Psychode nerveuse; P. nervosa> Meig
D'un gris clair. Balanciers blancs,
Schr. faun, boic.9 3, spec., 235o.
D’un gris clair. Antennes annelées de noir. Balanciers blancs. Ailes sans taches.
Je l’ai observée rarement.
TXPULAIRES galucoles; Tipularlœ gallicolœ.
Corps petit. Tête petite. Trompe peu saillante; palpes de quatre articles. Antennes filiformes, velues , de douze à vingtquatre articles; premier cylindrique. Yeux échancrés du côté interne; ordinairement point d’yeux lisses.
Thorax ovale. Abdomen cylindrique dans les mâles, pointu dans les femelles. Pieds grêles et allongés; jambes dénuées de pointes à l’extrémité. Ailes velues, obtuses; ordinairement deux ou trois nervures longitudinales. (PI. 4? fig* 2 — 3).
les Tipulaires gallicoles sont généralement de très-petits insectes dont la conformation a quelques rapports avec celle des terricoles et des aquatiques, mais qui diffèrent des unes par la forme des yeux, des autres par celle des antennes, de toutes par les nervures des ailes, et surtout par leur mode d’existence dans le jeune âge. Passant leur vie sur les végétaux v elles déposent leurs œufs sur les jeunes bourgeons du gene- Trier, du pin , du saule et de quelques autres. Ces œufs , ou les larves qui en proviennent, déterminent autour d’eux la forma*» tion de productions galliformes , au centre desquelles ces larves trouvent des sucs nourriciers, prennent de l’accroissement
et subissent leurs transformations. Ces petites Tipulaires sont donc, dans l’ordre des Diptères, ce que sont les Cynipsères parmi les Hyménoptères. L’analogie ne se borne même pas là, et nous la retrouvons dans l’exiguité de ces petits êtres, et dans la simplicité du système réticulaire de leurs ailes.
Parmi les trois genres dont M. Meigen a composé cette section, nous n’avons observé que les Cécydomyies; mais lious croyons devoir proposer la formation d’un nouveau genre pour un insecte que ses caractères éloignent des autres Tipulaires gallieoles.
CÉCIDOMYIE; Cecidomyia (i).
Cecidomyia, Lat., 111., Meig. — Tlpala , Linn., Gmel., Fab.,
Deg. — OUgotrophuS; Lat. — C hironomus , Fab.
Antennes velues, courbées en avant, de la longueur du corps, de vingt-quatre articles globuleux, pédicellés, dans les m files; de douze, ovales, presque sessiles, dans les femelles.
Pieds velus; premier article des tarses fort court, les autres longs. Balanciers à long pédicule. Ailes couchées, frangées, à trois nervures longitudinales, sans compter la sous-marginale qui est fort courte; l’externo-médiaire formant avec elle une cellule discoïdale fort étroite. (PI. 4, fig. 2).
Les antennes à articles pédicellés et les trois nervures des ailes sont les caractères les plus distincts des Cécidomyies; cependant ces nervures ont si peu d’analogie avec celles des autres Tipulaires, que l’on ne peut leur donner qu’avec beaucoup d’incertitude les noms qui leur conviennent.
Degeer a fait connaître le développement des Cécidomyies du genevrier, du pin, du lotier; celui du saule n’est pas moins remarquable. Cette espèce, plus grande que les autres, paraît
(0 Cecidomyie signifie mouche de Galle,
à l’état adulte vers la mi-Mai. La femelle fait sa ponte dans le mois de Juin. Chaque œuf, placé dans un bourgeon de saule ( salixalba), occasionne une grande singularité dans l’évolution de ce bourgeon, lors de l’action de la seconde sève dite de la St. Jean. Au lieu de s’étendre en branche, ce bourgeon ne prend aucun accroissement en longueur ; mais sa base s’élargit , et les feuilles qui devaient revêtir la longueur de la tige, se développent en groupe autour de cette base, en prenant une forme arrondie, privées de nervure principale, et d’une grandeur croissante du centre à la circonférence de la galle. Les plus intérieures, fort petites et linéaires, forment par leur réunion un tube conique, dans lequel la larve est logée. Ces singulières productions, que l’on n’aperçoit pas dans les commencemens de leur formation, sont très-apparentes au mois de Septembre. Elles le deviennent bien plus encore pendant l’hiver, puisqu’elles sont la seule partie du feuillage qui soit persistante. Cependant, parmi celles en assez grand nombre que l’on observe tous les ans sur les saules, quelques-unes se dessèchent, et dans celles-là les larves sont mortes, soit que cette mort soit l’effet ou la cause de ce dessèchement.
Les larves sont ovales, d’un rouge jaunâtre; leur bouche, et même leur tête, sont peu distinctes. Elles n’offrent aucune apparence de fausses pattes, telles qu’on en voit dans la Cécidomyie du pin. Ce n’est qu’après l’hiver qu’elles se changent en nymphes. Sous cette nouvelle forme, elles sont d’un beau rouge, et montrent à découvert les organes de I insecte parfait, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas renfermées dans une coque comme celles des autres espèces, suivant M. Latreille, et particulièrement comme celles que j’ai observées sur l’armoise aurone, La dernière transformation a lieu,
comme je l’ai dit, vers le 1 5 Mai.
La Cécidomyie de l’armoise dont je viens de parler, vit dans l’état de larve sur les jeunes feuilles, sans y produire aucun©
altération, et sans s’y renfermer dans une cellule; mais elle se forme une coque fort allongée pour se développer en nymphe , soit de sa peau de larve, soit en la filant, ce que je n’ai pu distinguer.