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DE L USAGE DES CLOCHES

Les cloches ne peuvent servir à des usages profanes qu'avec le consentement de l'Ordinaire du lieu pour satisfaire soit à des conditions posées par les donateurs, soit à des besoins et nécessités d'ordre public, conformément aux coutumes légitimes ^.

Les cloches, destinées à un usage profane, comme, par exemple, celles au moyen desquelles on annonce les

de sonner la cloche par mode de tintement, pendant le Salut du T. S. Sacrement, au moment où le prêtre bénit le peuple avec l'ostensoir ou la pyxide.

Dans certaines localités on sonne à la volée pendant toute la durée des processions de la fête et de l'octave du Très Saint Sacrement,

La prière de V Angélus est, suivant la coutume, sonnée trois fois le jour, le matin, à midi et le soir. (Cserem. episcop., livre I, chap. VI, n» 3.)

On annonce par le son des cloches l'arrivée de l'évêque, principalement pour la visite canonique, ou d'un grand prélat, comme un évêque ou un cardinal, excepté cependant le cas où le prélat viendrait pour présider à des funérailles, (C.

S. Rit,, collect. auth,, n» 3888, ad 1"™,)

On tinte une cloche, quand on porte le viatique en forme publique et solennelle à un moribond, (Cœrem. episcop., livre I, chap, VI, n» 3. — Ritval. Rom., De com. infirm., tit, IV, cap, m, n° 7.) Mais on ne doit pas sonner d'une manière continue depuis le moment oïl le prêtre sort de l'église jusqu'à celui où il rapporte le Très Saint Sacrement, (C, S, Rit., collect, auth., n*»

Dans un certain nombre de communautés religieuses, lorsqu'un membre de la communauté entre en agonie, et jusqu'au moment de sa mort, on sonne quelques coups de la cloche par mode de tintement tous les quarts d'heure, ou au moins au commencement de l'agonie et -au moment de la mort.

On suit les coutumes et usages établis dans chaque pays pour la sonnerie des cloches annonçant les funérailles et les services anniversaires pour les défunts. (Ritual. Rom., tit.

V, chap. 8, nos 2 et 4, et tit.

V, chap. 3, n*' 1.) Le glas funèbre pour les funérailles doit être tout à fait dissemblable de la sonnerie des cloches en usage pour appeler les fidèles aux autres fonctions sacrées les dimanches et jours de fête.

Si par hasard on sonne les cloches pour les funérailles d'un enfant, mort avant l'usage de la raison, on emploie alors la sonnerie des jours de fête. (Ritval. Rom., tit. VI, chap. 6, n" 1.)

On ne doit pas sonner pour les funérailles, si elles avaient lieu un jour de fête de première classe. (C. S. Rit., collect, auth., nos 3570 ad 1"™ et .3940.)

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