Interdum etiam sine traditione nuda voiuntas do
turel et de plus équitable que de confirmer sa volonté.
Le propriétaire peut donc livrer , et par la tradition qu'il en fait, aliéner toutes les choses corporelles indistinctement, et par conséquent aussi les fonds slipendiaires et tributaires. On appelle ainsi les fonds situés dans les provinces ; mais une de nos constitutions a supprimé toute différence entre ces biens et ceux dltalie, et la tradition qu'on en fait , à titre de donation , de dot , ou à tout autre titre , transfère indubitablement la propriété.
41. Toutefois les choses vendues et livrées ne sont acquises à l'acheteur que lorsqu'il a payé le prix ou satisfait le vendeur de toute autre manière, par exemple, en donnant un expromissor ou un
le. La loi des Douze Tables le
décide ainsi; et cependant ou déclare avec raison, que cette règle vient du droit des gens, c'est-àdire du droit naturel. Lorsque le vendeur s'est fié à l'acheteur, il faut dire que la chose lui est immédiatement acquise.
42. Il est indifférent que la chose soit livrée parle propriétaire lui-même, ou par d'autres agissant d'après sa volonté.
43. Ainsi, lors^qu'on a confié la libre administration de toutes ses affaires à une personne, celle-ci, en vendant et livrant les objets compris dans son administration, transfère la propriété.
44. Quelquefois la simple volonté du propriétaire suffit, même
Ï^"STITLTES DE JUSTTNIEN.
sans tradition, pour transférer la chose: parexemple, lorscpi'un objet qui vous avait été prêté, loué ou remis en dépôt, vous est vendu ou donné; car bien qu'il ne s'ensuive aucune tradition , néanmoins par cela seul que Tobjet vous est laissé comme vôtre, la propriété vous est immédiatement acquise comme si la chose avait été livrée dans ce but.
US. Pareillement, lorsqu'on a vendu les marchandises déposées dans un ma^jasin, aussitôt (|u'on livre à Tacheteur les cleCs du ma- (T^asin, on lui transfère la propriété des marchandises.
46. Il y a plus : quoique le maître n'ait en vue qu'une personne incertaine, sa volonté transfère quelquefois la propriété : par exemple, lorsque les préteurs et les consuls jettent de la monnaie dans la foule, ils ignorent ce que chacun en recueillera, et cependant, parce (jue telle est leur volonté, chacun devient immédiatement propriétaire de ce qu'il a recueilli.
47. D'après ce principe, celui qui s'empare d'une chose abandonnée par celui à qui elle appartenait, en devient aussitôt propriétaire. Est abandonné l'objet que le propriétaire a rejeté avec intention de ne plus le compter parmi les choses qui lui appartiennent; ainsi, dès ce moment, sa propriété cesse.
48. Il en est tout autrement des objets que, dans une tempête, on jette pour allé(jer le navire :
mini sufficit ad rem transferendam : veluti si rem quam tibi aliquis commodavit aut locavit aut apud te deposuit, vendiderit tibi aut donaverit.
Quam vis enim ex ea causa tibi eam non tradiderit, eo tamen ipsoquod patiturtuara esse, staiim tibi adquiritur proprietas, période ac si eo nomine tradita fuisset.
45. Item si quis merces in horreo depositas vendiderit, simul atque claves horrei tradiderit emptori , transfert proprietatem mercium ad emptorem.
46. Hocamplius,inlerdum et in incertam personam collatavoluntas domini transfert rei proprietatem : ut ecce , prœtores et consoles qui missilia jactant in vulgus, ignorant quid eorum quisque sic excepturus , et tamen quia volunt quod quiscfue exceperit, ejus esse, statim eum dominum efficiunt.
47. Quarationeverius esse videtur , si rem pro derelicto a domino habitam occupaverit quis, statim eum dominum effici. Pro derelicto autem habetur , quod dominus, ea mente abjecerit, ut id rerum suarum esse nolet : ideoque statim dominus esse desinit.
48. Alia causa est earum rerum qua^ in tempestate maris, levandae navis causa eji-