LE CASSE-TETE
cette population soit fabuleuse, il n'est pas douteux que ces haches, arrondies sur un côté et pointues de l'autre, comme on en voit aux Amazones sur un grand nombre de monuments, n'aient été employées par certains peuples de l'Asie, notamment par ceux qui habitaient aux environs du Caucase. Nous avons déjà montré cette hache sur la figure 230 du volume VÉgypte et VAsie.
La hache ne paraît pas avoir été employée dans les armées régulières de la Grèce et de Rome, mais nous la retrouvons en Gaule.
Fig. i45. — Armes gauloises.
Les sculptures qui décorent les arcs de triomphe d'Orange et de Carpentras représentent des armes gauloises du commencement de l'empire. A cette époque, les formes nationales s'étaient déjà modifiées au contact des Romains; c'est ce qu'on voit, par exemple, sur la figure 445, qui représente un bas-relief de l'arc de Carpentras, où sont deux épées et une hache à double tranchant.
Chez les B'rancs, la hache devient la francisque.
Le casse-tête. — Les Égyptiens se servaient également, quoique plus rarement, du casse-tête. Nous avons au Louvre un casse-téte égyptien ; il est en bois très pesant et cerclé d'anneaux de bronze épais et mobiles. Ces anneaux, en s'accumulant à l'extrémité de l'arme, doublaient l'intensité du coup. Mais il y en a de plusieurs