CHAPITRE XXII
FIN DE L'HISTOIRE DE LA LITURGIE DURANT LA PREMIÈRE MOITIÉ DU DIX-HUITIÈME SIÈGLE. — TRAVAUX DES SOUVERAINS PON- TIFES SUR LA LITURGIE ROMAINE. — AUTEURS LITURGISTES DE CETTE ÉPOQUE.
Dans le cours des cinq chapitres que nous venons de consacrer à Phistoire de la Liturgie , dans la première moitié du dix-huitième siècle , nous n'avons eu à nous occuper que de la France. Ce pays tout seul a été le théâtre de la triste révolution dont nous avons eu à retracer le désolant tableau. Le reste de la Catholicité demeurait fidèle aux traditions antiques, à l'unité Romaine de la Liturgie. Le Siège Apostolique y réglait toujours les formes du culte ; ses décrets y étaient reçus avec obéissance , et les livres Grégoriens continuaient d'y servir d'expression à la piété du clergé et des fidèles.
Mais, durant les cinquante années de ce demi-siècle, la Liturgie Romaine ne fut pas sans recevoir de précieux accroissements. Pendant que l'Eglise Gallicane procédait par voie de destruction , les Pontifes Romains , si jaloux de conserver l'antique dépôt de saint Grégoire , l'enrichissaient de nouveaux Offices et de nouvelles Fêtes.
Le grand et pieux Clément XI , dans sa sollicitude pour les besoins temporels du peuple Chrétien , remplit une lacune importante dans les livres de la Liturgie. Parmi les prières que l'Eglise adresse à Dieu dans les diverses calamités, les siècles précédents n'en avaient point offert pour détourner le redoutable fléau des tremblements de terre. En l'année 1705 ,
l'Italie ayant été désolée par de nombreuses catastrophes de ce genre, Clément XI composa et plaça dans le Missel les trois magnifiques Oraisons qui portent en tête cette Rubrique: Tempore terrœ motus. Au Bréviaire, dans les Litanies, il prescrivit désormais cette invocation : A flagello terrœ motus, li* bcra nos , Domine.
Ce fut le même Pape qui étendit à l'Eglise universelle la solennité du très saint Rosaire, du rite double majeur, en commémoration de la victoire de Lépante. Il donna un nouvel Office de saint Joseph , établit iomUêi la fête de saint Anselme ave île titre de Docteur, et celle de saint Pierre dWIrantara; ai semi-doubles (elles de saint Pie V, de saint Jean de Dieu et de sainte Hedwlge. Il créa semi-doubles d'obligation les fêtes de saint Vincent Ferrier, de saint Anlonin et de saint Ubalde, dont roiïice était précédemment ad libitum. Enfin, il établit la Commémoration de saint Liboire, Evêque du Mans, au 23 juillet , en reconnaissance du soulagement qu'il avait éprouvé par l'intercession de ce saint dans une infirmité pour laquelle on l'invoque dans toute l'Eglise.
Innocent XIII institua la fête du très saint Nom de Jésus, du degré double de seconde classe, et celle de saint Isidore de Séville , double mineur avec le litre de Docteur. Il éleva au même rang dédouble mineur, de semi-doubles qu'ils étaient, les Oflices de saint Paul, Ermite, et de saint Jean de Dieu, et créa semi-double d'obligation celui de sainte Elisabeth de Portugal, qui auparavant était ad libitum.
Benoît XIII, outre la fête de saint Grégoire VII dont nous avons parlé, institua celle des Sept Douleurs de la Sainte Vierge, celle de Notre-Dame du Mont-Carmel , et celle de Notre-Dame de la Mercy, toutes trois du degré double majeur. Il établit du rite double mineur les fêtes de saint Pierre Chrysologue, avec le titre de Docteur; de sainte Seholaslique,
de saint Jean de Sahagun, et de sainte Rose de Lima. Il éleva au même degré les Offices de saint Vincent Ferrier, des saints Jean et Paul, et de sainte Brigitte, qui n'étaient que semiioubles auparavant. Saint Eusèbe de Verceil et saint André i'Avellino, furent admis au Bréviaire avec le degré semi- \iouble par le même Pontife, qui créa semi-double d'obligation ta fête de saint Wenceslas, qui jusque-là jouissait de ce degré f>eulement ad libitum.
Ces travaux sur le Bréviaire Romain ne sont pas les seuls Inérites de Benoît XIII à l'égard de la Liturgie. Le Cérémonial desEvêques, fut, de sa part, l'objet d'une révilion minutieuse et obtint d'importants accroissements , par ras soins personnels du Pontife et de la Commission qu'il Institua à cet effet. Le Cérémonial , ainsi réformé , fut an^ lOncé à l'Eglise Catholique et promulgué par un Bref du mars 1727.
Aucun Pape n'a surpassé Benoît XIII , et bien peu l'ont
lijalé dans son zèle pour les Fonctions saintes. On compte
| ir centaines les autels qu'il dédia solennellement , soit à Bé-
iîvent, pendant qu'il en était Archevêque, soit à Rome, dans
cours de son Pontificat : la seule Basilique de saint Pierre
[1 renferme douze consacrés par lui. Le nombre des Eglises
|i'il dédia n'est pas moins étonnant. On le vit, entre autres,
urant son Pontificat, se transporter au Mont-Cassin, pour y
|ire la Dédicace de la nouvelle et magnifique Eglise de Saint
moît, qu'il érigea en Basilique. Désirant honorer la mémoire
| Gavant!, il créa pour l'Ordre des Barnabites, à perpétuité,
ie charge de Consulteur de la Congrégation des Rites.
i Clément XII éleva au rite double majeur la fête de sainte
me, mère de la Sainte Vierge, et transféra celle de saint
lichim au Dimanche dans l'Octave de l'Assomption. Il ins-
lia , du rang double mineur, l'Office de saint André Corsini,
à la famille duquel il appartenait ; de saint Vincent de Paul et de sainte Gertrude. Il éleva au même degré les fêtes semidoubles de saint Stanislas de Cracovie et de sainte Monique, et établit semi-doubles celles de saint Jean de la Croix et de sainte Julienne de Falconieri.
Enfin , Benoît XIV monta sur le Siège Apostolique. Il dut nécessairement s'occuper du culte divin, lui qui ne fut étranger à aucune des nécessités de l'Eglise , et que ses doctes écrits ont placé à la tête des liturgistes de son temps. Versé profondément dans la connaissance des usages de l'antiquité, ce Pontife ne vit pas avec indifférence la modification grave qu'avait subie le Calendrier du Bréviaire Romain, depuis l'époque de saint Pie V. Les Fériés se trouvaient diminuées dans une proportion énorme, par l'accession de plus de cent Offices nouveaux; le rang de doubles, assigné à la plupart de ces Offices, entraînait de fait la suppression d'une grande partie des Dimanches. Il était bien clair que l'antiquité n'avait pas procédé ainsi. D'autre part, cet inconvénient de la multiplicité des fêtes des Saints avait été exploité par les novateurs Français : devait-on continuer à laisser subsister un prétexte à l'aide duquel ils avaient rendu tolérable à bien des gens leur divorce avec les livres Romains ?
Le Pontife commença par prendre une résolution à laquelle il se montra fidèle dans tout le cours de son Pontificat de dix-huit ans; ce fut de n'ajouter aucun nouvel Office au Bréviaire (1). Seulement, il attribua à saint Léon-le-Grand le titre de Docteur, par une Bulle solennelle; mais ce saint Pape était déjà au Calendrier Romain depuis de longs siècles. On aime à voir cette réclamation en faveur des usages antiques
(1) Emmanuel de Azcvedo. De Divino Officia exercîtationes selectœ. Pars /. page 45.
cette répugnance à entrer dans des voies nouvelles qui caractérise les opérations du Saint Siège. Mais la Providence ne tarda pas à manifester ses volontés sur cette grande question, par l'organe des successeurs de Benoît XIV, qui reprirent tout aussitôt l'usage d'insérer, à chaque Pontificat, de nouveaux Saints au Bréviaire.
Benoît XIV ne chercha pas seulement à garantir l'Office du Dimanche et celui de la Férié contre l'invasion des Fêtes nouvelles; il projeta même une réforme du Bréviaire. Il croyait, en effet, que si, dans le Bréviaire Romain , la partie Grégorienne devait être réputée inviolable, la partie mobile, à savoir les Leçons introduites par saint Pie V, pouvait être susceptible d'une révision. L'œuvre du seizième siècle était, sans doute , un chef-d'œuvre pour son temps ; mais deux siècles après, n'était-il pas possible de remplacer certaines Homélies des saints Pères que la science moderne avait démontrées apocryphes? de retoucher quelques Légendes, bien qu'en très petit nombre (1) qui avaient besoin d'être mises en harmonie avec les exigences d'une critique plus sévère? En Conséquence , il chargea le P. Fabio Danzetta , Jésuite , de faire un travail sur cet objet. L'ensemble des notes de Danzetta sur la correction du Bréviaire Romain, ne formait pas
(1) Il ne s'agit ici que de quelques traits seulement; car on doit savoir que le docte Benoît XIV était bien loin de mépriser l'autorité des Légendes du Bréviaire Romain. Il dit même expressément , dans son Traité de la Canonisation des Saints, qu'il n'en est pas une qui ne soit I susceptible d'être défendue d'après les principes de la science ecclésiastique. Il était donc bien loin d'abonder dans le sens de nos modernes Uturgistes , qui ont sacrifié en masse les traditions Catholiques sur la plupart des Saints du Calendrier. Nous aurons ailleurs occasion de juger leur travail, jour par jour ; comme aussi , nous traiterons spécialement de l'autorité des Légendes du Bréviaire Romain , en général et en particulier.
moins de quatre volumes in4° (1). Nous avons cherché en vain ce curieux manuscrit, durant notre séjour à Rome. Zaccaria atteste en avoir vu un exemplaire entre les mains du Prélat, depuis Cardinal Gabrielli. Quoi qu'il en soit, loi travail de Danzetla resta à l'état de Remarques sur le Bréviaire Romain , et Benoît XIV, après avoir considéré attentivement les difficultés de plus d'un genre qui s'opposaient à celte réforme du Bréviaire, finit par renoncer à son projet; sans doute , le temps n'était pas venu encore de tenter ce grand œuvre, peut-être parce que les inconvénients qu'on voulait éviter n'étaient pas réels, ou encore que les principes qui auraient présidé à ce travail n'étaient pas de nature à l'amener à une fin heureuse et convenable.
Au reste, Benoît XIV, s'il n'opéra pas la réforme du Bréviaire Romain, n'en porta pas moins sa sollicitude efficace sur un grand nombre de matières liturgiques qui la réclamaient impérieusement. Le Martyrologe Romain dont nous avons raconté ailleurs la réforme par Grégoire XIII, et auquel les Pontifes Romains avaient successivement ajouté les noms des Saints nouvellement canonisés, fut spécialement l'objet des travaux de Benoit XIV. Il en prépara une édition qui parut à Rome , par son autorité, en 1748. Plus tard, il adressa à Jean V, Roi de Portugal, des Lettres Apostoliques dans lesquelles il rend compte , avec moins de dignité peutêtre que d'érudition, des motifs qu'il a eu d'admettre ou de n'admettre pas certains personnages dans ce Martyrologe. Cet immense Bref est du 1er juillet 1748.
Le Pontife s'occupa aussi du Cérémonial des Evêques, sur lequel Benoît XIII avait déjà travaillé, ainsi que nous venons
(I) Albergotti, Evùque d'Arezzo. La Divina Salmodia. page 251.— Il Breviarîo Romano difeso e giustificato. Anonyme. 1790. page 82. — Zaccaria. Bibliotheca Bilualis. Tome III. pagecccxxxviij.
de le dire. La publication définitive de ce livre , dans la forme qu'il garde encore aujourd'hui, fut faite par un Bref du 25 mars 1752.
Le Bullaire de Benoît XIV présente de nombreuses preuves du zèle qui l'animait pour la conservation des Rites sacrés , et nous aurons occasion d'y revenir souvent dans le cours de cet ouvrage. Nous indiquerons seulement ici en passant les nombreuses Constitutions et Règlements sur les rites des Grecs et des autres Orientaux unis; les Bulles et Brefs, sur la célébration de l'Octave des saints Apôtres, à Rome; sur la défense faîte aux Evêques de j amais obéir aux Princes qui leur enjoignent des prières publiques ; contre les Images superstitieuses; sur la Bénédiction des Palliums ; pour accorder à tous les Prêtres des Royaumes d'Espagne et de Portugal la faculté de célébrer trois Messes le jour de la Commémoration des Morts; contre la musique profane dans les il Eglises; sur la Rose d'or; contre l'abus des Chapelles privées ; pour l'érection de l'Eglise de Saint-François, à Assise,, I-m Basilique patriarchale , etc.
Le même Pontife, jaloux d'imiter la conduite de Benoît XIII , [ui avait voulu , comme nous l'avons rapporté ci-dessus, holorer la mémoire de Gavanti, créa aussi, pour l'Ordre des "héatins, à perpétuité, une charge de Consulteur dans la Conrégation des Rites, en reconnaissance des services rendus à i science liturgique par le B. Joseph-Marie Tommasi et par î savant Gaétan Merati. Peu de temps après , il fit la même liose en faveur de la Compagnie de Jésus, et nomma Consulmr l'illustre P. Emmanuel Azevedo. On trouvera ci-dessous notice des travaux de Merati et d' Azevedo. Enfin, Benoît XIV, voulant procurer plus efficacement icore l'avancement de la science liturgique, érigea dans le ollége Romain, qui est en même temps une Université tenue t. », 54
par les Pères de la Compagnie de Jésus, une Ecole spéciale des Rites sacrés, qui a été depuis transférée au Séminaire Romain. On ne tarda pas à ouvrir dans différentes villes d'Italie des Ecoles de Liturgie sur le modèle de celle de Rome. Nous croyons faire plaisir à ceux de nos lecteurs qui s'intéressent au progrès de la science ecclésiastique, en insérant, dans une note, à la fin de ce chapitre, les règlements de l'Ecole Romaine. Qui sait si quelque jour il ne nous prendra pas fantaisie, à nous autres Français, de nous livrer enfin à l'étude raisonnée des Rites sacrés (1) ?
Tels furent les travaux des Pontifes Romains sur la Liturgie, durant la première moitié du dix-huitième siècle. Il n'est pas rare d'entendre des personnes, graves d'ailleurs, témoigner leur étonnement de ce que ces mêmes Pontifes, si zélés pour le dépôt des traditions liturgiques, n'aient pas fulminé contre les nouveautés dont les Eglises de France étaient le théâtre à celte époque. Nous avons même été à portée de nous apercevoir que plusieurs semblaient disposés à regarder ce silence comme une sorte d'approbation.
Cependant, si ces personnes voulaient se donner la peine de parcourir les Collections imprimées des Décrets des Congrégations du Concile de Trente et des Rites, elles y trouveraient des preuves multipliées des intentions persévérantes du Saint Siège sur l'observation des Constitutions de saint Pie V, pour le Rréviaire et le Missel Romains. Toutes questions adressées sur ce sujet , à Rome , ont été et seront toujours résolues dans ce sens.
Maintenant, est-il nécessaire que le Siège Apostolique entreprenne de faire le procès à toutes les Eglises qui, n'étant pas dans le cas d'exception admis par saint Pie V, ont,
(1) Vid. la note A.
nonobstant ce, abjuré les usages Romains? D'abord , pour
cela, il faudrait qu'on eût gardé à Rome une Statistique de la
Liturgie des Eglises d'après les règles fixées dans la Bulle
Quod a nobis , afin d'être en mesure de poursuivre celles qui
se seraient écartées de leur devoir. Mais cet Etat, quand a-t-il
été dressé? par qui l'a-t-il été? Il est visible qu'avant de lancer
sa Constitution , le saint Pape n'avait même pas un rapport
exact de la situation des Eglises, quant à la Liturgie Romaine,
puisqu'il était contraint d'adopter la moyenne de deux cents
|ans de possession. De plus, il n'exigeait même pas que les
Eglises instruisissent le Saint Siège du parti qu'elles auraient
)ris; il s'en rapportait , comme on l'a vu , à la conscience des
îvêques et des Chapitres. Les Archives Pontificales ne pos-
èdent donc aucun titre de conviction contre les Eglises qui
uraient violé la Bulle. Il est vrai que le défaut de ce titre
le conviction ne saurait faire que ce qui , au seizième siècle,
ût constitué un grave délit, soit devenu légitime au dix-'
uitième.
Il y a long-temps que des novateurs ont prétendu s*autoser du silence du Saint Siège dans leurs sentiments, ou leurs raiiques audacieuses. On leur a toujours répondu que le since du Saint Siège ne devait pas plus être invoqué par eux nnme une approbation, qu'il ne devait non plus être regardé mime la confirmation de certaines sentences rendues dans étroites localités. Le Pontife Romain a reçu la mission d'enigner ; il est le Docteur de tous les Chrétiens. Quand il a lié, la cause est finie. Tant qu'il n'a pas parlé, on doit s'abslir d'arguer quelque chose de son silence. Admettons donc, me part, qu'il ne s'est pas expliqué sur les nouvelles Li- ^gies Françaises; mais convenons , d'autre part, qu'il n'a > manqué une occasion pour déclarer que les Eglises asintes au Bréviaire et au Missel de saint Pie V n'ont point
la liberté de se donner un autre Bréviaire et un autre Missel. Que si nous voulons chercher les raisons de la grande réserve que le Saint Siège a gardé dans l'affaire des nouvelles Liturgies, il nous suffira de nous rappeler la maxime fondamentale du Gouvernement Ecclésiastique , maxime suggérée par le Dieu fort et miséricordieux : Il n'éteindra pas la mèche qui fume encore; il n'achèvera pas de rompre le roseau déjà brisé (l). Est-ceà dire pour cela que Rome doit approuver l'affaiblissement de la lumière dans cette lampe qui devait toujours luire avec splendeur , ou qu'elle devra se réjouir des fractures imprudentes qui ont compromis la solidité du roseau ? Autant vaudrait dire que Dieu , qui dissimule les péchés des hommes à cause desla pénitence qu'ils en feront (2) , est de connivence avec ces mêmes péchés. Et pour ne parler que des matières contenues dans ce volume, quand Benoît XIV nous dit, en parlant de la Défense de la Déclaration de 1682, par Bossuet (5) , qu'il serait difficile de trouver un ouvrage aussi opposé à la doctrine reçue partout sur les droits du Pontife Romain, et que cependant on s'est abstenu, à Rome, de le censurer ; quels motifs donne le Pontife pour expliquer cette tolérance ? Met-il en avant les égards dus à la mémoire du grand Evêquede Meaux qui a, d'ailleurs, si bien mérité de la religion, ex tôt aliis capitibus de religione bene meriti? — N$dum , répond Benuii XIV. Ce fut uniquement pour éviter de nouvelles discordes : Sed ob justum novorum dissidiorutn timorem. Quand les Parlements Français et l'Assemblée du Clergé de 1730 s'entendaient , chacun à sa façon , pour supprimer le culte de saint Grégoire VII , dira-t-on que le
(1) Is. XLIII. 5. — Matth. XII. 20.
(2) Sap. XI. 24.
(ô) Vid. ci-dessus, pages 186 et 464.
silence que garda Benoît XIII signifiait qu'il renonçait à son Décret universel pour le culte de ce saint Pontife? qu'il tenait pour abrogés les cinq Brefs qu'il avait rendus contre les opposants à ce Décret? Il faut bien convenir qu'il n'en est pas ainsi, puisque la fameuse Légende a été maintenue au Bréviaire Romain, comme de précepte strict, pour le 25 mai, sub pœna non satisfaciendi (1). Apprenons donc à connaître la raison sublime de cette patience du Siège Apostolique , et souvenons-nous que ce n'est pas la sagesse humaine , mais la divine et éternelle Sagesse qui a donné ce conseil à ceux, qu'elle envoyait au milieu des hommes : Soyez prudents comme le serpent : estote prudentes sicut serpentes (2) .
Il est temps enfin de mettre sous les yeux du lecteur la Bibliothèque des auteurs liturgiques de la période que nous avons parcourue.
(1701). Notre liste s'ouvre par Lazare-André Bocquillot , Chanoine d'Avallon, qui a laissé un ouvrage assez curieux T mais écrit avec les préjugés de son temps, intitulé : Traité historique de la Liturgie sacrée, ou de la Messe. Paris, 1701, in-8°. Il rédigea aussi le Rituel du Diocèse d'Autun,
(1701). Alain, Chanoine de Saint-Brieuc, a donné un volume in-12, rare et curieux , sous ce titre : Devoirs et Fonc* tions des Aumôniers des Evêques.
(1701). Prosper Tinti , personnage que nous ne connaissons que par Zaccaria , est éditeur du volume intitulé : Séries
(i) Nous pouvons même attester, de science certaine , que l'Evêque ie New- York, en 1830, ayant demandé a Rome s'il pouvait, dans son Diocèse, omettre rofflee de saint Grégoire VII , par ce seul motif de ne ?as fournir un prétexte de plus aux continuelles déclamations contre 'Eglise Romaine , dont les journaux protestants des Etats-Unis reten- Issent trop souvent , il lui fut répondu qu'il ne devait rien innover, nais célébrer, comme par le passé, la fête du saint Pontife.
(2) Matth. X. 1Q.
sacrorum Rituum in aperitione portée Basilicœ Patriarchalis sancti Pauli. Rome. in-4°.
(170-2). François-Antoine Phœbeus, publia cette année, à Rome, trois dissertations : De sacris Liturgiœ Ritibus. 1702. in-8°.
(1702). Jean-Christophe Battelli, Bénéficier delà Basilique Vaticane, et plus tard Archevêque d'Amasie, a laissé un savant traité sous ce titre : Ritus annuœ ablutionis altaris majoris Basilicœ Yaticanœ in die Cœnœ Domini, explicatus ac illustratus. Rome. 4702 et 1707. in-8°. Il a laissé aussi : Brevis enarratio sacrorum Rituum servatorum in aperiendo et claudendo portam sanctam Patriarchalis Basilicœ Liberianœ. Cet ouvrage, continué par Antoine-Dominique Norcia, Chanoine de Saint-Laurent in Damaso, parut à Rome , in-f°, en 1756.
(1703). Adrien Baillet, critique scandaleux et téméraire, a complété ses Vies des Saints par une Histoire des Fêtes mobiles. Paris, 1703, in-8°.
(1703). R. Vatar, auteur du livre intitulé : Des Processions de l'Eglise , de leurs antiquités, utilités et des manières d'y bien assister (Paris, 1703, in-8°) , ne nous est connu que par son livre.
(1706). Jean Pastricio, Professeur de Théologie polémique au Collège de la Propagande , a publié une dissertation sous ce titre : Patenœ argenteœ mysticœ , quœ Foro-Cornelii in Cathedrali Ecclesia colitur descriptio et explicatio. Rome,
(1708). Dom Benoît Bacchini, Abbé Bénédictin de la Congrégation du Mont-Cassin, mérite une place distinguée parmi les liturgistes de son temps, pour les savantes notes dont il a enrichi son édition du Liber Pontificalis , sive vitœ Pontificum Ravennatum. Modène, 1708, 2 vol. in-4°.
(1708). Joseph Bingham, Docteur de l'Université d'Oxford et Curé Anglican, ne saurait être oublié ici sans injustice, ayant si grandement mérité de la science des antiquités ecclésiastiques et liturgiques en particulier, par le bel ouvrage dont il publia le premier volume à Londres, en 1708, sous ce titre : Origines Ecclesiasticœ, or tho antiquities of the Christian Church. Cet ouvrage , grandement utile , malgré les innombrables erreurs protestantes dont il est souillé, a été traduit en latin par J. H. Grichow, et publié à Hall, en onze volumes in-4°. 1724 — 1738.
(1709). Antoine Baldassari, Jésuite Italien, a publié les ouvrages suivants : 1° Il Sacerdote sacrificante a Dio nelV Altare > con la norma délie Rubriche, cioè il Sacerdote reso t?sperto nelle Cerimonie délia Messa. Pistoie. 1699. — 2° La sacra Liturgia dilucidata. Forli et Urbin. 1697-1G98. 3 vol. in-12.
— 3° 1 Pontificii Agnus Dei dilucidati. Rome, 1700, in-12.
— 4° La Rosa d'oro, che si benedice nella quarta Domenica di Quaresima dal sommo Ponte fice. Venise , 1709 , in-8°. — 5° Il Pallio Apostolico dilucidato. Venise, 1719, in-8°.
(1709). Dom Thierry Ruinart, savant Bénédictin de la Congrégation de Saint-Maur, a laissé manuscrit l'ouvrage intitulé : Disquisitio historica de Pallio Archiepiscopali , qui a été publié parmi les ouvrages posthumes de Dom Mabillon. 1724. in-4°.
(1710). François Orlendis, Dominicain, a laissé un savant traité : De duplici lavacro in Corna Domini. Florence, 1710,
(1710). Jean-Baptiste Frescobaldi, personnage qui ne nous est connu que par Zaccaria , a laissé : Pedilavium sive de numéro pauperum quibus lavandi sunt pedes, in feriaVCœnœ Domini, Lucques, 1710, in-4°.
(1715). C'est l'année en laquelle mourut Jean-François de
Percin de Montgaillard, Evêque de Saint-Pons , Prélat qui xx reçu les plus grands éloges de la part des Jansénistes et qui les méritait. Nous avons déjà eu l'occasion de mentionner son zèle pour les maximes françaises sur la Liturgie. Il publia un Traité du droit et du pouvoir des Evêques de régler les Offices divins dans leurs Diocèses» 1686. in-8°. Benoît XIV flétrit ce livre avec énergie et désapprouve hautement la doctrine qu'il contient , dans son Traité de la Canonisation des Saints, à l'article où il parle du Bréviaire Romain.
(1714). Dom Simon Mopinol, Bénédictin de la Congrégation de Saint-Maur, a composé des Hymnes remarquables; on admire surtout celles d'un Oflice de l'Enfant Jésus.
(1715). D. J. Grandet, Curé de Sainte-Croix d'Angers, a donné le curieux livre intitulé : Dissertation apologétique sur l'apparition miraculeuse de N. S. J. C. arrivée au Saint- Sacrement, en la paroisse des Vîmes de Saint-Florent, près de Saumur, le 2 juin de l'année 1008. Chûteau-Gontier, 1715, in-12. On trouve dans cet ouvrage les plus précieux détails sur la fameuse procession de la Fête-Dieu, dite le Sacre d'Angers.
(1715). Christophe-Matthieu Pfaff, Chancelier de l'Université de Tubingue, entre plusieurs dissertations qu'il a laissées sur des matières liturgiques, et dans lesquelles il a répandu une érudition qui fait regretter qu'un homme aussi distingué ait dépensé, hors de la vraie Eglise , les trésors de sa science , a composé celle que nous avons citée ailleurs sous ce titre : Disquisitio de Liturgiis , Missalibus , Agendis, etc. Tubingue. 1721.
(1716). Philippe Buonarotli, Sénateur de Florence, illustre archéologue, est connu par un ouvrage célèbre, indispensable à ceux qui se livrent à l'étude des Antiquités Chrétiennes, et intitulé : Osservazioni sopra alcuni frammentidi vasi antichi,
ornati di figure, trovati nei Cimiterj di Roma. Florence, 1716, in-4°.
(1716). Eusèbe Renaudot, un des plus savants Ecclésiastiques de son temps, appartient à notre Bibliothèque liturgique par le magnifique ouvrage qu'il publia sous le titre de : Liturgiarum Orientalium collectio. Paris, 1716, 2 vol. in-4°.
(1717) . Jean-Baptiste Halden , Jésuite , a laissé cet ouvrage pratique : Ephemerologion Ecclesiastico-Rubricisticum no* vum. Brescia, 1717, in-4°
(1717). Honoré de Sainte-Marie, Carme déchaussé, dans son célèbre traité sur l'Usage et les Règles de la Critique, tomes II et III , traite un grand nombre de questions d'Anîiquité Liturgique.
(1718). Le Brun Desmarettes, Acolythe, auteur des Bréviaires d'Orléans et de Nevers , a laissé, sous le pseudonyme de Sieur de Moléon , d'intéressants Voyages Liturgiques de France, ou Recherches faites en diverses villes du Royaume. Paris, 1718, in-8". C'est à cet auteur Janséniste que nous devons la dernière édition du livre de Officiis Ecclesiasticis , de Jean d'Avranches.
(1718). Dom Jacques Bouillart, Bénédictin de la Congrégation de Saint-Maur, fit paraître , cette année , une édition in Martyrologe d'Usuard , sur le manuscrit original de cet mteur, qui fut Moine de Saint-Germain-des-Près. Le volume îst intitulé : Usuardi San-Germanensis Monachi Martyrolotium sincerum , ad autographi , in San-Germanensi Abbatia ervati fidem editum, et ab observationibus R, P. Sollerii 5oietatis Jesu vindicatum. Paris. in4°.
(1719). Sébastien Paulli, Clerc Régulier des Ecoles Pies,
laissé une dissertation curieuse : De Ritu Ecclesiœ Ncrimœ eocorcisandi aquam in Epiphania. Naples, 1719, in-4%
Il a traité aussi de la fameuse patène de saint Pierre Chrysologue, sous ce titre : De Patena argentea Foro-Corneliensi. Naples, 1745, in-8°. Il laissa, en manuscrit, deux ouvrages fort importants : 1° Lexicon sacrorum Rituum Ecclesiœ Grœcœ et Latinœ. Libri duo, in quibus Ritus utriusque Ecclesiœ exponuntur et elucidantur ; nec non plura ad eos spectantia, sacra vasa , vestes, libri cantus , Festivitates , munera Ecclesiastica, Officia, sacrorum ordinum coîlationes, Monachorum antiquorum consuetudines , vestes , et quidquid sacram Liturgiam spectat, ex probatissimis Auctoribus recensentur. 2 vol. in-fol. — 2° Collectio quarumdam precum , quasin sacris Liturgiis, aliisque Ecclesiasticis Ojficiis quondam adhibitis, partim ex MSS. , partim ex editis vetustis Codicibus eruit, notis illustravit Sebastianus Paulli. 2 vol. in-fol.
(1719). Joseph-Simon Assemani, Maronite, Archevêque de Tyr, a rendu un éminent service aux amateurs de la Liturgie orientale, par la publication de sa fameuse Bibliotheca Orientalis, où il mentionne un grand nombre de pièces concernant les Offices divins. Elle parut à Rome, de 1719 à 1728. Son édition de saint Ephrem est aussi d'un grand prix, pour les nombreuses Hymnes de ce saint Moine, qui jusqu'alors étaient demeurées inédites, au moins pour la plupart. Enfln, Joseph-Simon Assemani a publié les six premiers volumes d'un grand ouvrage , malheureusement resté imparfait , comme tant d'autres , et qui porte ce titre : Kalendaria Ecclesiœ universœ. Rome, 1755-1757, 6 vol. in-4°.
(1720). Philippe Bonanni, Jésuite, est auteur du livre intitulé : La Gerarchia Ecclesiastica considerata mile vesti sacre e civili, usate da quelli quali la compongono, espresse, e spiegate con le immagini di ciascun grado délia medesima. Rome. 1720. In-4°.
(1720). Thomas Brett, Docteur Anglican , fit paraître en
cette année , à Londres , une Collection des principales Liturgies de l'Eglise Chrétienne usitées dans la célébration de la sainte Eucharistie, Cette collection , en langue anglaise , se compose : 1° De la Liturgie tirée des Constitutions Apostoliques; 2° de celle de saint Jacques ; 5° de celle de saint Marc ; 4° de celle de saint Jean-Chrysostôme ; 5° de celle de saint Basile ; 6° de la Liturgie de l'Eglise Ethiopienne: 7° de celle de Nestorius ; 8° de celle de Sévère ; 9° des fragments du Missel Gothique de D, Mabillon ; 10° des fragments du Missel Gallican, du même ; 11° de certaines parties du Missel Mozarabe; 12° du Missel Romain, édition de Rome, 1747 ; 13° delà Liturgie d'Edouard Yï et du livre des Prières Communes , édition de Londres, 1749 ; 14° de la formule de communion de l'Eglise Anglicane ; 15° du fragment de la première Apologie de saint Justin, sur l'Eucharistie; 16° de la Catéchèse cinquième de saint Cyrille de Jérusalem.
(1720). François Oudin, Jésuite, est connu par des Hymnes en l'honneur de saint François-Xavier , qui le mirent en telle réputation , qu'il fut prié d'en composer d'autres pour le Bréviaire d'Autun.
(1720). Le Comte Ortensio Zago , de Vicence, l'un de ces lavants italiens que l'on voit cultiver les sciences Ecclésiasiques conjointement avec les sciences profanes, a laissé leux Dissertations , savoir : De veterum Christianorum ins~ riptionibus et de Liturgiarum in rébus Theologicis usu, >adoue, 1720, in-4\
(1720). Marc-Antoine Boldetti, Chanoine de Sainte-Marie prans Tiberim, et Custode des Sacrés Cimetières , occupe me place distinguée parmi les investigateurs de Rome Souerraine , par son bel ouvrage qui enrichit de nouvelles déouvertes les mémoires si précieux de Bosio et Aringhi. Il st intitulé : Osservazioni sopra % cimiterj de* Sancti Mar«
tiri, ed' Antichi Cristiani di Roma. Rome, 1720, in-fol.
(1721). Joseph-André Zaluski, Evêque de Kiow , fondateur de la fameuse bibliolhèque de Varsovie, et l'un des plus généreux défenseurs de la nationalité polonaise , est auteur d'un livre intéressant, intitulé : Analecta historica de sacra, in die Natali Domini, a Romanis Pontificibus quotannis usitata ceremonia ensem et pileum benedicendi , eaqut munera principibus Chrittianis mittendi. Varsovie, 1721, in-4°.
(1721). Dom Ange-Marie Quirini, Bénédictin de la Congrégation du Mont-Cassin, Evêque de Brescia et Cardinal, ne fut pas moins versé dans la science liturgique que dans les autres branches de Pantiquilé ecclésiastique. Jl a laissé , entre autres: Oflicium Quadragesimale Grœcorum t recognitum et castigatum , ad fidem prœstantissimi codicis Barberini in latinum sermonem conversum , atque diatribis illustratum. Borne, 1721 , in-4°. Les Dissertations que renferme ce volume, qui n'a pas été suivi du second que l'auteur avait promis , roulent sur les objets suivants : 1° De origine et antiquitate sacrœ Grœcorum Synaxeos ; 2° De authoribus O/ficiiproprii Quadragesimalis Grœcorum ; 3d De Dominicis, hebdomadibus Quadragesimalibus Grœcorum ; 4° De erroribus quibus édita Officii proprii Quadragesimalis Grœcorum exemplaria conspurcantur, quibusque omnino vacant veteret codices MSS. ; 5' De Triodicis et Theotociis Quadragesimalibus ; 6' De veteri Quadragesimali Grœcorum Typico.
En 1743, le même Cardinal adressa une lettre de cinquante-deux pages in-folio à Dom Laneau , Supérieur général de la Congrégation de Saint-Maur , De priscis hymnographis Grœcœ Ecclesiœ (Brescia), à l'occasion des travaux que Dom Toustain et Dom Tassin avaient entrepris sur saint Théodore Studite. Les deux Bénédictins Français ré-
pondirent par une lettre de cinquante-deux pages w-4°, en date du 19 avril 1744 (Paris) , dans laquelle ils proposent des difficultés au savant Cardinal sur quelques points de sa Dissertation.
Parmi les lettres latines du Cardinal Quirini, publiées a Rome, il en est une où il combat sur plusieurs points la célèbre Dissertation, en forme de Bref, que Benoît XIV a mise en tête de son édition du Martyrologe Romain. Dans le catalogue que le Cardinal a dressé lui-même de ses ouvrages , il mentionne une Dissertation De nulla Ecclesiœ N. consecratione ex non rite facta duodecim crucum unctione. Il a donné aussi, sous le titre iïEnchiridion Grœcorum (Bénévent, 1725, m-8° ) , une collection des décrets des Pontifes Romains sur les Dogmes et les Rites des Grecs , depuis le schisme.
(1721). Dom Dominique Fournier, Bénédictin de la Congrégation de Saint-Maur , est auteur des Offices de saint Germain d'Auxerre, saint Anselme, saint Laumer de Blois, »aint Phalier et sainte Scholastique , imprimés à Rouen , en 1721. Les Hymnes de l'Office de sainte Scholastique sont de a composition de D. Gabriel Guérin , confrère de Fourrier.
(1721). Pierre Moretti, Chanoine de Sainte-Marie Trans riberim , a composé les traités suivants , dans lesquels il a ut preuve du plus rare savoir : 1° De ritu ostensionis sararum reliquiarum , dissertatio historico-ritualis. Rome, 721 , in-4°; — 2° De ritu variandi chorale indumentum in >lemnitate Paschali. Rome, 1722. Cet ouvrage renferme un ipplément à la Dissertation sur TOstension des reliques; -Z°Ritus dandi Presbyterium Papœ, Cardinalibus et Clericis mnullarum Ecclesiarum Urbis , nunc primum investigatus explanatus. Rome, 1741,in-4°; — 4° Parergon ad lucubramem de ritu dandi Presbyterium , etc. , Sive de festo in ho«
norem Principis ApoHolorum Romœ ad dlem XXV Aprilis instituto enar ratio. Rome, 17 42, in-4°.
(1722). François-Marie Galluzi, Jésuite, a laissé un ouvrage précieux sous ce titre : // rito di consecrare le Cltiese con la sua antichità, significato , convenienza , prérogative. Rome, 1722.
(1722). L'illustre Prélat Romain, François Bianchini, n'est pas une des moindres gloires de la science liturgique au dix-huitième siècle. Nous citerons ses deux savantes Dissertations De Kalendario et cyclo Cœsaris ac de Paschali Canonc Sancti llippoliti Martyris ( Rome, 1705, in-fol.) ; mais surtout la magnifique édition du Liber Pontificalis attribué à Anastasc le Bibliothécaire , dont il publia trois volumes en 1718, 1725 et 1728; ouvrage dont les Préfaces, les Dissertations et les Noies sont du plus haut intérêt pour les amateurs de la science des Rites sacrés.
(1722). Michel Amati , Prêtre [Napolitain, est auteur d'une Dissertation De opobalsami specie ad sacrum Chrisma confîciendutn requisita. Naples, 1722.
(1725). Jean-Frédéric Bernard, savant libraire d'Amsterdam , n'est point un personnage assez sérieux sous le rapport liturgique pour avoir droit à une place dans cette Bibliothèque; nous l'y admettons cependant à raison de l'importance que les gravures de Bernard Picart ont données à son ouvrage sur les Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde. Ce grand ouvrage, dans la composition duquel il fut aidé par Bruzen de la Martinière, et dont l'esprit protestant et superficiel n'a pas entièrement disparu dans l'édition postérieure qu'en ont donnée les Abbés Banier et Le Mascrier , se compose de huit tomes , en neuf volâmes infolio, dans la première édition de Jean-Frédéric Bernard (Amsterdam, 1723-1745) ; elle en a onze dans celle de 1759-
1743 (Amsterdam). L'édition française est de 1741, et n'a que sept volumes in-fol. La fortune surprenante de cet ouvrage n'est due qu'aux dessins du célèbre graveur, et nous avons eu plus d'une fois l'occasion de nous affliger en voyant l'importance que lui attribuaient des personnes graves d'ailleurs. (1724). C'est l'année où Benoît XUI monta sur le Siège Apostolique : nous y rattacherons aussi ses divers travaux liturgiques. Etant Archevêque de Bénévent, il rédigea le Memoriale Rituum majoris kebdomadœ pro functionibus persolvendis , Archiepiscopo célébrante vel assistenie , ad usum Beneventanœ Ecclesiœ. Bénévent, 1706 , in-8°. Après la mort )îu Poniife, on fit paraître à Rome, 1756, in-4°, sous le titre YOpera Liturgica , plusieurs opuscules qu'il avait laissés nédits.
I (1724). Eusèbe du Très-Saint-Sacrement, Espagnol, de Ordre des Trinitaires Déchaussés , est auteur d'un livre de wtinentibus ad celebrationem jejunii Ecclesiastici Quatuor nni Temporum scilicet Quadragesimœ , Pentecostes , Septemïs et Decembris (Rome, 1724, in-4°), dans lequel il exique avec beaucoup d'étendue l'Office de l'Eglise pour les urs des Quatre-Temps.
(1724). Jacques de la Baune , Jésuite , paraît être l'auteur un ouvrage contre les innovations du fameux Curé Jubé : est intitulé : Réflexions sur la nouvelle Liturgie d'Anières , 24, in-12.
(1725). Nicolas Anlonelli , Cardinal, a laissé sur les maires qui nous occupent les ouvrages suivants, qui méritent kr réputation : 1° De Titulis quos S. Evaristus Presbyteris Imanis distribuit. Rome , 1723, in-8°. — 2° Vêtus Missale Ëmanum Monasticum Lateranense cum Prœfationibus, notis eêippendice. Rome, 1752, in-4°.
i!726), Pierre Lebrun , Oratorien, dont nous avons déjà
oU INSTITUTIONS
cité plusieurs fois le bel ouvrage sur la Messe, est un des derniers écrivains liturgistes vraiment dignes de ce nom que la France ait produits. Son savoir égala son orthodoxie. l'Explication littérale , historique et dogmatique des Prières et Cérémonies de la Messe est en quatre volumes in-8' , publiés à Paris , de 1716 à 1726. Cet ouvrage a été traduit en italien, et a paru à Vérone, en 1752, in-i°. Nous avons encore du P. Lebrun, 1° Une lettre touchant la part qu'ont les fidèles à la célébration de la Messe. 4718, in 8°. — 2° Manuel pour assister à la Messe et autres Offices de l'Eglise. 1718 , in-16. — 5" Défense de l'ancien sentiment sur la forme de la Consécration de l'Eucharistie. M*!!, in-8 . — 4° Lettre quidécouvre l'illusion des journalistes de Trévoux dans le jugement delà Défense de l'ancien sentiment sur la forme de la Consécration de l'Eucharistie. 1728, in-8°. Ces deux derniers écrits sont une réponse à la critique que le P. Bougeant, Jésuite, avait faite d'une des Dissertations de l'Explication de la Messe. Celle controverse qui tient aussi à la théologie sera touchée ailleurs dans cet ouvrage.
( 1 72G) . Dom Pierre-Marie Giustiniani, Bénédiclin de la Congrégation du Mont-Cassin, et successivement Evêque deSagone, en Corse, et de Vintimille, a laissé, au rapport d'Armellini, une Dissertation, De variis Gentilium ritibus quos Christiana Ecclesia sanctificavit, atque in suum usum convertit.
(1726). Jean -Baptiste Memmi , Jésuite, est auteur du livre intitulé : Il rito di canonizare i santi spiegato. Rome, 1726, in-8c.
(1727). Juste Fonlanini, savant Prélat Romain , a laissé: 1° Disais argenteus votivus veterum Christianorum Perusiœ repertus , et commentario illustratus. Rome, 1727, in-4°. 2° Codex Constitutionum quas summi Pontifces ediderunt in sokmni Canonizatione sanctorum a J vanne XV, adBenedic~
tum XIII. Rome, 1727, in-folio. 3° Note soprala Corona Chericale degli Ordini Monastici e de' Vescovi. 4° De vcra forma Consecrationis Corporis et Sanguinis Domini Nostri Jesu Christi. Ces deux opuscules se trouvent dans les mémoires sur la vie de Fonlanini, publiés à Venise en 1736.
(1727). Jacques-Joseph Duguet, Prêtre de l'Oratoire, dont il sortit plus tard, écrivain Janséniste fameux , a composé une Dissertation théologique et dogmatique sur les Exornsmes et autres Cérémonies du Baptême. Paris, 1727 , in-12. (1727). Guillaume-Hyacinthe Bougeant, Jésuite , est connu lans la science liturgique par les deux ouvrages suivants : ° Réfutation de la Dissertation du P. Lebrun sur la forme 'e la Consécration Eucharistique. Paris , 1727. — 2° Traité héologique de la forme de l'Eucharistie. Lyon , 1729. (1729). On publia cette année, à Venise, sous le titre de Hbliotheca selecta de ritu Azymi ac Fermentât i , les Dissertaons de Bona, Macedo, Ciampini et Mabillon, sur la queson des Azymes, réunies en deux vol. in-8°. La même comlation fut réimprimée à Bologne en J750. (1731). Jérôme Baruffaldi, Archiprêtre d'une collégiale liltalie , s'est rendu célèbre par ses Commentaria ad Rituale maiium, imprimés pour la première fois à Venise, en 1731, •fol.
J(l73lj. Joseph-Augustin Orsi, Dominicain, puis Cardin , célèbre par son Histoire Ecclésiastique , doit être anis dans cette Bibliothèque pour les trois ouvrages suivtits : 1° Dissertatio historica , qua ostenditur Catholicam E:lesiam tribus prioribus sœculis capitalium criminum reis pêem et absolutionem neutiquam denegasse, et plures aliœ imdentes quœstiones ad eorumdem temporum Chronologiam Wesiasticam pertinentes quibusdam digressionibus data ofta examinantur. Milan, 1730, in-8\ — 2" Dissertatio theo~ t. û. 35
logica de intocatione Spiritus Sancti in Liturgiis Grœcorum et Orientalium. Milan, 1731 , in-4°. — 3° Dissertatio Historico- Theologica de Chrismate confirmatorio. Milan, 1754, in-4°.
(1731). Dominique Georgï, l'un des Chapelains de Benoît XIV, est auteur du rare et précieux traité : De Liturgia Romani Pontificis in solemni ceiebratione Missarum. Rome, trois volumes in-4°. 1731 , 1743, 1714. Il a laissé aussi : Gli àbiti sacri dcl Romano Pontefce paonazzi c neri in alcune soknni Funzioni délia Chiesa giustificati. Rome, 1724, in-4°. Enfin, nous avons de lui une magnifique édition du Martyrologe d'Adon. Rome, 1745, in-folio.
( 1 7*20) . Jean Pinius, l'un des continuateurs de Bollandus, a donné, en tôte du sixième tome de Juillet des Actd Sanctorum, l'importante dissertation de Liturgia Mozarabica, que nous avons citée ailleurs. Nous profiterons de l'occasion pour mentionner les divers travaux liturgiques des Jésuites d'Anvers. D'abord, leur magnifique compilation, si importante sous tant de rapports , est avant tout une œuvre liturgique. De plus, il n'est pas rare de rencontrer, en tête des divers volumes, des Dissertations spéciales sur les choses du culte divin. Le deuxième tome de Mars est remarquable par un travail sur le Martyrologe de Bède. Le premier tome de Mai offre , sous le titre de : Ephemcrides Grœcorum et Moscorum, un curieux travail sur le Calendrier de l'Eglise Grecque, par le P. Papebrok. Le deuxième tome de Juin est accompagne d'une dissertation non moins utile du P. Nicolas Rayaeus: De Acoluthia Oflïcii Canonici Grœcorum. Les tomes VI et VII de Juin renferment la célèbre édition du Martyrologe dTsuard, suivie d'un grand nombre d'autres inédits, parle P. du Sollier. Le premier tome de Septembre présente une excellente dissertation de Diaconissis, par le Père Pinius , etc.
(1729). Simon Gourdan, Chanoine Régulier de l'Abbaye
de Saint-Victor, personnage de grande piété et sincère orthodoxie , qui mourut celte année , a composé des Hymnes et des Proses, dont plusieurs sont employées dans les livres Parisiens actuels. Nous regrettons que le défaut de renseignements sur ce point ne nous permette pas de les désigner autrement à nos lecteurs.
(1735). Remy Breyer, Chanoine de la Cathédrale deTroyes, l'un des auteurs du Bréviaire de ce Diocèse, a laissé une Nouvelle Dissertation sur les paroles de la Consécration, Troyes, 1755, in-8°, dans laquelle il combat le sentiment du P. Le Brun. Le lecteur se rappelle sans doute d'avoir vu le nom de Breyer parmi ceux des Chanoines opposants au Missel de Troyes.
(1754). Le Journal des Savants de 1754 , page 641, donne 'analyse d'un ouvrage du P. de Boncrueil, intitulé : L Esprit le l'Eglise dans la récitation de cette partie de l'Office qu'on xppelle Complies. Imprimé à Paris, la même année , in-12.
(1755). Joseph Bianchini, neveu de François Bianchini , de 'Oratoire de Rome, a rendu de grands services à la science
titurgique, en publiant le Sacramentaire ait Léonien, qu'il fit iaraître d'après un manuscrit de Vérone, en tête du IVe tome le la superbe édition d'Anastase , commencée par son oncle, t dont le cinquième et dernier volume n'a pas paru. Là *rêface de l'Ordre Romain publié par François Bianchini, ans son IIIe volume d'Anastase, appartient pareillement à
ioseph. Nous avons parlé, à l'article du B. Cardinal Tomîasi , de l'édition des OEuvres de cet illustre Liturgiste, que oseph Bianchini avait entreprise et qu'il n'acheva pas. Il nporte de détailler ici les matières contenues dans le seul 'orne qui parut de cette collection, à Rome, 1741 , en deux arties. Après une préface remplie d'érudition, Bianchini roduit les matières suivantes : 1° Johannis Pinii tract atus
de Liturgia Uispanica. 2° Nctitia Brcviarii Mozarabici. 3° Ordo divini Oflicii Gothici Mozarabici. 4° Libellus orationum Ecclesiasticorum Officiorum Gothico-Hispanus , nunc • primum in lucem éditas ex incomparabili et plusquam millenario MS. codice, in fol, major is forma? , amplissimi Capiluli Veronensis. Nous mentionnerons ici , comme tenant à notre sujet, la belle publication projetée par François Bianchini et commencée par son neveu, sous le titre de : Demonstratio Jlistoriœ Ecclesiasticœ quadripartites , monumentis ad /idem temporum et gestorum. Rome, 1752, grand in-folio.
(I7r>(i). Joseph Catalani, de la Congrégation des Iliéronymites de Rome , est un des plus importants lilurgistcs des temps modernes. Ses divers ouvrages sur les Rites sacrés sont : 1° De Codice sancti Evangclii atque servatis in ejus lectione et usu variis ritibus. Rome, 1735, in-4°. — 2° Commentaria in Pontificale Romanum. Rome, 1730, trois volumes in-fol. — 3° Carc moniale Episcoporum commentariis illustra- • tum. Rome, 1744 , deux, volumes in-fol. — 4° Sacrarum Cœremoniarum sive Rituum Ecclesiasticorum S, R. E. libri très ab Augustino Patricio ordinati et a Marcello Corctjrensi Archiepiscopo primum editi, commentariis aucti. Rome, 1730, deux volumes ÎD-fol. — 5° Rifuale Roman um Bencdicti Papœ XIV jussu editum et auclum, perpeluis commentariis exornatum. Rome, 17o7, deux vol. in-fol.
(173G). Jean de Johannc, Chanoine de la Cathédrale tic Païenne , a travaillé sur la Liturgie des Eglises de Sicile, antérieure au Bréviaire de S. Pie V, et qui n'était autre que la Liturgie Romaine-Française , introduite en Sicile par les Ducs d'Anjou. Son livre est intitulé : De dicinis Siculorum Officiis. Palerme, 173G, in-4\
(1736). Gaétan-Marie Mciati, Théatin, est fameux par ses nouvelles observations et additions au Thésaurus sacrorum
Rituum de Gavonti. Elles parurent d'abord en quatre volumes in-4% à Rome, en 173G, 1737, 1738, et sont dans les mains de tous ceux qui s'occupent de Liturgie sous le point de vue pratique. Merati entreprit son travail à la sollicitation du Cardinal Lambertini, qui, devenu Pape, témoigna la plus grande estime pour les travaux et la personne de ce liturgiste, au point qu'il alla lui rendre visite dans sa dernière maladie. Merati préparait une collection des Liturgies Occidentales, dont il avait concerté le plan avec le B. Tommasi, son confrère. Il mourut en 1745, laissant une bibliothèque considérable en livres liturgiques, et dont Benoît XIV voulut enrichir la sienne.
(1737). C'est l'année où mourut le P. Antoine-Marie Lupi, auteur de la célèbre Dissertation sur l'Epitaphe de sainte Sévère, et de tant d'autres travaux archéologiques. Il a traité avamment des Baptistères anciens et de plusieurs autres natières liturgiques. Ces divers mémoires ont été recueillis >ar Zaccarîa, sous le titre de : Disscrtazioni, lettere ed altre pperette, con giunteed annotazioni. Faenza, 1755, in-4° en !eux parties.
(1737). Agnello Onorato, Chanoine d'Aversa, fit paraître Lucques, en 1737, in-4°, neuf Dissertations sur diverses lèses de l'antiquité Ecclésiastique, dont plusieurs ont trait la science liturgique. Nous citerons en particulier la quaième qui est intitulée : Dell' estrema unzione : dell' antico ia lodevol rito di santa Chiesa n'elV amministrare agl'inrmi la sacra unzione prima di dar loro il viatico. (1757). Dom Léger Mayer, Bénédictin de l'Abba je de Mûri, I Suisse, est connu par son Explicatio compendiosa litteralit storica cœremoniarum , earum prœcipue quœ ad S. Liturnm spectant. Tugii. 1757, in-12.
|(1737). Jean Bottari, Prélat Romain, a complété la série
des ouvrages qui traitent des monuments de Rome Souterraine, si importants pour la science liturgique, par son beau travail intitulé : Sculturc e pitture sacre estratte da Cimeteri di Roma, publicate gia dagli Autori délia Roma Sotterranea nuovamente date in luce colle spiegazioni. Rome. 3 volumes in-folio. i757, 1746 et 1754.
(1759). Dora Germain Cartier, Bénédictin d'Ettenhcimunster, au Diocèse de Strasbourg, a composé un ouvrage très utile à ceux que leur vocation appelle à célébrer l'OAice divin; il est intitulé: Psalmodiœ Ecclesiasticœ dilucidatio* Strasbourg, 1759, in-8°.
(1741). Jean Lebeuf, Sous-Chantre de la Cathédrale d'Auxerre, personnage grandement érudit, mais qui eut le malheur de fabriquer durant sa vie une trop grande masse de plain-chant, a laissé un Traité historique et pratique sur le Chant Ecclésiastique. Paris, 1741, in-8°. Il est auteur du Martyrologium Autisiodorcnse.
(1740). Jean-Chrysoslome Trombelli, Chanoine Régulier, l'un des hommes les plus versés dans la science liturgique qu'ait eu l'Italie au dix -huitième siècle, a laissé, entre autres ouvrages, trois magnifiques traités : De cultu sanctorum dissertationes decem quibus accessit appendix de Cruce. Bologne, 1740. Cinq volumes in -4° et six avec les Vin' diciœ — Mariai Sanctissimœ Vita ac gesta , cultusque illi adhibitus per dissertationes descripta, Bologne, 1761. Six volumes in-4°. — Tract atus de Sacramentis per polemicas et Liturgicas dissertationes dispositi. Bologne, 1775. Douze volumes in-4°. Cet illustre liturg'ste a donné une édition de YOrdo Ofliciorum Ecclesiœ Senensis ab Oderico ejusdem Ec~ cle&iœ Canonico compositus, ouvrage inédit, et dont Muratori avait indiqué l'existence au tome Ve de ses Antiquitates Italicœ. L'édition de Trombelli est de Bologne , in-4°.
(1745). Jacques Merlin, Jésuite, a composé un Traité historique et dogmatique sur les paroles ou les formes des sept Sacrements de l'Eglise. Paris, 1745, in-I2.
(1745). Joseph-Michel Cavalieri, Augustin, est célèbre parmi les auteurs pratiques sur la Liturgie , par ses savants Commentaires sur les Décrets de Congrégations des Rites, dont la meilleure édition parut après la mort de Fauteur, en 1758, Venise, cinq tomes in-folio, sous ce titre : Cavalieri opéra omnia Liturgica, seu commentaria in authentica S. R. C. Décréta. Cavalieri se montre, en beaucoup d'endroits, hostile à Merati, et le combat avec affectation ; ce qui lui attira une réplique assez énergique de la part d'un certain Charles de Ponivalle, qui publia des Mémoires en Italien sur la vie et les écrits de Merati , à Venise , 1755, in-4°.
(1745). DomBennon Lôbel , Bénédictin Allemand, Abbé de Sainte-Marguerite de Prague, a composé une savante dissertation sur la fameuse Médaille de Saint Benoît , qui a été l'objet des sarcasmes de J.-B. Thiers, comme aussi des naïvetés de plusieurs] personnes contemporaines. Elle est intitulée : Disquisitio sacra numismatica de origine , quidditate, nrtute, pioque usu Numismatum t seu Crucillarum Sancti Benedicti Abbatis,per SS. D. iV. Benedictum %1V. P. M. ins* •aurato. Vienne, 1745, in-8°.
(1744). Jean Marangoni , Adjoint à Boldetti dans la garde les sacrés Cimetières, a laissé un ouvrage d'une valeur inap- >réciable pour l'archéologue et le liturgiste. Il porte ce titre : ")elle cose gentilesche e profane trasportate ad uso e ad ornaunto délie Chiese. Rome, 1744, in-4°. Il y a aussi des choses rès importantes pour la science liturgique, dans le savant uvrage du même auteur sur la chronologie des Papes, ntitulé ; Chronologia Romanorum Pontificum superstes in
fariete australi Basilicœ S. Pauli viœ Ostiensis. Rome, 1751, ïn-folio.
(1744). Dom Charles-François Toustain et Dom René-Prosper Tassin , Bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur, auteurs du Nouveau Traité de Diplomatique, appartiennent à notre Bibliothèque, non seulement par la Lettre au Cardinal Quirini dont nous avons parlé plus haut, mais aussi par leurs grands travaux, malheureusement restés manuscrits, pour l'édition de saint Théodore Studite, l'un des principaux hymnographes de l'Eglise Grecque. Dans la Lettre au Cardinal Quirini, ils démontrent qu'il y a une véritable poésie imitée des anciens poètes dramatiques, dans les Tropaires , Stichères, Odes et Cantiques du saint Abbé de Stude. Il est fâcheux qu'ils n'aient pas étendu cette observation aux autres monuments du même genre , tant de l'Eglise Grecque que de l'Eglise Latine. Dom Toustain a laissé manuscrit un ouvrage intitulé : Recherche sur la manière de prononcer les paroles de la Liturgie chez les Grecs et les Orientaux, où l'on prétend réfuter la Dissertation du P. Le Brun sur le même sujet. Nous n'avons pas besoin de signaler l'esprit qui a présidé à la composition de cet ouvrage.
(1745). Antoine Martinetli a laissé un livre important sous ce titre : Depsalterio Romano. Rome, 1745, in-folio.
(1745). Dom Charles Chardon , Bénédictin de la Congrégation de Saint- Vannes, est connu avantageusement par un ouvrage plein de recherches, intitulé : Histoire des Sacrements, ou de la manière dont ils ont été célébrés et administrés dans l'Eglise , et de l'usage qu'on en a fait depuis le temps des Apôtres jusqu'à présent. Paris, 1745. Six volumes in-12. Celte histoire a été traduite en Italien.
(1646). Jean-Baptiste Gattico, Chanoine Régulier de Latran, est connu par les ouvrages suivants : 1° De Oratoriis
domesticis et de usu Altaris portatilis, juxta veterem ac recentem Ecclesiœ disciplina m. Rome, 1746, în-fol. — 2° Epistola Apologetica ad amicum , dans laquelle l'auteur défend ce qu'il a avancé au chapitre XXIX du précédent ouvrage , au sujet de l'administration du Sacrement de l'Eucharistie dans les Oratoires privés. Bergame, 1751. — 3° Acta selecta Cœremonialia sanctœ Romanœ Ecclesiœ ex variis MSS. Codicibus et Diariis sœculi XV. XVI. XV1L Rome, 1753, in-folio; un volume et demi , l'impression du second n'ayant point été achevée. Cet ouvrage renferme des détails du plus grand prix pour l'histoire domestique de la Cour de Rome, autant que pour la Liturgie.
(1747). C'est l'année où parurent à Rome, en douze volumes in-folio, les œuvres du grand Pontife Benoît XIV, dont le nom seul rappelle la plus vaste science liturgique dont jamais un homme ait été orné. Il suffira sans doute de désigner ici en abrégé les divers ouvrages de ce grand homme , puisqu'ils sont entre les mains de tout le monde. 1° De servorum Dei Beatificatione et de Beatorum Canonizatione. — 2° De Sacrosancto Missœ Sacrificio. — 3° De Festis D. N. J. C. et B. M. V. Le Bullaire et les Institutiones Ecclesiasticœ renferment une infinité de question liturgiques que l'illustre auteur discute et approfondit toujours. Nous avons parlé de son édition du Martyrologe.
(1747). Robert Sala, Cistercien de la Congrégation des Feuillans d'Italie, personnage dont nous avons déjà parlé à propos du Cardinal Bona , son confrère , a enrichi de notes précieuses les deux livres Rerum Liturgicarum du pieux et docte Cardinal. Cette édition , dédiée à Benoît XIV, est en trois volumes in-folio. Turin, 1747. Ils ont été suivis d'un quatrième , contenant les lettres de Bona.
(1748). L'illustre Louis-Antoine Muratori, dont le nom
seul rappelle les prodiges de la science la plus colossale, ne dédaigna pas les études liturgiques, et s'est acquis le droit de figurer dans notre Bibliothèque par sa Liturgia Romana vêtus tria Sacramentaria complectens. Venise, 1748. Deux volumes in-folio. On dit cependant que le fonds de ce travail appartient au savant Dom Benoît Bacchini , Bénédictin de la Congrégation du Mont-Cassin.
(1749). Thomas-Marie Mamachi , Dominicain fameux, mérite aussi une place dans ce catalogue , pour le magnifique ouvrage qu'il voulut opposer aux Origines Christianœ de Bingham. Il est intitulé : Originum et Antiquitatum Christianarum libri viginti. Rome, 1749-1755, cinq volumes in-4°. Malheureusement, cet ouvrage, quelque peu gûté par certains traits échappés à un esprit de corps injuste , est resté incomplet. Nous citerons encore , parmi les écrits de Mamachi : De' costumi de* primitivi Cristiani. Rome , 1755-1757, trois volumes in-8°.
(1749). Léonard Cecconi, Evêque de Montai te , est connu par sa Dissertazione sopra l'origine , signifcato , uso e morali ammaestramenfi per la divota recita dell' Alléluia. Velletrj, 1749, in-8°.
(1749). Joseph- Aloyse Assemani, neveu de Joseph Simon, est à jamais illustre par sa magnifique collection liturgique, intitulée : Codex Liturgicus Ecclesiœ universœin XV Libros distributus, in quo continentur Libri Rituales , Missales, Pontificales , Officia, Diptycha, etc., Ecclesiarum Qccidentis et Orientis. Le premier volume parut à Rome, en 1749, in-4°. Cet œuvre , comme tant d'autres , est demeurée inachevée, neuf volumes seulemement ayant paru. Vingt auraient à peine suffi à remplir le plan de fauteur. Il a laissé , en outre , une Dissertation de Sacris Ritibus, Rome ,
1757, in-4° ; et un Traité de Eccïesiis , earum reverentia et asylo. Rome, 1756, in-fol.
(1749). Cousin de Contamine, séculier, employé dans les Fermes Royales, fit paraître, sous le voile de l'anonyme, une brochure intitulée: Traité critique du plain-chant usité aujourd'hui dans l'Eglise, contenant les principes qui en montrent les défauts et qui peuvent conduire à le rendre meilleur. Paris, 1749, in-12 de 69 pages. On remarque , en tête du volume, une vignette sur laquelle est représenté un bœuf piqué par un cousin; ce qui signifie assez que l'auteur, en faisant allusion à son propre nom, a eu en vue d'attaquer l'Abbé Lebeuf. (1750). Poisson, Curé de Marchangis, a laissé, sur le Chant Ecclésiastique, un intéressant ouvrage dont nous avons cité quelque chose ailleurs , et qui porte ce titre : Traité théorique et pratique du Plain-chant appelé Grégorien. Paris, 1750, in-8°. Il est également auteur d'un livre sur les Règles de la composition du Plain-chant t que nous n'avons pu nous procurer. La brochure de Cousin , dont il est question au précédent article, est adressée à Poisson.
(1750). Dominique-Marie Manni, célèbre imprimeur de Florence, a publié : 1° Vlstoria degli atini santi dal loro yrincipiosino al présente del M DCCL. Florence. — 2° Délia disciplina del Canto Ecclesiastico antico ragionamento. Florence, 1756, in-4°.
(1750). Paul-Marie Paciaudi, ïhéatin, antiquaire distingué, a laissé sur les matières liturgiques les ouvrages suivants : 1° De sacris Christianorum Balneis. Venise, 1750, ïn-4°. — 2° De cultu S, Joannis Baptistœ. Rome, 1755, in-4°. (1750). Antoine-François Gori, Prévôt du Baptistère de Florence , antiquaire non moins illustre , appartient à notre Bibliothèque par une grande partie de ses travaux Archéologiques. Nous citerons en première ligne le Jhesaurus
veterum Diptycorum Consularium et Ecclesiastîcortim que la mort lui empêcha d'achever, et qui ne parut qu'en 1759 par les soins de J. B. Passeri. Florence, 1759, trois vol. in-foî. On trouve plusieurs Dissertations curieuses sur les matières liturgiques dans un recueil d'Opuscules de divers auteurs que Gori fil paraître en 1 748 à Florence et à Rome, sous le titre de Symbolœ Literariœ. On a encore de Gori une Dissertation de Antiquis Codicibus MSS. quatuor Evangeliorum, deque internis externisque eorumdem Codicum ornamentis. Ce savant homme , lorsqu'il fut atteint par la mort , préparait des travaux importants sur les matières suivantes : 1° De antiquis Ecclesiarum Hierothecis ; 2° Vetusti Ambonis Ecclesiœ Florentinœ Sancti Pétri sacra emblemata nunc primum prolata et illustrata ; 3° Liturgia antiqua Sanctœ Ecclesiœ Florentinœ cum observationibus ; h? De forma, cultu , ornatuque veterum Baptisteriorum apud Christianos ; 5° Vetusta monumenta Liturgica, ad Basilicam reconciliandam ; 6° De ritu attollendi faces in sacris Ecclesiœ Mysteriis.
(1750). Emmanuel de Azevedo , Jésuite Portugais, ami particulier de Benoît XIV, dont il publia les OEuvres, sur lesquelles il exécuta des travaux analytiques du plus haut mérite, fut pendant plusieurs années professeur à l'Ecole Liturgique du Collège Romain. C'est au zèle d'Azevedo à remplir les fonctions de sa charge , que nous sommes redevables de ses précieuses Exercitationes Liturgicœ de Divino Oflicio et Sacrosancto Missœ Sacripcio , dont quelques-unes parurent à Rome, en 1750, in-4°, et qui ont toutes été recueillies dans l'édition de Venise , in-folio en deux parties, 1785. Cette dernière édition renferme aussi un ouvrage inédit du même auteur, intitulé : De Çatholicœ Ecclesiœ pietate erga animas in Purgatorio retentas. Azevedo avait projeté la publication d'une Collection Liturgique , dont il lança le Pros-
pectus dans le public , en 1749. Elle devait être intitulée : Thésaurus Liturgicus , et atteindre au moins le nombre de douze volumes, bien qu'Azevedo n'eût dessein d'y renfermer que les Livres Liturgiques de l'Eglise Latine.
Notre Bibliothèque Liturgique , toute incomplète qu'elle e?t, le serait encore davantage si nous omettions de mentionner ici , en terminant cette période , divers Recueils qui renferment un grand nombre de Mémoires sur les matières liturgiques , mais d'une dimension trop restreinte pour qu'on ait pu songer à les imprimer à part. Nous conseillerons donc à nos lecteurs de feuilleter le Journal des Savants > les Mémoires de Trévoux et surtout le Mercure de France. Ils y trouveront de véritables richesses, et souvent des éclaircissements précieux sur les questions les plus difficiles et les plus inattendues. Ils feront bien aussi de consulter les diverses publications de ce genre qui ont paru en Italie, et, en particulier, l'immense Collection du P. Ange Calogera, Camaldule, dans laquelle ce savant a recueilli sous le litre de Raccolta d'Opuscoli scientifici e fdologici ( cinquanteun volumes in-12 , 1729 et années suivantes) une grande quantité de Dissertations des savants Italiens sur les questions les plus curieuses de l'Archéologie Liturgique. Calogera commença en 1755, une Nuova Raccolta qui fut continuée après sa mort par le P. Fortuné Mandelli, Camaldule. Passons maintenant aux conclusions des faits contenus dans ce chapitre.
La marche de la Liturgie Romaine continue de s'opérer avec majesté. En môme temps que l'antique fonds de saint Grégoire est maintenu, le culte des Saints continue de prendre de nouveaux accroissements.
Si , un moment, Benoît XIV semble hésiter, comme préoccupé du désir d'arrêter un développement inconnu aux siècles
précédents, la lenteur avec laquelle il procède, les précautions dont il s'entoure, la résolution de ne traiter qu'avec toute sorte d'égards l'œuvre séculaire de la Liturgie, tout, jusqu'à l'abandon de ce projet de réforme, atteste avec quelle gravité l'Eglise entend procéder dans les améliorations de ce qui touche au culte divin.
Pourtant, cette Italie, si lente à prendre un parti dans l'amélioration du Bréviaire, ne fut jamais plus richement pourvue d'hommes versés dans l'érudition liturgique. Une seule période de cinquante ans nous donne, entre autres, Buonarotli, Boldetti, Bottari, les Assemani, Quirini, Moretti, Georgi, les Bianchini, Benoît XIV, Catalani, Merali, Cavalieri, Trombelli, Marangoni, Galtico, Sala, Muratori, Mainachî, Paciaudi, Gori, Azevedo, etc.
En France , si l'on excepte Renaudot et Le Brun , les noms que nous avons cités n'appartiennent, pour la plupart, qu'à des liturgistes du second ou du troisième ordre, et encore nous a-t-il fallu un zèle tout patriotique pour les découvrir. Cependant, à celte époque, de toutes parts en France , on voyait éclore Bréviaires et Missels, sur un plan perfectionné : comment , au milieu d'une si prodigieuse fécondité, la science liturgique se montrait-elle ainsi aux abois? Par une raison toute simple : c'est que la science liturgique, comme toutes les branches de la science ecclésiastique, est avant tout une science de Tradition ; d'où il suit que nous avons encore huit ou neuf cents ans à patienter, d'ici que les Bréviaires et Missels de Vigier, Mesenguy, Le Brun des Marettes, Robinet et les autres, soient de nature à devenir l'objet d'une science véritablement liturgique.
NOTE DU CHAPIîKË XXIÎ.
METIIODUS m SCHOLA SACROttUM RITUUM SERVANDAi
I. Singulis annis typis edetup volumen ducentas ad minimum complectens paginas, in quo sequentia contineantur : nimirum 1. Titulus materiae , de qua agendum eo anno erit , et ipsius operis dedicatio. 2. Syllabus Auditorum, qui Scholae nomen dederint usque ad Kalendas Jànuarias. 3. Materia eo anno proposita, et viginti aliœ quaestiones, vel de eodem argumenta , vel potius de aliis in Sacra Rituum Congregatione agitari solitis. 4. Epistola Summo Pontifici quotannis exhibenda. 5. Demum , duplex libellus pro totidem publicis disputationibus,
II. Quoniam vero volumen hoc ducentas circiter paginas complectens in Auditorum praesertim utilitatem cedere débet, hinc plura illius edentur exemplaria , quae divisa per folia, ita dispertientur , ùt exaeto annuo Scholae curriculo , ducenti ex Auditoribus, qui Scholse assidu i iriterfuerint , totumsingulivokimen gratis obtirieant.
III. Porro ex 200 iis paginis satis erit, si Professor 100 quotannis repleat locubrationibus a se de novo elaboratis ; reliquas vero vel suis , Vel alierum iterum cusis,prout utiliusjudicaverit, supplere poterit ; imo Auditorum laboribus uti , si qui fortasse sui ingenii , atque studii spécimen praebere meruerint.
IV. Quotannis igitur duas exhibebit disputationes publicas ; quarum altéra versetur circa materiam, de qua illo anno actum in Scholafuerit, vel totam comprehendendo, vel aliquam illius parlem elucidando ; altéra vero circa materiam aliquam ex iis quœ in Sacra Rituum Congregalione agitari soient , quœ plerumque ex 20 ultimis Exercitationi» bus primo anno proposais desume'ur. Et huicduplici materia duplex respondebit libellus, qucm supra innuimus.
V. Siquando occasio tulcrit , ut inter privatas Scholce exercitaliones agendum sit de peculiari aliqua re , ut ita dicam , cxira ordinern ; non id fiet , nisi aliquot diebus ante Auditores prœmoneantur, ut nempe tractâri pro dignitate possit.
VI. Viginti illsc quaestiones, si veexercitatione?, quas addendas duximus aliis octoginta circa materiam in titulo quotannis propositam discutiendîs , tractabuntur privatim , cum iis scilicet Auditoribus , quibus major erit sui progressus cura , quibus etiam folia in ordinaria
Sacrorum Rituum Congregatione imprimi solita communicabunlur, et negotia ibidem contenta , atque Sacrse Congregationis décréta.
VII. Tempus integrum octoginta propositis quaostionibus tribuendum totidem dies complectitur , numerandos a festo Praisentationis beatissimœ Virginis , usque ad festum S. Aloysii Gonzagœ.
VIII. Scbolae vero exercitium incipit hora 22 cum dimidio , usque ad 23. In primo quadrante iiet explicalio, in secundo unusex Auditoribus aliquid ex proposita quasstione deducet , et argumenta ab alio Auditore objecta confutabit ; ex qualitate vero qasestionum décade una pro disputalione semîpublica , sive, ut aiunt, menstrua seligelur, quam aliquisex Auditoribusin primo quadrante elucidabit, et in secundo objectionibustum Piseceptoris, tum alicujus Auditorîs satisfaciet.
IX. Ante S. Aloysii Gonzagae festum, ut supra innuimus, Epistola Summo Pontitici exhibebitur, in qua Scholce ratio reddatur, designelurque , quos eo anno progressus fecerint Auditores.
X. Denique Sacrorum Rituum Professor, in rébus ad Scholam pertinentibus, non tam pioprire eruditioniset doclrinse laudem, quam Auditorum utiliutem prae oculis habebit. Cum praesertim in Thesauri LUurgici collectione, quam curare débet, magnam sit habiturus materiam , in qua ingenium tum suum , tum amicorum exerceatur ; si qui forte erunt, qui operi utilis^imo adjutrices manus praestare velint.
XI. Materia singulis annis discutienda : 1. De Sacrosanclo Missœ Sacri/icio. 2. De Dioino Officio. 5. De Sacramentorum administratione. i. De Benedictionibus, et Precibus ; vel potius , de Missali Romano : de Breviario Romano : de Riluati Romano : de Pontificali Romano. In primis duobus argumenlis non solum Missale et Breviarium , sed etiam Cœremoniale Episcoporum, et Martyrologium Romanum elucidari possunt ; siqiidem praefixus Scholac finis est, virum Ecclesiasticum optime instructum reddere in intelligentia librorum Liturgicorum , quibus Ecclesia Romana nunc utitur. Hujusmodi vero argumenta Exercitationes nostrœ Liturgicœ pertractant , ad quas magno praesidio nobis sunt Opéra Bcnedicti XI 7, in quibus de Missa , de Fcstis , et de omnibus fere rébus ad Ecclesiasticam disciplinam pertinentibus fuse disseritur. Pro viginti tamen Exercitalionibus de rébus in Congreg. S. Rituum agitari solilis , peculiarcs Scholae nostrœ facimusocto tomos De Canonizatione Sanctorum , quos unico volumine in synopsim redjo tos complexi sumus.
XII. Tbesaurus Liturgicus, et peculiarcs in eo Disserta liones Ue rébus, quas Ecclesiastica, vel profana hhtoria, Conciliaresque
Sanctiones ad Sacrorum Rituum illustrationem suppeditabunt, non ad Scholae exercitium, neque ad ejusdem Auditores spectant, sed eas peculiari titulo dedicamus Sacrorum Rituum Academicis dignitate et scientia clarissimis , quorum plurimos vel Codices et Disse rtationes nobis transmittendo , vel suppeditaudo materiam , vel protectione sua studia nostra provehendo , benevolentissimos nobis maguo litterarise reipublicae boiio experti sumus.
±san