XIVRE III, CHAP. XXXVI
il ne suit pas de là , que le cristal doive se former aussitôt que les àQolécules seront refroidies au point que l'attraction de cristallisation ou la po-* larité cristallifique surpasse la force dilatante du feu ; car ces molécules peuvent rester suspendueâ dans un fluide formé de corps plus fusibles^ pourvu qu'il soit en quantité suffisante pour pouvoir les tenir séparées et hors du contact. Il m donc clair que dans une masse composée de mbstances fondues , mais différemment fusibles , ringrédient le plus copieux sera le premier à se eristalliser. La suppression de celui-ci rapprochera tes autres molécules réfractaires ^ et ainsi de proie en proche , de manière qu'il est possible que \s dernières à se cristalliser soient les moins
isibles.
§ aSi. Ceci me semble être précisément le
cas du granit dans lequel les parties les plus' fusibles et même les plus abondantes , sont les feld-spathiques , qui, par leur interposition, ont retardé la cristallisation des quart^euses. Celles-cî tfont pu s'approcher et se cristalliser que lorsque les premières se sont unies dans quelques points. Gomme les cristaux formés postérieurement devaient recevoir dans le contact, l'impression de ceux qui étaient déjà consolidés, il s'ensuit qu'on pourra avoir des cristaux peu fusibles pénétrée par la substance la plus fusible qui a été la première à se consolider ; «t les ingrédiens résidus
du mélange, et qui se sont cristallisés postériearement, potirront de leur coté être modelés sur les cristaux réfiractaires. Aiosi l'on pourra avoir dans le même échaotilloo, une substance réfrao* taire produite par le feu, laquelle aura reç* l'impression des corps les plus fusibles, et leur donnera réciproquement la sienne dans. au autre point Supposons un mélange de cent partiet feld-«patique8, et de cinquante quartzenses: celles^ ci ne pourront se cristalliser, qu'après que cinquante parties des autres se seront consolidées; donc la première cristallisation qui se formera, sera celle de quelques feld-spaths. Les quartz qat 1 •e cristalliseront ensuite, en contact avec c»i feld-spaths, en recevront l'impression, et poar4 ront donner la leur aux feld-spaths qui résulte-ijj ront de la cristallisation postér^ure des autres cinquante parties feld-spadiiques : car lorsque la masse du fluide feld-spatique sera deveque égale à celle des quartz, la cristallisation aura liea selon la plus grande ou la moindre fusibilité, c'est-à-dire, que la substance la moins fusible se consoUdera avant celle qui .est la plus fusible. § a3a. En appliquant ces principes aux phénomènes que présentent les substances composant les granits , ou qui s'y trouvent ordinairement renfermées , il sera facile d'expliquer toutes les l^égalantés apparentes çpii peuvent faire quelque pression , lorsqu'on vçut raisonner d'après le