V. Canon
Régulièrement, les autels, soit fixes, soit portatifs, doivent être massifs et en forme de tonibeaii. Ils ne doivent pas être creux, ou vides, ni construits de telle sorte que la table ne repose que sur des colonnes. Telle est l'opinion de presque tous les liturgistes anciens, qu'embrasse encore Haegy, Consulteur de la S. C.
des Rites, dans son Cérémonial, édité en 1910 (tome I, p. 43).
Néanmoins, en ces derniers temps, la S. Congrégation s'est prononcée pour la tolérance des autels, dont la table, isolée des murs et du pavé, repose sur des colonnes, bien que cette forme d'autel, relativement récente, semble moins répondre à l'ancien symbolisme liturgique.
Voici, à ce suiet, les décrets de la S. C. des Rites:
« Dans un oratoire public T» de la ville de Trente on a Ti récemment érigé un autel, » dont la table, isolée des T) murs et du pavé, n'est sou- •f) tenue qiic par des colonnes •» de marbre sur le devant et •» les côtés. Sous l'autel et par V derrière, un espace vide est 5> laissé, qui reçoit un coflFre en 1) bois, destiné à renfermer les » ornements. I>e Recteur de » l'ontoiro a demandé que cet 7) autel fût consacré comme D autel fixe. T>" Cérémoniaîre » épîscopal f'stime que la con-
» sécration de l'autel ne peut » avoir lieu dans les condi- » tions ci-dessus exposées. On » demande, si l'autel, dont il » s'agit, pout être consacré » comme autel fixe.^ R. Non. »
(C. S. Rit., Tridentina, 20 décembre 1890.)
« Le R. D. Sébastien Gior- » gio, Cérémoniaire du Révé- )) rendissime évêque d'Andria, » et avec l'assentiment de ce » dernier, expose humblement » à la S. Congrégation les » doutes suivants, dont il de- » mande la solution. Dans l'é- » glise-mère de S. Sabin, à » Canosa, ville du diocèse » d'Andria, on a récemment » érigé un autel, dont la ta- » ble, isolée des murs et du » pavé, à l'instar de l'autel )) papal, n'est soutenue que » par quatre colounettes on w marbre. Au-dessous de la ta- » ble se trouve im espace vide, » mais qui n'est pas destiné à » recevoir un coflFre en bois « renfermant les ornements, » comme dans le cas l'ridcnfi- » na du 20 décembre 1890, n° » 3741. C'est pourquoi, on de- » mande: 1° T/autel, dont il » s'agit, peut-il être consn<ré?
1^ R. Oui, conformément à » plusieurs décrets. » (C. S.
TîiT., A ndricns, 6 novembre 190«.)
C'est rette tolérance de la S. Congrégation des Rites qui se trouve reproduite dans le canon 1198. ç 2.
DES AUTELS
naire du lieu, ou par un autre évêque, délégué par l'Ordinaire du lieu, et alors même qu'il s'agit d'un autel existant dans une église de religieux exempts^,
La consécration d'un autel fixe, si elle est faite en dehors de la consécration de l'église, peut être faite n'importe quel jour, mais il convient, quand la chose est possible, qu'elle soit faite un dimanche, ou un jour de fête de précepte ^ .
La consécration de l'autel fixe s'étend à tout l'autel et même au soubassement ^^.
L'autel fixe perd sa consécration, si la table supérieure de l'autel est séparée, même pendant un court espace de temps, de son soubassement. Toutefois, dans ce cas, l'Ordinaire peut permettre qu'un simple prêtre rende à l'autel sa consécration, en usant pour cela du rite et de la formule abrégée indiqués dans le Rituel Romain ^\
Art. 2394. — La pierre sacrée de l'autel portatif doit être de dimensions assez grandes pour que la sainte hostie et la plus grande partie du calice puissent reposer sur elle ^^.
La pierre sacrée des autels portatifs doit être consacrée. Elle peut l'être n'importe quel jour et par n'importe quel évêque en communion avec le Saint- Siège '\
Art. 2395. — Dans la table de l'autel fixe, comme aussi dans la pierre sacrée de l'autel portatif, on doit creuser une cavité, appelée sépulcre, où sont déposées