‹ Institutions liturgiques (volume 2)Chapitre 6 sur 48 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

cueil des chants chrétiens, centonisé par saint Grégoire , et devenu l'expression de la foi et de la piété depuis mille ans , dans toute la chrétienté occidentale? Et encore quelle critique plus sanglante pourrions-nous faire d'une œuvre toute humaine, entachée d'esprit de parti, de prétention nationale, et surtout d'esprit presbytérien, que celle qu'on a osé faire de la Liturgie Romaine , lorsqu'on l'a mutilée, parodiée 3 expulsée enfin de nos Eglises , comme si elle n'eût pas eu pour elle l'antiquité et l'autorité que donnent la tradition ? S'il a pu être permis de refaire a neuf les prières séculaires de la chrétienté , et de donner cet attentat comme un progrès sublime de la chose religieuse, iL nous sera bien permis sans doute d'environner de notre amour ces antiques formes de la piété de nos pères , qui sont encore celles de la religion de toute l'Eglise Latine, de les défendre sans faiblesse , et de peser au poids du sanctuaire ce qu'on leur a substitué.

Au reste , dans celte lutte laborieuse , nous ne paraîtrons pas seul. De nobles champions , à la tête desquels on verra briller l'illustre Languet , Archevêque de Sens, le marteau du Jansénisme , entreront avec nous dans la lice , et pas une parole ne sortira de noire bouche qui ne soit l'écho des doctrines expresses de ces vaillants antagonistes de l'hérésie Anti4itumiste9 au dernier siècle.

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