HAF.OV, Manuel Wr lilur- 12. V. Canon
DE LA BÉNÉDICTION AVEC l'oSTENSOIRE. 131
Si la bénédiction du Très Saint Sacrement a lieu en dehors de tout office, et qu'on ait un nombre de prêtres et de ministres suffisant pour donner à la cérémonie toute sa solennité, les jours de fête principalement, l'exposition du Très Saint Sacrement se fait d'ordinaire par un prêtre, ou un diacre, revêtu du surplis et de l'étole blanche, et accompagné de deux clercs, porte-flambeaux et d'un thuriféraire. Ce prêtre, ou ce diacre, est alors différent du prêtre, ciui donne la bénédiction, ou du diacre qui l'assiste.
Comme le fait d'exposer le Très Saint Sacrement en dehors de tout office ne requiert pas une grande solennité, il est préférable pour l'exposition de ne pas faire usage de la chape et des ministres sacrés ^^.
Après avoir mis la sainte hostie dans l'ostensoire, et placé l'ostensoire sur le trône de l'exposition, le prêtre, ou le diacre, vient s'agenouiller sur le plus bas degré ; il fait une inclination médiocre et se lève pour mettre l'encens, le thuriféraire s'approche et présente la navette. Le prêtre, ou le diacre, se tourne du côté de répître, met de l'encens dans l'encensoir, sans bénédiction, puis s'agenouille, reçoit l'encensoir et encense le Très Saint Sacrement de trois coups doubles avec une inclination médiocre avant et après ^^ Le thuriféraire est debout en présentant l'encensoir pour y faire mettre l'encens; il est à genoux en le donnant et en le recevant. L'encensement est de rigueur à l'exposition du l'rès Saint Sacrement avec l'ostensoire ^\ et il se fait après que l'ostensoir a été placé sur le trône de l'exposition ^®. On ne se sert pas du voile humerai pour exposer le Très Saint Sacrement, quand même il faudrait passer derrière l'autel.
Les ministres et les assistants ne font aucune inclination quand le prêtre, ou le diacre, ouvre le taber-
13. r. S. Rit., (colloct. 15. C.S. Rit., (collect. autli., auth., 11'^ 3607 ad 12»'".) n^ 3580 ad 6"™.)
14. es. Rit., (collect. auth., 16. C. S. Rit., 10 février no 3086, ad 3"'".) 1006, .Soc. Sales., ad 2»'".
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iiac-le, pour en iii'er la lunule et la placer dans l'ostcnsoire ^'.
Au nionieiit voulu, un clerc va prendre l'escabeau, s'il en est besoin, le porte sur le marchepied, et le met devant l'autel. Quand le prêtre a exposé le Très Saint Sacrement, il reporte l'escabeau à sa place.
Il est défendu d'exposer le Très Saint Sacrement sur le trône au moyen d'un mécanisme ^^.
Pour les longs saluts, où l'exposition du Très Saint Sacrement doit être prolongée, l'ostensoire est placé sur un lieu élevé, soit sur le tabernacle, soit sur un trône au-dessus de l'autel, d'où il puisse être aperçu de loin par le peuple des fidèles.
Pour les saluts ordinaires, c'est-à-dire de courte durée, où la bénédiction du Très Saint Sacrement est précédée de quelques motets courts ^t du Tantuni er^o, on peut laisser l'ostensoir sur un trône placé sur l'autel, devant la porte du tabernacle.
L'ostensoire ne doit jamais reposer sur un coussin ^'', mais être dressé dans toute sa hauteur sur un lieu élevé, appelé trône, reposant sur le tabernacle, ou placé en tout autre lieu au-dessus de l'autel, ou devant la porte du talxM-nacle.
Art. 1897. — Après que le Très Saint Sacrement est exposé, le prêtre, qui doit, pour la bénédiction, être accompagné du diacre, du sous-diacre et du cérémonaire, vient à l'autel. I^e prêtre est revêtu de la chape, le diacre et le sous-diacre de la tunique et de la dalmatifjue. Après avoir fait la génuflexion à deux genoux sur le pavé, au pied de l'autel devant le Très Saint Sacreinent exposé, ils s'agenouillent sur le premier degré de l'autel.
A défaut de plusieurs prêtres et de ministres, un spul et mêiDC prêtre, revêtu de la chape, fait l'exposition comme il a été indiriué ci-dessus, puis procède ensuite ;\ la })énédiction.
17. V. S. Rit., ."> juillet n« 3334.) 1ÎK)7. DrrthfmeriH., ad 1""". 10. C.S. liiT., (colloct. niitli.
1«. ('.S. PiFT.. (collcct. aiith., n» 31.")?, ad î)'»".)
I)K LA HKNKDIt IION WVX l/()STK.\S()IHK. 133
S'il :se trouve deux piètres, sans diacre et sousdiacre et sans cérénioniaire, ils quittent tous deux la sacristie en même temps, et s'avancent à l'autel. Celui qui doit donner la bénédiction est revêtu de la chape et i)récédé de l'autre prêtre en suri)lis avec l'étole sur le bras. Arrivé à l'autel, ce dernier met l'étole autour de son cou et expose le Très Saint Sacrement, connue il a été dit ci-dessus.
L'usaii,e de la chape et (Ui voile humerai sont requis pour la bénédiction du Très Saint Sacrement avec l'ostensoire "'\
Quand on donne la bénédiction du 'J'rès Saint Sacrement inuTiédiatement après la messe, on doit c|uitter la chasuble et le manipule et prendre la chai)e"'.
Si la bénédiction du Très Saint Sacrement précède ou suit immédiatement un office, on se sert de la couleur propre à cet office, et même de la couleur violette (mais non cependant de la couleur noire)"", à l'exce])tion du voile lumiéral (jui doit toujours être blanc "'.
Si la bénédiction est donnée immédiatement avant ou ajjrès la messe, le prêtre prend la chaj)e de la couleur de l'office chi jour.
Si la bénédiction est donnée innnédiatement après vêpres, !e j)rêtre <»arde la chape de la couleur de l'office.
Si la bénédiction est donnée a])rès un sermon, ou après complies, et en dehors de toute autre fonction, le prêtre se sert de la chajie blanche, les nunistres de la tunique et de la dahnati(]ue l)lanches"'.
Si la bénédiction a lieu en dehors de tout autre office, on em|)loie, avec les nnnisires, le cérémoniaire, et le thuriféraire, des cleics porte^^-flambeaux. Ces der-
20. ('.S. Kn., (<t)]|<<t. niitl).. •?.{.('. ^. Hn., (tolicit. aiitli.. Il" MVM, m] 12""».) Il' l('>i:> ;ul ft»"' ; n« 2563; n«
21. ('.S. Hit., (collect. nutli., :{17:) ad :^'"" ; n-^ 30;0 ad 7""'.) n« :nr.i ad «""i; n" :'/>'.'.> ad 24. ('.S. HiT.. (coljci-t. antli., 7""'.) M" 2:)r)2: 11" :^7'.l!t ad l'"" et
22. ('.S. Hn.. («oije.t. antli.. -""M n'^ 2r)r)2; II" :VJill ad «"'".)
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iiiers sont au nombre de deux, de quatre, de six ou de huit, selon la solennité ^^.
Les portes-flambeaux se mettent à genoux sur le pavé ~^, le thui'iféraire et les ministres se tiennent agenouillés sur le premier degré de l'autel.
Aux bénédictions du Très Saint Sacrement, surtout les jours de solennité, on peut, en outre des céroféraires clercs et qui pénètrent dans le sanctuaire, entourant l'autel, admettre des laïques de l'un ou l'autre sexe portant des cierges, mais à condition qu'ils restent en dehors du sanctuaire ^\
La présence d'assistants en chape à la bénédiction du Très Saint Sacrement (hors le cas où elle suit immédiatement les vêpres solennelles avec les chappiers) , est défendue "^.
Art. 1898. — Il n'est pas prescrit de chanter pendant l'exposition du Très Saint Sacrement. On le fait aux Quarante-Heures, pour lesquelles il y a des prières prescrites. Aux autres expositions, il est louable de chanter des antiennes de l'office du Très Saint Sacrement, comme O quam suavîs est, des strophes, des hymnes du Très Saint Sacrement, comme Adoro te, O Salvtarîs Hostia, Partis Angelicn s, 'des motets approuvés, ou consacrés par l'usage.
Pendant les saints du Très Saint Sacrement on peut chanter des prières, hymnes, antiennes, psaumes, litanies etc., soit du Très Saint Sacrement, soit en l'honneur de la Très Sainte Vierge ou des Saints, soit pour demander des grâces particulières. Ces prières doivent être tirées de la liturgie ou consacrées par une coutume ancienne ,et chantées en latin. Ces prières consacrées par la coutume sont : VAve verum, Inviolata, Rorate cicJi, Adeste fidclcs, Attende Domine, O filii et filiœ, Tota pidchra r.s, Adoremus in œternum (autorisées par