CHAPITRE XXIX
Les roches primitives qui composent les dii^erses parties de la superficie terrestre appartiennent au même système de formation.
§ 17a. G est une observation générale faite par t<His les géologues que les diverses roches de formation primitive paient de Tune à Tautre^ et que souvent elles contiennent des rognons et des noyaux d'une autre espèce de pierres primitives, lesquels n'étant point enveloppés , appartiennent évidemment à une formation contemporaine. Dans quelques lieux de l'Ecosse , le granit est tellement uni et mêlé au schiste et aux roches feuilletées primitives, que Hutton le regardait comme une matière qui y avait été injectée. Playfair dans son Explication de la théorie de Hutton^ § tsiS , nous apprend que dans les tles occidentales de l'Ecosse et particulièrement dans celles de Coll , des veines de granit traversent les lits du gneiss et de l'amphibole schisteux, qui composent le corps principal de rtle. Dans ces veines , prédomine le feld-spath bien cristallisé et d'une belle couleur de chair. Le granit de Port-Soie a encore la forme d'une veine qui traverse un schiste micacé très-dur.
JOms le § 1 32 9 le même aateur nous assun que dans Vile d'Arau, on voit beaucoup dt veines de granit qui se sont introduites dans le •chiste, et il rapporte plusieurs autres phénomènes de ce genre qu'on peut observer dam rÉcosse. Jameson dans ses Obseivations et conjectures géologiques ( Voy. BibL brit. , juillet 1 8 1 5 ] dit que dans les régions de nature primitive, or observe le passage non interrompu du granit jusqu^à Fardoise argileuse ^ et il ajoute que les couches des roches comme celles du granit et du gneiss., sont tellement liées aux couches cirn convoisines, qu'elles fournissent un argument ia-^ vincible en faveur du système de la formation simultanée des couches considérées en général i d^où il suit que ces sortes de couches sont queli quefois d'un volume très-considérable; qu'elh s'étendent en tous sens dans la masse qui k renferme ; et qu'elles sont tellement mêlées dam leur union , qu^ est très-difficile de dire où cha* cune d'elles conunence et finit. On voit évidem^ ment que le granit de la partie inférieure de la couche est d'une formation contemporaine de celle du gneiss qui le recouvre immédiatement^ et que le granit de la grande portion de la couche a été formé dans le même temps que M gneiss qui le circonscrit. Le même auteur dans un Mémoire sur les roches conglomérées^ observe que le gneiss^ le . schiste micacé et le grauil