Selon l'opinion ronimunc diqiiées par Falisf
des litur^'istes et C. S. Rit.. 18. .Vw. Ruhr., part. TI,
collect. aiitli., n-^ 2104, ad 3'»™. tit. 1. n« 3.
ir>. II\i.f;Y. }fnniie1 fie litur- 19. Haigv, Manuel de litur-
[lio. (lie.
in. C. s. Rit., rollert. atitli.. 20. D'après Fai.isf.
espace d'un mètre environ, et qui peut s'enlever à volonté pour le lavage ^^.
L'étole que le prêtre porte pour l'administration des sacrements, en dehors du saint sacrifice, et pour certaines fonctions sacrées, est à peu près semblable à l'étole qu'il porte sur l'aube pendant la messe; on y ajoute un cordon qui relie les deux pendants de l'étole.
Art. 2Î49. — La chasuble peut avoir la forme ancienne, ou la forme moderne ^^.
21. A Rome, les croix des extrémités sont placées au-dessus des pattes, au lieu de l'être à l'intérieur des pattes, comme en France et en Belgique, L'étole est large même à son milieu. Comme elle est faite d'étoffe souple et flexible, on en retourne le milieu entre les épaules, et ainsi il n'est pas besoin de la bande de toile ou de tulle pour la garantir.
22. La forme ancienne (qu'on appelle assez à tort forme gothique ou ogivale) , remonte aux premiers siècles de l'Église. On en trouve déjà de nombreux exemplaires dans les monuments du IV® et V® siècles (en particulier dans les peintures murales de l'église souterraine de Saint-Clément à Rome). Cette forme ancienne de la chasuble est à peu de chose près celle de la toge antique des Romains. On a discuté, dans la seconde moitié du XIX^ siècle la légitimité, dans l'Église actuelle, de l'usage des chasubles de forme ancienne, (^ertains litur.
gistes, et, sur leur avis, plusieurs évAques se sont opposés à re retour à l'antiquité liturgique, se basant sur une circulaire du eardinal Patrizi, r)réfft (\r la S. C. dos Rites,
aux évêques de France, de Belgique, d'Angleterre et d'Allemagne, en date du 23 août 1863. On a donné faussement à cette circulaire un sens qu'elle n'avait pas. Voici les paroles du cardinal : « Un cer- » tain nombre d'évêques, d'ec- » clésiastiques et même de » laïcs ont fait connaître au » Saint-Siège qu'en Angle- » terre, en France, en AUe- » magne, en Belgique, dans » plusieurs diocèses on avait » modifié la forme des vête- » ments sacrés, dont on se » sert pour le saint sacrifice » de la messe, pour adopter » les ornements de forme go- » thique, d'un caractère plus » artistique. La S. Congré- » gation, préposée à la garde » des Rites sacrés, n'a pas né- « gligé de faire une sérieuse » enquête sur ces change- » ments. De cette enquête » est résultée, il est vrai, la » certitude que l'usage des vê- » tements sacrés de forme gow thique avait été général aux » XTITe, XIV« et XV« siècles.
y) Mais en même temps la S.
y> Conorrégation a constaté que » l'Étrlise Romaine et les au- » très Églises du rite latin y> dans le monde entier, à par- » tir du XVT® siècle, c'est-à-
La chasuble, de forme ancienne, est un vêtement entièrement rond, avec une ouverture au milieu pour passer la tête et qu'on relève sur les bras de manière à laisser les mains libres. Elle doit avoir environ un
)) dire depuis l'époque du Coii- •» cile de Trente jusqu'à nos » jours, avaient abandonné Tu- » sage de ces ornements, sans M que cette transformation eût » amené aucune réclamation » de la part du Saint-Siège.
» C'est pourquoi la S. Congré- » gation a estimé que, sous le » régime de la discipline ec- » lésiastique actuelle, et avant » toute consultation préalable » du Saint-Siège, il ne fallait » rien innover. C'est d'ailleurs » ce que les Souverains Ponti- » fes ont souvent enseigné » dans leurs constitutions » Apostoliques, faisant très » justement remarquer que les » changements contraires à » l'usage approuvé de l'Église, » produisent souvent le trou- » ble et l'étonnement des fi- » dèles. Cependant, comme la » S. C. des Rites estime que » les raisons qui ont amené ce » retour aux formes antiques » peuvent avoir leur valeur, » elle a résolu, après en avoir )) référé à Notre Saint Père, » le Pape Pie IX. de prier » religieusement Votre Gran- » deur, si dans votre diocèse » s'est manifesté le retour » aux formes antiques pour les ■» vêtements sacrés, de vouloir ■» bien lui exposer les motifs M qui en ont été la cause, td î^es AnaTcrfa Ji/W.n- Pontificii en publiant ce document (.Série VIT, page 028), faisaient très justement remarquer <|UP dians rette circu-
laire la S. Congrégation ne prohibait pas absolument l'usage des ornements gothiques, mais demandait aux évêques les motifs qui leur avaient fait autoriser le retour aux vêtements sacrés de forme antique. D'ailleurs cette circulaire n'a pas été insérée dans la Collection Officielle des Décrets authentiques publiée en 1901, alors que plusieurs autres circulaires du même genre aux évêques y ont pris place à leur date respective. Il est donc certain que la circulaire du 23 aoiit 1863 a été rapportée ou qu'elle n'a du moins conservé aucun caractère lé- «rislatif ou obligatoire. Les rubrifjues du .Vks.sc/ Romain ne fournissent aucune indication sur la forme des chasubles.
Aucun décret du Saint-Siège, à l'heure actuelle, ne règle la forme des chasubles, laissée aux coutumes locales, sous l'autorité des évêques et autres Ordinaires des lieux. I/Éfflise Romaine n'impose, pour les chasubles, ni la forme antique, ni la forme nouvelle.
Elle a laissé les Églises particulières faire au XÎX* siècle retour à la forme antique, comme elle les avait laissées aux XV^ et XVIP siècles passer de la forme antique à la forme moderne. Nous pensons même que les chasubles, selon la forme antiqTie, en usage dans toute l'Europe et dans l'Église Romaine jus-
mètre vingt-cinq centimètres entre l'extrémité et l'ouverture du milieu.
La chasuble, de forme moderne, est composée d'un double plastron, relié sur les épaules, et tombant jusqu'au genou, par devant et par derrière. La longueur est d'environ un mètre, vingt centimètres. La largeur est d'environ soixante-dix-huit centimètres sur les épaules et par devant, vers la poitrine, au plus étroit, de cinquante-cinq centimètres ^?.
Aucune rubrique ou décret du Saint-^Siège ne prescrit de placer la figure de la croix sur la chasuble. La pratique en est cependant générale. Selon l'usage de Rome la croix est par devant, et la colonne par derrière. Selon l'usage adopté en France, en Belgique, en Allemagne, la croix est par derrière et la colonne par devant..
Dans la chasuble, de forme moderne, les bras de la croix sont à angle droit et ont chacun seize centimètres et demi de longueur "^.
qu'au XVI^ siècle, est plus conforme à l'antiquité liturgique et au texte des rubriques. En effet, on se servait certainement à Rome des chasubles selon la forme anrienne, lorsque, sous Clément VIII (1592--1605), on rédigeait le Cérémonial des Evêques.
Au livre II, chapitre VIII, n" 19, du Cérémomal, il est dit : (( L'évêque est revêtu de » la chasuljle, qu'on disposera* » de chaque côté sur les bras » et qu'on relèvera avec soin, » afin qu'elle ne le frêne point » dans ses mouvements. »
C!ette rubrique n'a de sens que dans le cas où l'évêque revêt la chasuble de forme antique.
La chasuble de forme moderne date du XVP siècle.
On commença alors à tailler la chn'^uble sur les bras et on arriva h la rétrécir peu à peu
jusqu'à lui donner la forme actuelle. « On ne s'est pas » contenté de tailler la cha- •» subie sur les côtés ; sous » prétexte de faciliter le mou- » vement des bras, on l'a en- » core échancrée sur la poi- » trine, à tel point que, dans » certaines régions, la partie » antérieure n'est réunie à la » postérieure que par deux y> bandes qui ont à peine la » largeur de la main. Ces dé- » formations dépouillent de » toute sa majesté ce vête- » ment vénérable. » (Haegy, Manuel de liturgie, édit. 1910, tom. I, pag. 22.)
23. D'après Haegy. Falise donne à la chasuble un mètre, douze centimètres de longueur, soixante-dix centimètres de largeur sur les épaules, sur la poitrine au plus étroit trente-six centimètres-