CHAPITRE III. — De diagnostic
Sommaire. — Préceptes généranx. — Comment on apprend à distinguer la nature des maladies. — De la manière d'interroger les malades. — Conditions d'un bon diagnostic.
Il faut savoir d'où proviennent les diverses maladies ; pourquoi certaines sont toujours longues, tandis que d'autres ne le sont pas; pourquoi les unes occasionnent des destructions manifestes dans quelque partie et que d'autres n'en occasionnent pas. — Il faut être au fait de ce en quoi l'art est avancé, en quoi il se trouve en défaut ; — il faut savoir ce que l'art est capable d'opérer. — On doit savoir ce qu'il faut ne pas dire, ne pas faire; — en quoi consiste l'occasion et le hors de propos. — Il faut étudier la cause du mal, l'état du malade et le malade lui-même; — il faut étudier la constitution de l'atmosphère. — L'habitude, le régime, le genre d'occupation, — l'âge du malade, son tempérament, son silence, — son sommeil, ses rêves, ses excrétions, — et surtout comment tous ces symptômes se succèdent. — Les abcès sont-ils critiques ou mavais? — Les sueurs, les frissons, la toux, le hoquet, la respiration, les hémorrhoïdes ? — Et ce qui vient à la suite de ces divers symptômes. • — En abordant un malade, demandez-lui ce qui lui fait mal; à quoi il attribue ce qui lui fait mal; depuis combien de temps il souffre. — Méditez; — voyez ce qu'il faut faire; — laissez au malade la liberté de tout dire; — tenez compte de l'âge, de la saison, de l'état de la vue, de l'ouïe, de l'odorat, du goût, du tact. — Pour juger les douleurs, il faut avoir égard à la sensibilité propre des personnes; — examinez ce qui se passe dans les troubles et dans la succession des maux. — Faites
attention aux changements qu'amènent les années et les saisons nouvelles.