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S. Alpii. Lir... .Vorr

17(i DES DROITS ET DEVOIRS DU PENITENT.

prenne la langue de la dite personne, mais seulement un jM'être de langue qu'elle ne comprend pas, cette personne n'est jamais tenue à se servir d'un interprète, même i30ur la confession pascale. Elle peut cependant s'en servir, si elle le désire; et dans ce cas l'interprète est tenu au secret sacramentel par rapport à la confession qu'il a entendue. I.e prêtre peut donc, dans le cas ci-dessus exposé, donner l'absolution à cette personne sans la confession préalable des péchés, pourvu (ju'elle donne des signes extérieurs de contrition ^\

Art. 1955. — En cas d'épidémie grave, s'il y a lieu de craindre que le pénitent, ou la pénitente, au cours de sa confession, ne communique sa maladie au confesseur, et si ce dernier ne permet pas au pénitent, ou à la j)énitente, la confession intégrale de ses péchés, elle peut recevoir l'absolution, sans avoir achevé la confession intégrale de ses péchés ^^.

Art. 1956. — L'examen de conscience, avant la confession, est prescrit de droit divin et de droit ecclésiastique "^. Une personne chrétienne peut satisfaire à cette obligation sans effort, si, après avoir imploré le secours de Dieu, elle repasse en esprit ses infractions aux commandements de Dieu et de l'Église, ses fautes par rap- ]jort aux péchés capitaux et aux obligations de son état, en pensées, en paroles, en actes, en omissions, et leur nombre approximatif. Pour faciliter cet examen il convient de repasser en esprit les personnes avec lesquelles on se trouve en contact, les affaires qu'on a à traiter, et les dispositions d'âme dans lesquelles on se trouve plus habituellement. Pour les personnes pieuses, qui, sont d'ordinaire moralement certaines d'être en état de grâce, un examen de cinq à sept minutes suffit.

n . V . Cnuou W.'> S.Alpii. ad cxLer., Parisiis 1878, nn.

Lio., Moral., livre VI, n'' 47!). 47(;-470.

— M MU',, TlicoJotf. moral., n. :12. S. Alpu, Lig., Moral.,

1»>,«^. CoUrrlanca Coiii^lilti- livre VJ, n»» 485, 486. —

tiniinn, Dccrelonnn, de. S. .Makc, ihid., n. 1698.

Sc*l'n< fid -njfiiia oiicrariorinn 2?>. Concil. Tr'idciif., scss.

aiionLoUroruiH Societ. Mixaion. XIV, cap. V.

Pour les personnes scrupuleuses l'examen de conscience ne doit pas dépasser ce temps "*.

(c II ne faut pas estre si tendres, dit saint François » de Sales, à se vouloir confesser de tant de menues )) imperfections, puisque mesme nous ne sommes pas » obligés de nous confesser des péchés véniels si nous )) ne voulons... Il ne faut non plus se tourmenter, » quand Ton ne se souvient pas de ses fautes pour s'en » confesser, car il n'est pas croyable qu'une âme, qui » fait souvent son examen, ne remarcjue bien, pour s'en )) ressouvenir, les fautes qui sont d'importance. Pour » tant de petits et légers déffauts, vous en pouvez » parler avec Xostre-Seigneur, toutes les fois c^ue vous » les apercevrez. Un abaissement d'esprit, un soupir )) suffit i^our cela ""'. »

Art. 1957. — Autant que possible, il faut, dans la confession de ses péchés, s'abstenir de révéler les circonstances qui peuvent faire découvrir au confesseur la personne de son, ou de sa complice. Cependant ces circon>iances doivent être révélées en confession, même avec la manifestation conjointe de son, ou de sa complice, quand ces circonstances sont de nature à changer l'esj)èce flu péché et que leur révélation au tribunal de la pénitence devient ainsi nécessaire pour assurer la validité du sacrement, ainsi (ju'il a été expliqué cide^sus, à l'article 1947.

Si, en changeant de confesseur, on pouvait s'accuser de toutes ks circonstances du péché, sans découvrir >on, ou sa comj)Iice, il si'iail mieux de le faire. On n'esl pourtant pas obligé d'en agir de la sorte, si ce changement de confesseur amène quelfjue inconvénient, ou est seulement à charge au pénitent, ou à la pénitente"^.

Art. 1958. — l'ous et cliacun des fidèles de l'un et l'aufie sexe, ])arviiuis a l'Age fie raison, c'est-à-dire

•2i. S. Ali'II. Lk.., .Uo»7»/., trctiiMi XVII.

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