‹ Institution de la religion chrétienneChapitre 96 sur 703 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

nous meine là, que nous su^ploons une condition tacito : comhion qu'elle ne soit point exprimée en et's nienaees. (À' (pie nous pouvons niesnie eonfeinier par e\enq)les seniljlables.Le Seijrneur rt'pit'nani le i"o\ Aliinielee. île ee qu'il" avoit ravy la teuMue ilAbraliani, use de ces palolk's, Voicy, lu mourras pour la femme que tu as prise: car elle avoit mari ((hmi. :20, ;{). Apres j qu"AI»imelec s'est excusé, il luy res|.onil ainsi. hen donc la femme a son mari, et il priera i)our ' toy alin que tu vives : autrement, .sache que tu mourras de mort, toy et tout ce que tu possèdes. Vn\(ins nous |)as liien connue en la première sentence il use tl'une plus fj;rande velicmence, pour elTraycr son cœur, afin de le mieux induire a faire son devoir : jiuis après (piil exiilique clairement son intention? Puis que les autres

passages ont une mesnie intelliuTnce. on ne jieut pas diceux inférer que Dieu ait rien dero,gué à son premier conseil, en cassant ce qu'il avoit auparavant pulilié. (^ar iilustost au contraire il fait voye il Sun conseil et ordonnance éternelle, quand il induit ;i rei)entance ceux ausquels il veut i)ardonner, en leur dénonçant les peines ([ui leur adviendroyent s'ils perseveroyent en leurs vices, tant s'en faut (|u'il varie de volonté, voire mesme de parolle. sinon (|u"il n'explique jioint syllabe à syllalie son intention, laquelle neantmoins est aisée a entendre, il faut donc ({ue ceste sentence d'isaie demeure leiiiie: Le Seij;neur des armées a décrété cela: et i|ui est-ce qui le pourra ronqire ? Sa main est eslevée : et qui est-ce qui la pourra destourner (Is. 14,27)?

Page 1