‹ Institutions d'Hippocrate, ou, Exposé philosophique des principes traditionnels de la médecineChapitre 14 sur 84 · XXI1 AVANT— PROPOS · texte numérisé non relu

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qui, bien que nés les uns des autres, accusent cependant par leurs divergences l'état encore incertain de la science à l'époque où ils ont paru.

Le recueil d'Institutions expose à l'état de coordination les vérités fondamentales de la médecine enseignées par Hippocrate ; il constitue, en ce sens, ce qu'on pourrait appeler la Bible médicale.

Le Résumé philosophique du naturisme, du vitalisme et de Vorganicisme présente le tableau des développements de la pensée médicale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nous; c'est en quelque sorte l'histoire de la médecine ramenée aux trois grandes doctrines par lesquelles l'idée fondamentale a passé. Il affecte à chacune d'elles les théories qui lui sont propres ; il établit la part exacte des succès passagers de l'esprit d'imagination s'exerçant sur la médecine, et la part plus importante des fortunes légitimes du génie; enfin, il donne les pièces authentiques, et pour ainsi dire inventoriées, d'un débat plein d'intérêt qui remonte aux premiers âges de la médecine, passionne encore aujourd'hui les champions du vitalisme et de l'organicisme, et aura certainement pour dénoûment de rallier à la médecine traditionnelle la génération qui monte et s'apprête déjà à nous remplacer.

Enfin , l'Essai sur la constitution de la médecine présente la synthèse philosophique de tout un ordre de principes destiné à constituer la vérité précise en médecine, quand il aura été repris, revu, élaboré et sanctionné par l'esprit médical.

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Pour hâter cet événement, nous appelons dès aujourd'hui sur ce travail la critique éclairée des hommes instruits et habitués aux luttes courtoises du langage ; mais nous repoussons avec la même indépendance la critique tracassière et creuse des hommes superficiels ou malintentionnés.

Il en est une surtout que nous répudions formellement, c'est celle du Bulletin de thérapeutique publié par M. Debout : nous la répudions, parce qu'elle est agressive et fiévreuse, parce qu'au lieu d'éclairer, elle éclabousse ; en un mot, parce qu'elle ne se possède pas, et qu'on ne saurait, par conséquent, ni la prendre au sérieux, ni l'écouter.

Mais, cette réserve faite, advienne à son jour, à son heure et avec toutes ses rigueurs, la critique impartiale et loyale..., nous l'accueillerons comme un bienfait, nous la saluerons comme un honneur.

Dr Éd. A.

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