DE LA COULEUR DES VÊTEMENTS LITURGIQUES
Les peintures à l'huile sur étoffe de soie sont permises pour les chasubles, dalmatiques et chapes"*.
Aux vêpres, lorsqu'on fait l'office du lendemain depuis le capitule, on doit prendre, dès le commencement, la couleur de l'office du lendemain ^^.
Pour l'exposition et la bénédiction du Très Saint Sacrement, si elle précède ou suit immédiatement une autre fonction, comme la messe et les vêpres, et si le prêtre ne quitte pas le presbytère, on garde la couleur qui convient à cette fonction ^^, si toutefois ce n'est pas la couleur noire ^^. Si le prêtre est en ornements noirs, ou, s'il est allé à la sacristie, ou si la fonction se fait après complies, on prend toujours la couleur blanche ^^. Il en est de même si la bénédiction est indépendante de toute autre fonction. Pour la bénédiction et pour porter le Très Saint Sacrement, le voile humerai doit toujours être blanc ^*.
La couleur des ornements à la messe et aux autres offices est une règle des rubriques non pas seulement directive^ mais de précepte. Cependant, selon l'opinion commune des auteurs, ce précepte n'oblige pas sous peine de péché mortel, mais sous peine de péché véniel ^". On peut donc, pour un motif raisonnable, célébrer la messe et les offices avec des ornements d'une couleur différente de la couleur de l'office du jour, par exemple, si l'on ne pouvait pas avoir des ornements de la couleur prescrite, ou si le trop grand nombre de prêtres, en une circonstance extraordinaire, ne permettait pas de leur en fournir à tous. Il vaudrait mieux célébrer avec des ornements d'une couleur qui ne convient pas à la messe que d'omettre la célébration ^^.
24. C. S. Rit., collert. aiith., n'>« 3.^)76 ad 15'"" et 3628.