‹ Institutions liturgiquesChapitre 3 sur 195 · A NOTRE VÉNÉRABLE FRÈRE LOUIS-EDOUARD, ÉVÉQUE DE POITIERS · texte numérisé non relu

A NOTRE VÉNÉRABLE FRÈRE LOUIS-EDOUARD, ÉVÉQUE DE POITIERS

PIE IX, PAPE

Vénérable Frère^ salut et bénédiction apostolique.

Il convenait assurément que les honneurs de l'éloge funèbre fussent rendus à cette très-brillante gloire de r Ordre de Saint-Benoit ^ Prosper Guéranger, par un homme qui, excellent juge des pertus et de la science, et intimement lié avec le pieux défunt, Jût en mesure de raconter ses actions et de dévoiler son âme. Nous sommes heureux, vénérable Frère, qu'en remplissant le devoir de l'amitié, vous aye^ montré dans la personne et dans toute la vie de ce religieux un instrument providentiellement préparé à la France pour rétablir les Ordres religieux détruits, et pour faire éclater à tous les jeux leur très^ grande utilité. Vous ave^ prouvé avec évidence quil a rempli cette double mission, soit en relevant et en propa* géant dans la France l'institut et la disciplifte monastique, soit en persuadant de rétablir avec l'Église romaine l'uniformité des rites détruits par le vice des temps^ soit en défendant et en mettant dans un plus grand jour les droits et les privilèges de ce Siège apostolique, soit en réfutant toutes les erreurs et surtout ces opinions vantées comme la gloire de notre époque. Ses efforts ont eu un tel succès, que cet accord de sentiments entre les véritables catholiques, ce dévouement universel, cet amour vraiment filial par lequel la France Nous est unie, doi-

Hœc porro cum mirijîce consensiim foverint aut confirlîtaverint animoriim, qui necessarïo vertitur in summum quoque civilis consortii heneficium, defuncto elogium asserunt veri Benedicti discipidi, qui dum se totum Deo et Ecdesiœ devovit, tanto se Jiliosque suos emolumento prœbuit civili societati.

Copiosam operum suorum mercedem ipsi jam a Deo collatam esse speramus ; tibi vero sterilem non futurum confidimus laborem tuum : tum quodpiorum gesta vulgari inaliorum incitamentum expédiât , tum etiam quodpromeritœ a defuncto laudes ob indictum recentibus erroribus bellum, novam quamdam vim adjiciant oppugnationi illi st7^enuœ, quam eximiœ tiiœ litterœ pastorales iisdem passim objiciunt.

Excipe, Venerabilis Frater, Apostolicam Benedictionem, quam divini favoris auspicem, et prœcipuœ Nostrœ benevolentiœ testent tibi tuœque Diœcesi universce peramanter impertimus.

Datum Romœ, apud S. Petrum, die ig Martii, anno iSjS^ Pontijîcatus Nostri anno vicesimo nono.

Plus PP. IX.

vent être^ à bon droit, attribués en grande partie à son activité laborieuse, à sa grâce et à sa science.

Ainsi a été produit et cimenté un merveilleux accord des esprits, qui tourne nécessairement au très-grand bien de la société elle-même ; et par là le défunt a glorieuse'ment justifié son titre de disciple de saint Benoit, puisqiien se dévouant tout entier à Dieu et à VEglise, il a procuré, par lui-même et par ses fils, d^ vrais avantages à la société humaine. Dieu, Nous l'espérons, lui a déjà donné V ample récompense de ses œuvres ; et, quant à vous, Nous avons la confiance que votre travail ne sera pas inutile ; d'abord parce que l'éloge des bons est un encou-' ragement pour les autres ; puis, en payant au défunt les louanges qu'il a méritées pour avoir fait bonne guerre aux erreurs modernes, vous ave:{ ajouté un nouveau coup vigoureux à la vaillante attaque et résistance que leur opposent sans cesse vos remarquables lettres pastorales, Receve:{, vénérable Frère, la bénédiction apostolique que Nous accordons avec tendresse à vous et à tout votre diocèse comme un gage de la faveur divine et un témoignage de Notre bienveillance toute particulière.

Donné à Rome, à Saint-Pierre, le 2g mars de Vannée 18 j5, la vingt-neuvième de Notre pontificat,

PIE IX, PAPE. i

%vm

VgNERABIU FRATRI CAROLO-^MILIO EPISGOPO ANDEGAVENSI

Plus pp. IX

Venerabilis Frater, Salutem et Apostolicam Benediçtionem. Illa Apostoli sententïa, Venerabilis Frater^ pietas ad omnia utilis est; promissionem habens vitas,qu« nunc est et futurse^ necfacundius fartasse, nec luculentius comment arium desiderare potuisset sermone illo tiio de Ordine monastico. Nam si monachiis est homo dei uti perspicue ostendisti, ac idcirco homo ecglesi^ illiusque prœsertim cathedr^e a Deo positœ ad ipsam regendam, ac ut sit omnibus veritatis magistra et centrum unitatis; profecto sequitur, monachum in se prœferre virum Deo proximisque plane dévot um, ipsisque potius quam sibi viventem, Quid vero expectandum sit ab hominum hujus" modi consociatione ratio facile assequitur, et constans sçeculorum historia, voce argumentis omnibus potiore, doçet,quomodo per ipsos diffusa fuerit christiana religio, et ejus ope barbarœ gentes ad civilem ordinem compositœ^ cicurati mores, leges latœ, propagatœ litterœ ac scientiœ, artes excultœ, agricultura provecta, mutuœ populorum amicitiœ et commercia cojiciliata, ac innumera parta hominibîis bénéficia, Pronam quidem tibi de hisce disse-rendi occasionem suppeditavit recurrens anniversaria dies obi tus piissimi et clarissimi Abbatis Prosperi Guéranger, qui virtute, pietate, :{elo, scientia, operositate verum se Benedicti discipulum seu monachum eximium exhibuerat; sed nihil contingere poterat opportunius et accommodatius prœsentibus quoque rerum adjunctis, in

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