LIVRE m. CHAP. XXXVII
8é reconn(^t seulement par Tanalyse du composé ^ au Keu d*étre (iissèminèe également entre les parties de la pierre, était rassemblée dans quelques endroits en plus grande quantité que dans les autres , on verrait des gouttes d'eau renfermées dans cette substance , comme nous Fobservons dans le quartz. Ce fait me semble indiquer que la présence de Feau dans un composé pierreux ne répugne point à son origine ignée.
§ a 35. Lorsque nous traiterons des produits volcaniques, nous aurons occasion de parler tant des vapeurs aqueuses qui s* élèvent des laves encore fluides , que d'un phénomène qu*on observe dans quelques-unes de ces laves , ^t qui a beaucoup iTanalogie avec celui des gouttes d*eau renfermées dans le quartz ; et nous donnerons de ce phénomène, Téxplication qui nous paroîtra la plus naturelle et la plus satisfaisante. Nous nous bornerons donc pour le présent à ce qui concerne les quartz, et nous observerons, i.^ qu'on ne pourrait point reconnôître ces petites gouttes de fluide , s'il n'y avait avec elles, des bulles de quelque gaz qui ayant une moindre gravité spécifique , passent , lorsqu'on meut le cristal, à la partie supérieure de la cavité, de manière que la substance dont nous apercevons le mouvement, est Tair ou le fluide gazeux doué d'une transparence différente de celle de l'eau et du cristal. Si ces cavités n'étaient remplies que d'air
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OU d^eau ^ vii la diaphanèité du cristal , on 11*3 ^ apercevrait aucun mouvement , on n*y distinguerait aucune substance étrangère^ mais la masse du cristal serait seulement dans ce point ^ plus ot moins transparente, selon le rapport qui existeraij entre la transparence du cristal et celle de h matière qui y est renfermée. Il nous paroît don< vraisemblable que le phénomène de Teau a beau^ coup de connexité avec le développement dt quelque gaz dont les bulles, lors de la consolidation du cristal, restèrent engagées avec les particules de Teau.
§ !ft36. En outre, ces cristaux au lieu d^eau présentent quelquefois une matière fluide , oléagineuse et noirâtre , qui a été reconnue poor un vrai pétrole, comme Thomson Ta démontré par un grand nombre de belles expériences faites sur divers quartz. Parmi ces expériences , il en est une qui mérite surtout d'être rapportée ^ c^est celle qu'il fit à Florence, sur un cristal de quartz appartenant à M/ le docteur Targioni Tozzetti, et qui avait quelques taches jaunes dont une d'environ deux lignes de grandeur. Lorsqu^avec une petite lame de cuivre repliée en forme de cylindre , comme une plume très-fine , et à Faide de la roue et de Témeri , on eut fait une incision à Tendroit correspondant à la cavité , on en vit sortir un fl.iide que toutes les personnes présentes reconnurent pour une naphte