‹ Institutiones géologiquesChapitre 112 sur 151 · LIVRE III. CHAP, XXXVI · texte numérisé non relu

LIVRE III. CHAP, XXXVI

veines de quartz gras qui présentent une plus grande résistance au frottement et s'élèvent audessud de la superficie usée du granit. Il n'est pas rare non plus de voir dans les granits quelques masses de mica , comme si cette subst^ce s'était rassemblée en plus grande quantité i^ dans quelques parties de la roche. Non loin de Manheim^ sur le côté méridionial de la montagne granitique du Pelsberg, est un filon de quartz qui a environ 14 à i5 pieds de hauteur sur environ lo pieds d'épaisseur^ et qui s'étend sur une longueur de 80 toises. Ces phénomènes ont induit quelques géologues à établir que la structure du granit est iranulaire en petit, et porphyritique en grand (i)«

( i) Dans quelques écoles géologiques , en parlant des roches, on distingue la structure en petit y de la structure en grand. La première peut se reconsoitre dans les petits échantillons des cabinets; on ne saurait se former une idée de la seconde que dans robservation des montagnes. Quelques roches présentent en petit f une structure différente de celle qu'on y remarque quand 90 les iroit en grand. Si Ton examine un échantillon de granit, en aperçoit une pierre composée de quartz*, de feld-«path et de mica , comme de tout autant de grains distincts , et par conséquent on y trouye la structure granulaire. Mais si l'on porte •es regards sur les montagnes ou sur de grandes masses de granit, on verra quelquefois des quartz ou des feld^paths volumineux encaissés dans le granit, ainsi que le quartz et le feld-spath sont enveloppés dans la pâte du porphyre, ce qui a fait donner à cette structure le nom de porphyritique. Cette distinction peut paroitre non-seulement inutile , mais encore peu exacte. La struc* ture porphyritique est celle d'une roche qui présente une pâte«

8aa8sare clans les granits de Vienne, en Dauphiné, observa des rognons et des filons de calcédoine avec des pyrites (Voy. Voyage dans les Alpes y § |635), et il en déduisit qae la formation de ces substances était contemporaine de celle du granit, parce que dans quelques endroits, le granit contenait la calcédoine, et que dans d^autres, la calcédoine . renfermait le granit. M/ De Fau jas croit que cette substance pierreuse contenue dans les granits de Vienne, n^est pas une calcédoine, mais qu elle est un quartz modifié par le mélange d^autres matières , et que par conséquent on doit Vaippéier pseudO'Calcédoine. Je ne veux pas disputer sur les noms ; je ne puis cependant être d^accord avec cet auteur , sur la manière • dont il conçoit la formation de ces agrégations siliceuses par le moyen d^une infiltration ou dis- ' solution quartzêuse. F ai observé les granits décrits

et dans le porphyre, le quartz ou plus communéinent ]e feldspath sont des substances différentes de la pâte qui les renferme^ tandis que les grands quartz ou les grands feld-spaths sont les parties mêmes composant le granit, et qui, par quelque combinaison particuhère, se sont consolidées en masses plus yolumineuses. IL arrive de là que quelques parties acquièrent - pins de volume : mais que les parties soient grosses ou petites, la structure de la roche sera toujours granulaire. D*après ce qui vient dVtre dit, si Ton s* accorde sur le véritable sens qu*il convient de donner aux paroles, Texpression de structure porphyritique pourra servir à abréger le 'discours, lorsqu^il sUgira de décrire nne roche granitique dans laquelle on observe le phénomène dont il s* agit ici ( Voy. la note du % ao8 ).

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lar Saussure , et f ai reconnu que ces masses iliceuses parsemées quelquefois de pyrites^ et Tune couleur blanc de lait^ appartiennent réelsment à une formation contemporaine dé celle la granit; cela paroît au moins démontré par eur gisement et par la manière dont ell<^ sont inies et je dirai presque identifiées avec le pranit.

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