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one telle quantité qu^elle forme un dixième et ({Qelquefois le ticw de la roche. Gomme cette mbstance est parfois transparente^ elle avait hé prise pour une èmeraude ( Voy. Journal des mnes, tom. a6, pag. ^40 ). La dénomination lie granit a été étendue par quelques minéralogistes, à toute roche primitive qui contient des lubstances cristallisées : de là , on a dit des granits composés de jade et de sméragdite ou diallage , de serpentine et de schori ^ de talc et de cyanite on disthène , etc. Cependant ces roches qui ont des parties cristallisées , mais renfermées dans une pâte , ne peuvent certainement pas être confon-* dues avec les granits ; et s^il y a des roches dans lesquelles ^ d^autres parties constituantes diffé-rentes des feld-spaths ^ des quartz et des micas^ loient unies ensemble par une agrégation cristalline, sans hase ou partie dominante essentielle^ lans aucun ciment homogène sensible ^ ces rodies ippartiendront à la dasse des granits^ mais elles (n formeront divers genres et diverses espèces; a toutefois on croit convenable d*introduire encore dans la lithologie , de pareilles distinctions pli semblent convenir bien mieux aux corps organiques dans lesquels les caractères tant génériques que spécifiques sont permanens ^ et qui orsqu'ib sont biens déterminés ^ peuvent serrir de base à une distribution méthodique. Au iQrpIus^ pour Texactitude du langage, il sera
3l6 Il^STITUTIONS GEOLOGIQUES.
toujours Utile d^'établir des noms afin d^indiqaei les différentes variétés des roches , qui ayant ^ méoie structure que les granits^ en dtfFèreni néanmoins ou dans la nature ou dans les caraco tères des parties constituantes. C^est ainsi qu'ofl a très-bien fait i, à mon avis ^ de donner un non particulier ( lepHnite ) à une .roche qui étao^ composée de feld-spath granulaire mêlé avec dd mica et du quartz ^ a une . apparence bien diSi^ rente .de celle du granit ^ quoiqu'elle en ait h même structure.
§ 199. Bertrand dans ses Nous>eaux principe de géologie imprimés à Paris en 1797^ dit, pag. i^ que les masses^ les montagnes et les contrèei granidques et de pierre quartzeuse qui en sool dérivées^ loin de faire corps entr* elles et avec le centre du globe ^ sont toutes isolées et comme enclavées dans la pierre calcaire tant par*dessoui que par les côtés. Il prétend que dans quelque! montagnes^ le granit descend à peine à ia moitié de leur hauteur centi*ale sm* les schistes et siu les marbres qui en forment le noyau et la base< A la page 6a^'il ajoute . que le . terrains calcairei se convertissent en terrains, granitiques; et à la page 82 ^ il veut que le quartz ne soit autn chose qu^une potasse^ la lessive d'une terre vitreuse ^ c'est-à-dire^ une cendre, comme la stalactite est celle de la terre calcaire. A la page i ^o, il affirme que la nature du granit est celle de la
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cendre, et il trouTe la caqse qui Ta produit dans les incendies qui ont dévasté les premières terres, c'est-à-dire, celles qui étaient les plus cultivées, lorsqu'une végétation prodigieuse et les forces de la nature qui étaient encore dans toute leur énergie \ y ont occasionné la plus grande défiagradoh. A la page a 78, il soutient que le granit est. une agglutination , une vitrification de mon* ceaux de cendre : enfin à la page 489 , il veut que le fluK lixiviel et quajrtzeux . ait formé les vrais granits par ses combinaisons . et cristallisations au milieu des monceaux de cendre les plus purs et les plus fixes. Ces idées aussi étranges , aussi bizarres que peu intelligibles, sont encore contraires aux notions le plus généralement reçues en chimie; elles ne sont d^ailleurs' appuyées sur aucun fait géologique. Le même auteur à la page 71, dit qu'on a observé quau Creusot, les filons de charbon fossile passent par-dessous le granit. J'ai visité ce lieu , et j'ai vérifié ce qui était déjà connu, savoir, que les amas de houille sont déposés presque verticalement entre les couches de schiste micacé et de grès ( Y oj. Journal des mines ^ n.° 4^ ) ; de manière qu'il semble que Bertrand a confondu les matières adossées avec celles qui sont placées au-dessous , • et qu'il n'a pas su distinguer la nature de la roche qui est en contact avec le charbon fossile.
3l8 INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES.
§ acc. Le granit qui domine sur toutes le» autres roches connues^ soit parce qu^il s'élève dans Tatmosphère à de plus grandes hauteurs^ soit parce qu il pénètre dans les entrailles de la terre à des profondeurs plus considérables, est très-répandu dans le globe. Quelques géologne» ont voulu déterminer en quelle proportion il existe à la surface de la terre relativement aux autres roches (i); mais nous n'avons pas encore
(i) Htttton a soutenu que ti Ton veut jager diaprés les apparences, c*est-à«dire , cT après ce qu*on voit à la superficie terre||re , le g;ranit ne forme pas la dixième , ni peut-être même la centième partie du règne minéral. Le savant Playfair , son commentateur, ne dissimule pas qu^ube évaluation qui varie du dixième jusqu^an centième , est trop indétermmée , et prenant la moyenne proportionnelle d^un grand nombre d^observatîoiis faites dans la chaîne des Alpes, dans celle des Pyrénées ^ et en Ecosse, il estime la superficie terrestre qui est couverte de roches granitiques dans Tancien continent , la quatre-vingt-dixième partie de la même superficie. U faut pourtant convenir que ces calculs sont fi>rt incertains, et que si leur résultat approzimatiC peut s'appliquer à TEurope, on ne doit pas du moins retendre à FAsie et à 1* Afrique, régions sur lesquelles nous n^avona pas des notions assez posidves. U convient d*observer que suivant De Bucb et Hausmann, le véritable granit est trèa-rare dans la Norvège , dans la Laponie et dans le nord de TEurope , où la roche prédominante est le gneiss , et plus rare encore dans la péninsule de Fltalie , où abstraction faite des deux extrémitéa ^ c*est»Â-dire , de Textrémité septentrionale qcd se confond avec la base des Alpes, et de F extrémité méridionale qui est dans la Calabre, la grande chaîne des Apennins ne présente nulle part du granit; il est pourtant commun dans les îles adjacentes. ]>8 anciens Romains tirèrent beaucoup de colonnes de granit
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des données suffisantes pour résoudre ce problème. Le granit est généralement considéré comme la roche la plus ancienne de toutes celles auxquelles on a donné le nom de primitives^ parce qu'il semble qu^ elles ont précédé Texistence de tous les corps organisés soit animaux^ soit ' végétaux. Si Ton a trouvé quelquefois dans les granits^ quelques traces de ces substances^ ce n'a été que dans les fentes où des corps étrangers ont pu s'introduire avec des matières de transport^ ou dans les endroits qui ont été couverts par des dépôts calcaires coquilliers ^ dont quelques parties se sont insinuées dans les ruptures et les vides de la roche granitique. C'est ce qui a donné lieu à beaucoup d'équivoques cbat les granits de Messine nous offrent un exemple. Quelques géologues avaient cru voir dans ces granits ^ des corps marins ^ mais les observations de Spallanzani et de Ferrara ont prouvé que celait une méprise. Je crois qu'il serait inutile de rapporter les historiettes de quelques antiquaires qui ont prétendu avoir trouvé des
cles iles de Corse et d*£ibe; et les granits de Tfle du Giglio •ont très-renommée, parce quUls présentent de beaux groupes de cristaux de tourmaline mêlés avec des cristaux qoartzeux limpides et traii8pai>ens. Nous ayons dit ci-dessus que le gneiss est la roche qui prédomine d^s le nord de TEurope , mais suivant le récent voyage de M.' Giescke dans le Groenland, qui a séjourné pendant cinq ans dans cette contrée lointaine , le gneiss manque entièrement entre le 70 degré de latitude et le 77.
monnoies dans Fintérieur des granits: mais dam un ouvrage imprimé en allemand^ j'ai 'vu quoo fait mention d'un échantillon de granit qui prétente l'empreinte profonde d^un "poisson , échantillon qu'on conserve dans le cabinet de M.' k Baron de Raknitz à Dresde; on y dit aussi qiH de pareils morceaux sont comraiuns dans la Lusacc supérieure. Bien que j'aie beaucoup d'estime poia le savant auteur de cet ouvrage ^ je crains qu'il n'ait équivoque en donnant le noin de granit i un grès ou à quelques variétés de grauwake; en effet, on désigne ce granit par le nom de régénéré et très^voisin du gneiss. Si le granit est formé, comme cela pavoît Certain^ par une rr»^ tatlisation simultanée de ses parties, il serait difficile de concevoir comment il pourrait se régénérer. De la décomposition du granit, il résultera des sables, qui, susceptibles d'une nouvelle union, formeront des pierres sabloneusee , mais jamais de véritables granits, ni de roche dont les partie» soient unies par la force d'une cristallisation contemporaine. On a encore parlé d'un morceau de granit trouvé par Hubel entre 'Wisbaden et Ilsteiu, contenant une coquille pétrifiée qui a été reconnue par Cartheuser; mais on doit faire attention que le granit dont on parle, n'est pas bien décrit ; ce sera peut-être un de ces granit» qu'on appelle régénérés , ou un granit semblable à ceux de Messine.