août et de septembre, quelques autres en mai et juin. Leur premier état n’est pas encore connu.
Une modification importante dans les nervures des ailes et dans la conformation des antennes nous ont déterminés à former le genre Atélénèvre , de plusieurs espèces que M Meigen avait comprises parmi les Pipuncules.
Genres.
Une cellule discoïdaîe aux ailes . . PIPUNCULE.
Point de cellule discoïdaîe . ATÉLÉNÈVRE.
G.e PIPUNCULE ; Pipunculus.
Pipunculus , Lat., Meig. — - Cephalops , Fall.
Caractère. Deuxième article des antennes court, cyathiforme. Troisième pointu, tantôt oblong, tantôt ovale. Une cellule dis— coïdale aux ailes; ordinairement trois postérieures, quelquefois quatre. PL 6 , Jzg. 9, 10.
Parmi les modifications que présentent les organes et particulièrement les antennes et les nervures alaires des Pipuncules, les plus importantes nous ont déterminés à en détauiier le genre Atélénèvre; d’autres , d’un ordre inférieur, les divisent en sec-
tiens. Les unes ont le troisième article des antennes oblong, échancré près de l’extrémité , dans d’autres il est ovale , sans échancrure. Les ailes offrent tantôt trois cellules postérieures, et quelquefois il s’en présente une quatrième incomplète , formée par une nervure qui se détache de l’externo-médiaire. Enfin les cuisses postérieures se renflent quelquefois dans les mâles, s’arment d’épines, sans doute pour saisir les femelles, et alors les jambes sont arquées et servent de crochets. Indépendamment de ces différences organiques , il y en a dans les couleurs ; mais elles sont peu prononcées et plusieurs espèces sont peu distinctes.
A. Trois cellules postérieures aux ailes. Pl. 6,Jig. 9.
B. Troisième article des antennes oblong, échancré près de Pextréinitë.
1 PiPimcui.E champêtre*, P. camp es Iris , Lat. gen., Meig.
Noir. Abdomen à taches latérales cendrées. Pieds noirs $ jambes antérieures jaunes.
Long. 1 £ , 2 ~ I.
B’un noir luisant. Face et front à reflets argentés. Côtés du thorax cendrés. Abdomen luisant ; premier segment postérieurement cendré 5 les autres à taches latérales cendrées. Pieds noirs; moitié antérieure des jambes jaune. Balanciers d’un blanc jaunâtre. Stigmate des ailes brun, Ç.
Commun.