CORRECTION DU CEREMONIAL DES ÉVÊQUES
« pourra satisfaire à la charge qui lui a été imposée, i partie
*■ A ^ CHAPITRE XV
c( qu'en se servant des formules contenues dans ce même
« livre (i). »
Quatre ans après, en 1600, le même pontife publia, par En 1600
, rj . .11 ■ ^ lemêmepontite
un bref du 14 juillet, qui commence par ces mots : Lum publie l'édition
nopissîjne, l'édition réformée du Cérémonial des évêques. du Cérémonial
« Après avoir, dit-il, corrigé et restitué, par le minis- eseveques.
« tère d'hommes pieux et érudits, le Pontifical romain,
« qui s'était trouvé corrompu et altéré en plusieurs
« endroits, et l'avoir publié pour l'usage et commodité
« des évêques et autres prélats des églises, il Nous a
« semblé nécessaire de donner nos soins à la réforme du
« Cérémonial des évêques, qui est indispensable pour
« toutes les églises, particulièrement pour les métropo-
« litaines, cathédrales et collégiales, et dans lequel sont
« contenus les rites et cérémonies pour la célébration des
« messes, des vêpres et autres divins offices, et pour les
« diverses fonctions et actes, tels que les doivent observer
« les évêques et les autres prélats inférieurs, etc. (2). »
Clément VIII dit ensuite que les commissaires chargés
(i) Statuantes Pontificale praedictum nullo unquam tempore, in toto, vel in parte mutandum^ vel ei aliquid addendum , aut omnino detrahendum esse, ac quoscumque, qui pontificalia munera exercere, vel alias quae in dicto Pontificali continentur facere, aut exequi debent, ad ea peragenda, et praestanda, ex hujus Pontificalis praescripto, et ratione teneri, neminemque ex iis, quibus ea exercendi, et faciendi munus impositum est, nisi formulis, quae hoc ipso Pontificali continentur, servatis satisfacere posse. [Bullar. Rom., tom. III, pag. 5g.)
(2) Cum novissime Pontificale antea mendosum et corruptum, a piis et eruditis viris emendari et restitui, et demum ad episcoporum, et aliorum ecclesiarum praelatorum communem usum et commoditatem divulgari, et in universali Ecclesia ab omnibus observari mandaverimus, operae pretium visum fuit, Geremoniale episcoporum omnibus ecclesiis praecipue autem metropolitanis, cathedralibus, et collegiatis, perutile ac necessarium, in quo ritus et caeremoniae celebrandi missas, vesperas et alia divina officia, ac in aliis Ecclesiae functionibus et actibus ab eisdem episcopis ac aliis praelatis inferioribus in eisdem observand8e, etc. {Id., ibid., pag. iio.)
4^8 PUBLICATÎON DÛ CEREMONIAL DES ÉVEQUES
, INSTITUTIONS (^Q la réformc du cérémonial se sont appliqués à le mettre
LITURGIQUES . , i. i. i
en harmonie avec le Pontifical. En effet, dans son bref
sur le Pontifical, le pontife avait remarqué que les correcteurs de ce dernier livre en avaient retranché toutes les choses qui auraient été mieux à leur place dans le Cérémonial : ces deux sources de la science liturgique se trouvent donc dans un rapport parfait. Après avoir sanctionné l'obligation, pour toutes les personnes que ce Cérémonial concerne, de s'y conformer en toutes choses, et déclaré abrogés tous les anciens cérémoniaux, dans les points qui ne seraient pas conformes au nouveau. Clément VIII statue pour Tobligation absolue de se servir de ce livre^ le terme de deux mois pour tous ceux qui sont présents à la cour de Rome, de huit mois pour ceux qui sont en-deçà des monts, et de douze pour ceux qui sont au delà.
Le Pontifical Si nous venons maintenant à rechercher la manière
et le Cérémonial ,/i t- it-»-/'i i/-i//
réformés, dont S Opéra la promulgation du Pontifical et du Ceremotoutes les églises niai de Clément VIII, nous trouvons qu'ils furent l'un et sauf une^ pTrtie l'autre reçus dans toutes les églises de l'Occident, à de France, l'exception de quelques églises de France qui ont jugé à propos de se donner un pontifical, et d'un beaucoup plus grand nombre qui n'ont pas cru devoir accepter le cérémonial. Dieu sait aussi quel désordre existe dans un grand nombre de nos cathédrales, où les fonctions pontificales s'accomplissent d'après des règles que personne n'a jamais vues écrites, et qui, dans tous les cas, sont en contradiction flagrante avec les rubriques si sages, si précises, si harmonieuses du Cérémonial promulgué par Clément VIII et ses successeurs. Quoi qu'il en soit, on peut toujours dire que le décorum de la dignité épiscopale n'a rienj gagné à ce refus d'admettre le Cérémonial romain ; car il ' n'est aucun cérémonial diocésain dans lequel cette dignité si sacrée et si éminente soit traitée avec plus d'égards que dans le romain, et il en est beaucoup dans lesquels on •
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