V. Canon 847. ÎV, n
l'on sort en dehors de l'église, ou oratoire, et que Ton ait à parcourir les rues et places de la ville, ou du bourg, ou même seulement à traverser un cloîtré, des cours, ou un jardin. Si l'on traverse seulement des appartements les cierges en cire suffisent.
Le Très Saint Sacrement, porté aux malades en forme publique et solennelle, doit toujours être accompagné par ffuelques personnes.
Lorsqu'on doit porter la Sainte Communion à un malade, on sonne quelques coups de cloche, pour convoquer les personnes qui doivent accompagner le Très Saint Sacrement ^. Au sujet de l'usage des cloches, quand on porte la Sainte Conmuniion aux malades, voir ci-dessous, l'article 2478, note 4.
Tous les fidèles, chaque fois, qu'avec ou sans lumière, ils accompagnent le Très Saint Sacrement, porté ostensiblement à un malade, gagnent deux cents jours d'indulgence*. Si le Très Saint Sacrement est porté en viatique à un moribond, tous les fidèles qui l'accompagnent avec une lumière et prient aux intentions du Souverain Pontife, gagnent une indulgence de sept ans et sept quarantaines. S'ils l'accompagnent sans lumière, ils gagnent cinq ans et cinq quarantaines "*.
S'il y a j)lusieurs clercs ou servants, ils portent la lanterne, le bénitier et l'aspersoir, la bourse, le rituel, la clochette et Vomhrellino. S'il n'y a qu'un seul clerc, il prend la lanterne, la clochette, la bourse et le rituel.
Les femmes ne peuvent pas j)récéder le prêtre, ni remplir une fonction auprès de lui, connue de ])orter Voinhrellino^ ou la lanterne, ou de sonner la clochette; mais elles peuvent le suivre et porter de^ cierges ^\
3. RitvaL liow., tit. W . rn\K 5. P\rr ^^ 3 novembre 1606; IV, no 7. Innocim XII, 5 janvier 160.").
4. Martin V, 20 mai ll-2'.l; — Rarntlta, n" 81. pap. 11.'). Err.FNF. TV, 26 mai li43; Pif. -- Rkiungfr, Fjcs Jiifhilqcucc.< IX, 1« juillet 1877. — RarcoUa, etc.. vol. T. ]>;x}s. 26.").
n" 80, pafr. 114. — Br.Ri.N(;FU, 6. C. .S. Rn., n dtM'cmhrc
Les Tnfhihiciicra etc., vol. I. 1S'fK'>. in iiiiM Cntrimcn . pap. 26.5.
lOi DL rORT DE I.A SAINTE CO.AIMUNION
II y a cependant exception à cette règle, quand on porte la Sainte Communion à une religieuse, infirme ou malade, et habitant dans la clôture, ou semi-clôture, suivi des religieuses \
Le prêtre, en descendant de l'autel, commence le psaume Miserere, et le continue alternativement avec ceux qui l'accompagnent, si c'est possible ; sinon il le récite en son particulier ^ . Si le psaume Miserere ne suffit pas, on ajoute d'autres psaumes, ou des cantiques, comme Magnificat, Benedictns, Nunc Dimittis, Bénédicité omnia opera^.
Le prêtre, qui porte le Très Saint Sacrement, doit marcher gravement, tête nue ^^.
En tête du cortège marche un clerc, sonnant la clochette par intervalle, puis deux clercs portant les objets nécessaires, et d'autres portant des cierges, deux à deux. Enfin vient le prêtre, ayant derrière lui celui qui porte Vomhrellino, et à ses côtés ceux qui portent les lanternes. T^es fidèles suivent le prêtre et peuvent porter des cierges.
Si la coutume existe de bénir avec la Sainte Hostie les personnes qui s'agenouillent sur le passage du Très Saint Sacrement, cette coutume peut être conservée ^^.
La chambre du malade doit être très propre. On l'orne avec tout le soin possible ^^. Sur une table, que Ton couvre d'une nappe blanche, on met deux chandeliers avec des cierges en cire, un petit vase d'eau, et un linge blanc, pour servir de nappe de communion. Si le prêtre est accompagné d'un seul clerc, on y place le bénitier et l'aspersoir.
En entrant flans la chambre du malade, le prêtre flit : Par Iniic domui. On répond : Et omnibus hahiiantihus in ea. J.e clerc dépose la bourse sur la table e^ laisse glisser de la bourse le corporal sur la table.
7.Hnf.oy, Manuel (Je Vilvrfjic, 10. nitvaJ.Rom., tit. TV, cap.
toni. T. patr. 031. TV, ii» 10.
^.Ritvnl. Tiow., fit. TV, cap. 11. C. S. Rit., 12 septembre
IV, n» 10. 1857.
').nU„a1. Rom., tit. TV, cap. 12. Ritnah Rom., tit. IV,
TV, n'' 10, cap. TV, no» 6 et seq.
Le prêtre dépose le ciboire sur le corporal ^^^ et fait la génuflexion. On lui ôte en même temps le voile humerai. Ensuite il prend l'aspersoir, se tourne du côté du malade, qu'il asperge d'eau bénite ainsi que les assistants, en disant l'antienne Asperges^ avec le premier verset du Miserere et le Gloria Patri. On répond Sicut erat, puis il répète V Asperges ^'^. Cette antienne se dit au temps pascal, comme pendant le reste de l'année, et l'on n'ajoute pas AUeJuia ^'\
Le prêtre dépose l'aspersoir, se tourne vers le Très Saint Sacrement, fait la génuflexion, prend le Rituel, s'il en a besoin, et dit les versets: Adiutorium nostrum... Domine exaudi et Dominus vohiscum^ auxquels on répond ; puis il dit l'oraison Exaudi nos ^^.
Le prêtre peut alors faire une courte exhortation au malade, s'il le juge à propos.
Le malade, ou un autre à sa place, si le malade ne le peut pas, récite alors le Confiteor. Le prêtre, ayant découvert le ciboire, et observant les cérémonies accoutumées, dit le Misereatnr et Indidgcntiam, au singulier s'il n'y a qu'un malade devant communier, au pluriel s'il y en a plusieurs ^^ ; puis Kcce Agnus Dei et trois fois Domine non siim dignus. Le malade dit ces dernières paroles au moins une fois à voix basse, en même temps que le prêtre, s'il peut le faire. Si le prêtre donne la Sainte Communion en forme de viatique, il dit la formule Accipe etc. S'il ne la donne pas en forme de viatique, il dit la formule ordinaire Corpns Domini ^^.
Le prêtre revient ensuite devant la table, déi)ose le ciboire et fait la génuflexion Ayant fermé et recouvert le ciboire, il purifie ses doigts dans le vase d'eau préparé. Si ('"est possible, on donne l'ablution à pren-
13. Ritual. Rom., tit. TV, 16. Rituah Rom., tit. IV, rap. TV. no 0. — (\ S. Rit., no. TV. n^ 12. (rolloct.autli., n» 3276 ad 2""'.) 17. C. S. Rit.. 16 novembre
14. Ritiial. Rom., tit. T\'. 1006 in nna Ercmif, Cnmchh rap. TV, n-^ 12. ad ;>"".
Ifî. C. S. RiT.,(<ollert. auth., 1«. RUiinl. Rom., tit. TV.
n'' 2080 ad 7"">.) cap. TV, n^" 16 et 17.
10f> nr PORT DE LA SAINTE COMMUNION
(Ire au malade ; on peut aussi la jeter dans le feu, ou remporter, pour la jeter dans la piscine.
Le ])rêtre, tourné vers le Très Saint Sacrement, prend le Rituel, s'il en a besoin, et dit : Domimis vohisciim avec l'oraison Domine sancte ; on répond aux prières. Pendant ce temps le clerc prend le voile humerai.
Après l'oraison, le prêtre fait la génuflexion, reçoit le voile, prend le ciboire, le couvre, comme il l'avait fait en venant, et bénit le malade avec le Très Saint Sacrement, sans rien dire. I^e clerc ouvre la bourse ; le prêtre, tenant le ciboire de la main gauche, prend le corporal de la main droite et le met dans la bourse.
On retourne à l'ét>lise, ou oratoire de la communauté, dans le même ordre qu'on est venu, aussitôt après que le prêtre a béni le malade. On dit le psaume Laudate Dominum de cœlis, avec d'autres, si le trajet est long ; on peut dire le 7'e Deum et le Fange lingua.
En arrivant à l'autel, le prêtre place le ciboire sur le corporal qu'il avait étendu au départ, et fait la génuflexion. Celui qui portait VomhrcUvno le dépose. Le prêtre, gardant le voile humerai, se met à genoux sur le bord du marchepied et dit : Panem de cœlo, puis, flebout Dominus vohiscum et l'oraison Deus qui nobis, avec la grande conclusion ^'. On répond aux versets et à l'oraison. Après l'oraison, le prêtre monte sur le marchepied de l'autel, fait la génuflexion et donne la })énérli(tioii avec le ciboire, couvert de l 'humerai.
Le prêtre déi)»se le ciboire sur l'autel et fait la génuflexion, pendant laquelle on lui ote l 'humerai. Il ouvre le tabernacle, où il remet le ciboire, fait la génuflexion, ferme la porte du ta})ernacle, et met le corporal dans la })ourse. A3ant fait la génuflexion au bas de l'autel, avec tous ceux qui l'entourent, il se couvre de la barrette et retourne à la sacristie.
Le port, en forme f)ublic|ue et solennelle, de la Sainte roiiiinunion sur le territoire de la f)aroisse, sauf le cas
VK Hilnnl. Rom., \\\. ]y , vn]>. TV, n"" 20 et 21. — C. S. Itrr.. Il" 'iORO M(l 1»^.
indiqué ci-dessus, au tome I, à l'article 1102, est réservé au curé de la paroisse '^^.
Les autres prêtres ne peuvent porter, en forme publique et solennelle, la Sainte Conniiunion aux malades et infirmes qu'en cas de nécessité, ou avec la permission au moins présumée du curé, ou de l'Ordinaire ^^.
Art. 1860. — Tous les prêtres, mais surtout les confesseurs peuvent porter la Sainte Connnunion aux malades et infirmes, en forme i)rivée, toutes les fois qu'ils le jugent opportun et profitable au salut des âmes.
Pour le port privé de la Sainte Communion, la permission du curé de la paroisse n'est pas requise, mais seulement la permission au moins présumée du curé, ou recteur de l'église, ou oratoire, où est pris le Très Saint Sacrement ~".
On observera avec soin, ])our le port de la Sainte Communion, toutes et chacune des rubriques indiquées au Rituel, sauf en ce qui concerne la solennité extérieure "'.
IvOrsqu'on porte la Sainte Communion aux malades, non avec le ciboire du tabernacle, mais avec la pyxide portative, et qu'il ne reste j)lus aucune hostie, après la connnunion du ou des malades, le prêtre purifie la j)yxide avec de l'eau, qu'il fait boire au malade, ainsi qu'il a été expliqué ci-dessus, à l'article 1859, et, avant de quitter les ornements sacrés, il bénit le malade avec le signe de croix fait de la main, et en employant la fornuile ordinaire : Bcnedictio Dei etc.
Afin de promouvoir l'usage de la Communion fréquente, si nécessaire aux infirmes, et afin de ne pas priver de la Communion fi-équente ei même (|uotidienne, en temps de maladie ou d'infirmité, les Ames |)ieuses qui en font usage en temj)s orcHnaire de santé, l'Eglise laisse tous les confesseurs et autres ])rêtres ayant charge d'ames, juges de fixer quand il convient, selon les lieux et les personnes, (]v recourir, j^our satisfaire la piété