‹ Instruction pour le peuple: cent traités sur les connaissances les plus indispensablesChapitre 41 sur 291 · SH · texte numérisé non relu

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Un vase en vgm

•Immenl que noat venoni de décrire porte ie Bem de fohtawwUtrt dijférentieL

Efett chimiques, — A peine la pile fat-elle introduite dans les laboratoires , que les pins brillantes découvertes couronnèrent les eflbrts des savants qui appliquèrent ce puissant instrument aux recherches de la chimie.

L*eau avait été pendant longtemps considérée comme un élément; Nicholson et Carlisle en firent l'analyse an moyen de la pile. L'expérience de ces physiciens célèbres est journellement répétée et mérite d'être connue.

10) ayant la forme d'un cAne tronqué , présente sa lar^e base ouverte supérieurement L'orifice inférieur est fermé par un obturateur de liège enduit d'un vernis isolant et traversé en deux points différents par deux fils de platine, qui communiquent à volonté avec les rfaéophores d'une pile et les continuent Pour observer la décomposition de Teau et en faire l'analyse , on verse dans le vase une quantité de ce liquide telle que les fils de pûtine soient recouverts ; puis , sur chacun de

(Flg. 10.)

ceux-d, on engage l'extrémité ouverte d'une cloche remplie du mène liquide. Pour que l'expérience réussisse , il est nécessaire d'augmenter la conductibilité de l'eau par l'addition d'une certaine proportion d'un acide ; on choisit ordinairement Taeide sulfuriqne.

A peine le courant voltaiqne est-il établi, que Ton voit des bulles de gas se déposer autour des fils de platine, grossir, se détacher et bientôt arriver au sommet des cloches. Si l'expérience est continuée pendant quelque temps, il est facile de reconnaître que le volume des deux gas est différent L*espace occupé par celui qui se dépose an fil négatif est senstUenent double de l'autre. Le premier gas est inflammable , il présente tous les caractères de l'hydrogène ; le second rallume les corps présentant un point en ignition, c'est l'oxygène. L'analyse de l'eau est ainsi opérée.

Un point digne de remarque, c*est que les éléments gaseux du liquide apparaissent seulement 4 la surface des fils de platine ; et , bien qu'à chaque décomposition des molécules de l'eau il semble qu'il doive y avoir transport des atomes d'hydrogène d'un côté , des atomes d'oxygène de l'autre, aucun phénomène de cet ordre n'est perceptible.

On peut d'ailleurs se rendre compte de ce qui se passe dans cette action du courant sur l'eau et sur les dissolutions qu'il décompose. Cette explication donnée par Grotthuss est satisfaisante.

Que l'on imsgine une série linéaire de molécules d'eau comprise entre les extrémités de deux rhéophores. An moment oà le courant passe , la molécule la plus voisine du fil négatif est décomposée , les deux molécules d'hydrogène restent libres , la molécule d'oxygène chargée de fluide négatif constitue, avec les deux atomes d'hydrogène de la molécule suivante, de l'eau. Une suite de recompositions semblables s'effectue jusqu'au fil positif; mais le dernier atome d'eau décomposé en contact avec celui-ci laisse libre une molécule d'oxygène. Il n'y a donc pas en transport des molécules décomposées d'un pôle de la pile à l'autre. Il y a eu des séries de décomposition et de recomposition, qui se sont transmises comme Un ébranlement moiéenlaire entre les deux rhéophores.

Telle est , en général , l'action d'un courant qui traverse un liquide décompoitbie; une séparation des molécules |

extrêmes , des décompositions et des combimisQas rapidsi dans les molécules intermédiaires. Quelquefois le corpi composé est ramené à ses éléments ; celui d'entre eoi qui joue le rôle électro-positif dans la combinaison le porte au pèle négatif, celui qui joue le rêle électro-négstif se dépose, au contraire, au pôle positif. Hais, à moins de faire agir un courant d'une grande intensilé sar certaines matières salines , la réduction en corps simples ne s'opère pas. Que l'on fasse agir sur une solution de ml- Uie de sonde un courant même fort, on n'obliendis jamais les corps élémentaires qui entrent dans la combinaison , mais d'un côté les molécules de soufre et foijgène groupées en un composé électro-négatif, TaciéB sulfuriqne; d'autre part, les molécules de lodiom et d'oygène formant un oxyde éminemment électro-positif.

L'action de piles énergiques peut cependant ètn asseï puissante pour vaincre l'affinité la plus grande qam les corps puissent présenter. La découverte de Davy, une des conquêtes les plus impovtenles de la chimie moderne, le prouve suffisamment

Les alcalis, la potasse , la soude avaient été considérés JMqu'à Davy comme des corps simples. Cet illustre chimiste eut rheureuse idée de les soumettre i Taction d'une forte pile. Un fragment d'hydrate de potasse fut mis en contact avec le pèle positif an moment oà le courant était fermé par le riiéopbore négatif, un corps spécial était mis à nu, et brûlait au contact de l'air. Quelle était n nature ? Pour arriver 4 la reoonnattre , dans un fragment de potasse épais communiquant avec le pèle négatif, une carité fut creusée ; on plaça dans son intérieur quelques gouttes de mercure. Dès que le courant fut établi , on vit le volume de ce métal augmenter, sa densité devenir plus faible. Ce changement dans les propriétés do mercure était d 4 la combinaison qn'il contractait avec un métal nouveau , le potassium , mis à nu par l'actiea de la pile, se portant au pèle négatif, tandis que l'oxygène libre se dégageait an pèle positif. La potasse n était donc qu'un oxyde , c'est-à-dire la réunion d'nn métal â l'oxygène.

Bientôt on reconnut que tons les alcalis, que toutes les terres n'étaient rien autre chose que des combinaisons du

Nous ne pourrions , sans trop nous étendre , multiplier les exemples des, décompositions possibles au moyen de la pile. Les rapports qui existent entre les phénomènes chimiques et l'électricité forment 4 eux seuls une science, réiectrochimie, riche de faits, mais sans théorie bien assise. La loi fondamentale de cette partie de la physique, celle qui , 4 l'époque où nous écrivons , semble la résumer toute entière , est une des plus belles découvertes de M. Faraday ; elle peut être exposée en quelques mots : Si on fait traverser par un mimé courant voUaique une série de composés chimiques de nature différente, les quantités pondérables des ilémenU isolés sont entre elles comme les îpiivalents chiwûques des corps mis en liberté.

Gahanoplastique, ^■'Lm données scientifiques, fournies par l'étude des rapports qui existent entre la chimie et l'électricité ne furent pas longtemps stériles pour Tindustrie. Dans ces dernières années , ces applications ont donné naissance à un art nouveau , la gahanoplastique , déjà intéressant par les résultats précieux qu'il a fournis.

Le but que l'on s'est proposé dans la gdvanopJastiqne consiste 4 utiliser les dépôts métalliques qui se séparent des dissolutions salines traversées par les courants. Nous avons déjà dit, en traitant de la pile de Daniell , que la lame de cuivre, représentant te pôle positif, se charge par la circulation du fluide électrique d'une couche du métal , qui va sans cesse en augmentant de poids. Si le sel de cuivre employé dans cette opération est bien neutre , le dépôt métallique est remarquable par sa cohésion , son homogénéitép^g^ ^^ V^OOglC

ÉLECTRICITÉ. —MAGNÉTISME

Cette opéntion fut atiliiée dans des appareiU de formes ftriéei, fondés sur les principes qne nous avons déjà ftit connittre. Une médaiÙe fixée an conducteur d*nn appareil analogue à la pile de Daniell , et plongeant dans la diiaototion de sulfaté de cuif re, se couvre après qnelqne lemps d*nn enduit de métal tellement remarquable par aei propriétés physiques , qne tous les traits les plus délieats empreints 4 la surface du moule sont reproduits lur la copie en creux avec une fidélité qu'aucun antre procédé usuel neût pu rendre. *

liais, pour obtenir des résultats satisfaisants au point de vue àû arts , une foule de précautions qne la pratique seale fait oonnattre, sont indispensd>les.

Noos nous bornerons à indiquer ici quelques-unes des conditions de réussite kt plus essentielles. Protéger par un vernis noo. conducteur les portions du moule métaliiqoe qni ne doivent pas raeevoir le dép^ ; modérer Tintenu'lé du courant de façan ^pie les particules de cuivre se séparent avec lenteur ; la couche métallique présente seulement alors te maiimum do cohésion , de finesse , de dureté et d'homogénéité ; mais cette force du courant ne peut être graduée d'one manière convauaUe que par des essais empiriques.

Il est dans ces opéaiion» nn aecident qu'il importé d*éf iter , il tient à la perfection même du dépât Si la surface du numle est décapée jivec le plus grand soin , le cuifre qui Tendnit après quelque temps, contracte avec elle une telle adhérence , que tous les efEbrts pour séparer Imprainte deviennent en quelque sorte inutiles ; les molécoles lemblent s'être confondues pour former un tout homogène. On remédie à cet inconvénient en voilant la suriace de. la médaille par une couche de substance non métallique, asses mince pour n'altérer en rien la pureté des oontoors et f onr ne pas diminuer la conductibilité du métal. On arrive à ce but en faisant passer la médaille 4 travers la fumée blanche qui se dégage pendant la combustion d'une résine, ^oos ne saurions trop répéter que la fratiqne seule permet d'arriver à des résultats satisfaisants dans ce genre de manipulations.

Par des procédés analogues, on est parvenu 4 recouvrir d'une couche métallique hoBMgèoe des médailles on des statuettes de plâtre , des matières végétales ou animales même. La condition indispensable pour réussir consiste à donner an corps que l'on vent chaiger de cuivre une conductibilité suffisante ; on j arrive facilement en l'enduisant d'une couche mince et parfaitement homogène de plombagine , qne l'on étend avec un pinceau de blaireau.

Nous devons aussi mentionner, comme usage industriel des courants voHaîqnes , les procédés de dorage et d'argentage qni , dans ces dernières années , ont pris une remarquable extension ; procédé précieux 4 double titre, car ses produits offrent une perfection sans égale, et son empbi aanve les ouvriers des dangers d'un art renommé par les terribles maUdies qu'il engendre, le dorage au mercure.

Nous avons déj4 indiqué , en parlant des effets de la pile , la commotion qne l'on éprouve lorM|ue l'observateur fait passer le eonrant 4 travers son corps en mettant chaôine des mains en contact avec l'un et l'autre pôle.

L'application des courants voltalques aux diverses parties du corps des animaux , a fourni 4 la médecine et 4 la physiologie des résultats précieux.

Le fluide électrique parait , en effet , l'excitant le plus énergique de l'i^nt particulier qui , circulant dans les nerfs des animant, transmet 4 leur cerveau les impressions sensitîves, ou, émanant de ce centre, détermine les contractions musculaires et préside aux mouvements.

Ches nn animal vivant, le passage d'un courant voltaiqne 4 travers les nerfs étant une lource de sensations et nn excitant des contractions , on a cherché 4 ntiliier

celte propriété dans l'art de guérir pour rappeler la sensibilité et la motililé dans les organes des animaux qui en sont privés par la paralysie.

Le passage d'un courant électrique dans les nerfs d'un animal récemment tué produit des mouvements brusques dans les muscles suxquels ils se distribuent Ches des suppliciés on a vu ainsi les mouvements de la respiration s'accomplir, la face le contracter : les physiologistes crurent quelques instants avoir trouvé le lecret de la vie ; est- il besoin de dire qOb c'était seulement une curieuse expérience et une vaine illusion ?

Le passage d'un courant 4 travers les nerfs de certains animaux exrile les contractions musculaires avec une facilité si grande , que cette propriété a été mise 4 profit par les physiciens. Une grenooille convenablement préparée se prête merveilleusement 4 ce genre d'expérience , et on peut dire sans aucune exagération que la sensibilité est si grande , qu'elle l'emporte sur tous les gahanioscopes actuellement connus.

Dei iotareeê d'élêdrieité, — Sn traitant des phénomènes particuliers de l'électricité statique , nous avons vu que le frottement, c*est-4-dire une action mécanique, est capable de déterminer la séparation des deux fluides électriques. Cette électricité de tension peut, au moyen de dispoeitions convenables , être tranformée en courant. Une distinction fondamentale entre felectricité statique et l'électrodynamiqne serait donc trop absoloe ; il est seulement permis de conclure 4 une difïérence entre les deux ordres de manifestations.

Dans l'exposé qne nous venons de faire de la théorie de la pile, on a pu voir qne les phénomènes chimiques sont une des causes les phis générales de la production de l'électricité. Mais les diverses actions capables d'isoler les deux espèces de fluides sont beaucoup plus nombreuses , et il paraît probable que tous les phénomènes susceptibles de produire nn ébranlement dans les molécules des corps sont aussi capables de «léterminer la séparation du fluide positif et du fluide négatif qu'ils renferment H Csnt cependant apporter une restriction importante 4 cette proposition , puisque ja8qn*4 présent il a été imposaible de saisir les manifestations électriques qui devraient accompagner le changement d'état des corps.

La propagation de la chaleur dans l'intérieur des corps peut devenir la cause de courants asses énergiques. La première observation qui se rattache 4 cet ordre de faits est due 4 Seebeck. L'expérience fondamentale de cet observateur mérite d'être rapportée.

Il composa une sorte d'étrier (6g. 11) rectangulaire formé d'une bande de j^ cuivre deux fois courbée 4 angle droit et recevant, entre les extrémités des branches horizontales libres , nn cylindre de bis- B muth. Une aiguille aimantée était posée dans l'intérieur de ce circuit mixte maintenu dans nn plan vertical. Le plan du rectangle devait passer par la ligne joignant les deux pèles de T'aiguille au repos.

Tant que les soudures A et B , formées de la réunion du enivre et du bismutfi , sont 4 la même température , aucun phénomène ne se manifeste , ralguille conserve sa position d'équilibre ; mais, aussitôt que l'une des soudures est portée 4 une température différente de celle que présente la seconde , l'aiguille est déviée et tend 4 se mettre en croix avec le circuit D'après les principes connus , celte direction imprimée 4 l'aiguille est l'indice certain d'un courant qui traverse le circuit, courant éridemment dû 4 la différence de température existant entre les deux

Il 6ft fwUo de déiuire la direction du oourant de U position que prennent lei pAlet de l'aignilie par rapport an rectangle métallique.

Les courante dMeloppéi touf Tinflaence de la chaleur font déeigoés foos le nom de courants tkerwtO'iUetriqwi.

L'assqpiation des difTérents métaux dans une disposition analogue à celle de Seebeck permet de reconnaître que tous n'ont pas la même aptitude i donner lieu 4 des courants dans les mêmes drconstanees. La réunion du bismuth et de Tantimoine paraît présenter soins ces rapports la plus grande énergie.

Voici d'ailleurs le résultat des expériences précises de H. Becquerel sur le pouvoir thermcnélectrique des principaux métaux.

Ceux-ci étaient snccessivemeni réunis deux à deux de manière i former des circuits galvanométriqnes : la température d*une des soudures était 0<», la seconde était portée à -f 20^.

Les résultats de cette comparaison sont les suivants : on peut disposer les métaux essayés dans Tordre que nous allons indiquer quant à leur puissance thermonélèctrique : bismuth, platine, plomb, étain, enivre, or, argent, linc, fer, antimoine. Dans cette série, un métal étant uni i celui qui le suit, est toujours négatif dans un courant thermo-électrique; il est toujours positif, an contraire, avec un de ceux qui le précèdent II est évident, d'après cela, que dans une chaîne binaire de cet ordre pour une même différence thermométriqne , le courant engendré sera d'autant plus intense que les deux métaux choisis occuperont deux positions plus éloignées dans cette table. Ce qui vient i l'appui du fiiit que nous avons énoncé relativement au bismuth et à Tantimoine.

C'est l'emploi de ces deux métaux qni a permis d'arriver à la construction d'un appareil simple désigné sous le nom de pile thermo-électrique.

La condition de la séparation des fluides électriques par l'action du calorique a été parfaitement déterminée par M. Becquerel. Que l'on place entre les deux extrémités du fil d'un galvanomètre, un fil de platine parlaitement homogène , si on a soin que les points de jonction des deux fils soient bien à la même température , on peut porter la flamme d'une lampe à alcool sur toute la longueur de son trajet, sans observer aucune déviation de l'aiguille aimantée, liais si on vient i faire un nœud sur une portion du fil de platine , ou si on le contourne en spirale, et que la flamme soit portée dans le voisinage de ce point , on observe aussitêt une déviation an galvanomètre. La direction que prend l'aiguille permet de conclure facilement le sens du courant, on constate ainsi que celui-ci marche tonjours du point soumis directement à l'action du calorique vers la portion du fil qni a subi une torsion. De celte expérience If. Becquerel conclut que le développement des courants thermo-électriques tient à la difficulté plus ou moins grande que la chaleur éprouve à se propager dans un circuit hétérogène. L'hétérogénéité peut tenir à la différence de nature des métaux associés, ou à une cohésion plus ou moins grande des diverses parties d'un même métal.

Parmi les phénomènes physiques capables d'engendrer des courants, il faut citer encore raction exercée par les aimants et les courants sur un circuit métallique fermé. Les courants obtenus dans ces circonstances, dont la découverte est due i H. Faraday, sont dits courants par imémetiom.

La démonstration des courants de cette espèce est facile. Il suffit pour y arriver d'enrouler autour d'une bobine de bois creuse, un fil de enivre entouré de soie et dont les extrémités communiquent avec les fils d'un galvanomètre. Si on plonge dans Fintérienr de la bobine le pèle d'un fort aimant cylindrique, on observe qu*au moment de l'immersion faignille du galvanomètre est chas-

sée de sa position d'équilibre, il y a donc eu un oonraot développé dans le fil ; après quelques osdllatioiis Tsignille rerient à sa première poeilion. Hais si on enlève brusquement l'aimant, elle est de nouveau déviée, dsni une direction inverse de la première , et révient encore dans le méridien magnétique.

Le caractère fondsmental des courants par indodion est donc leur instantanéité.

Une expérience analogue permet de constater également l'induction tTun circuit fermé par un courant Sur une bobine , on enroule deux fils métalliques sembtablft ar précédent ; les tours, aussi nombreux et aussi rapprochés que possible , doivent être parfaitement isolés par de la soie. Les deux extrémités d'un même fil sont mis en communication avec le circuit d'un galvanomètre; celles du fil inducteur sont mises en rapport avec les pèles d'une pile en actirité. Au moment où le courant de U pile est fermé, on observe une déviation galvanométrique , inverse de celle que produiraient les deux rhéophores oomnraniquant immédiatement avec le galvanomètre, puis l'aiguille revient au séro. Si alors on inter» rompt le chreuit de la pile , an moment oà le courant ceese, l'aiguille est encore dériée inveneraent par rapport à sa direction primitive , directement, an contraiiv, par rapport au courant de la pile.

De ces expériences H. Faraday a déduit la proposition fondamentale qui comprend l'ensemble des faits de Tinduction, quelque compliqués qu'ils puissent panttra. ToMtei Us fois, dit^il, que l'&m iotmtt am dremii /trmi dans me de sec pturtiu à l'aetipm d^mm ûitÊtimt ou iTim «otcroiU, au premier wumeni U'eireuit esl purc»mru par um eounmi inverse* Lorsque Vaetion cesse par suite de CUai* gnesuui de VaiuuuU ou de linierrupÊioa du eourmmt , k circuit est parcouru par un eoureaU direet; usais, si Cim- JhÊSuee du courant ou de l'aimant est maintenue pendant

Pour terminer l'énumération des causes capables de produire de Télectricité , il nous reste à mentiooner des phénomènes intéressants, dont l'observation déjà '^ancienne frappe d'étonnement ceux qni en sont témoins pour la première fois : c'est la production d'électricité par certains poissons. Tout le monde a entendu parler de la torpille , cette espèce de raie qui , au moment oa les pêcheurs la tirent de la mer, donne des oonuMitions souvent si violentes qu'ils sont souvent forcés de lâcher leur proie. Quelqnee ruisseaux de l'Amérique sont habités par un poisson bien autrement énei^ique , le gymttose on anguille de Surinam , capable uon-senleaMnt de tuer les poissons dont il se nourrit , comme la torpille , mais de paralyser les chevaux et de les faire périr an milieu des eaux où ils se baignent Dans ions ces poissons le phénomène que nous signalons est dû à une production d'électricité , aussi ont-ils reçu le nom de poieaosu électriques. La faculté singulière qu'ils -possèdent se rattache à l'existence d*un appsreil spécial.

L'organe des poissons électriques étudié par Hunier et quelques autres anatomistes , est formé par une série de prismes très-rapprochés , sépsrés les uns des autres par un tissu fibreux. Chaque prisme est constiiné par U réunion de disques superposés, offrant l'aspect d'une substance gélatiniforme, mais renfermant en réalité no tissu spécial , fisfu électrique , des nerfs et des vaisseaux abondants.

Malgré d'importants travaux faits dans ces dernières années sur le développement de l'électricité dans ces êtres singuliers , la cause der phénomènes obeervés cbes les poissons électriques est à peine connue des physidens.

JuLBS REGNAULD, profeutor ^igé i la Facdlé d« bMccIm de fvm.

P4SU. — TTMCurais rLoi rsiiis, avi m vâMoum», M.

Piiii.—

INSTRUCTION POUR LE PEUPLE. — CENT TRAITtt.

DUBOGHBT, LBGHEVALIBR wt G", 60 RUB RICHELIBU. —25

MÉTÉOROLOGIE. -PHYSIQUE DU GLOBE

La météordogie eit la science qni •'occupe det phénooèDei de ratmosphère ; la phfoqiie da globe traite des phénomènes physiques qne présente l'écorce terrestre. Unies étroitement entre elles, tontes deni s*appnient imecipalemeot snr la physiqne , la chimie , la géographie et rastronomie.

Leors applicatiotts sont sans nombre. La botanique y peise la connaissance des causes qni régissent la distrihotion des végétaux à la surface du globe , et impriment da caractères si différents à la végétation des plsines , des montagnes, des efttes et de Yintériewr des continents.

L'sgricnJUire scientifique emprunte à la météorologie et à la physique du globe les éléments qui doivent diriger une cnltnre rationnelle. Elle seule peut guider le enJtif atenr dans ses essais de naturalisation et les modifications qu'il cherche à introduire dans Tépoqtfe des •emailles et de la récolte. Les travaux de l'ingénieur varient suivant les sols, 'mais aussi suivant les climats; il doit tenir compte des phénomènes atmosphériques pour rétablissement de ses routes et de ses canaux. La quantité tnnoelle de pluie, sa distribution dans les diverses saisons modifieront profondément le mode de construction des voies de communication , et surtout celui des canaux , dont Texécotion même repose sur ces notions météorolo^oes. On comprend en effet qu'un canal alimenté ptr des réserf oirs d*eanx pluviales soit à sec dans certaines niions et toujours navigable dans d'autres. L'architecte ioi-méme est obligé d'avoir égard i ces éléments. La capacité éeê gouttières , l'onvertnre des égouts sont ba- Rei implidtement sur la plus grande quantité d'eau qni pent tomber dans un temps donné ; en un mot , sur Taboodance des averses. Qne dirai-je des applications de la météorologie i l'hygiène , à la thérapeutique et à l'étode des causes de maladies? Le changement de climat ■'est-il pas, d«ns une foule de cas, une source de maladie on un remède efficace? Les variations de température et d'humidité dans l'air ne sont-elles pas les causes les plus constantes de toutes les affections catarrhales et rhumatismales? La mortalité elle-même est subordonnée an eonn des saisons ; et lorsqtie Fêté revient avec sa chaleur bienfaisante , la faux de la mort paraît suspendue pendant quelque temps pour frapper de nouveau i coups redoublée au retour de Fautomne et de l'hiver.

Après avoir parlé de la composition de Fatmosphère , Dous étudierons successivement la température en géné-

ral, les vents, les météores aqueux, la distribution de la température à la surface du globe , le poids de l'atmosphère, ses manifestations électriques et ses phénomènes optiques.

L'atmosphère est une enveloppe gaseuse qui environne la terre de tous cdtés et tourne avec elle dans l'espace. Sa hauteur est de 120 000 à 130 000 mètres , et ion poids égal à celui de 521 000 cubes de cuivre dont l'aréle aurait 1 kilom. de long. L'air se compose d'éléments constants qui sont :

tf I ( osyflin* . . 90,8 ] » ^^^^ | oijgcM. . . . dS.O

Cette composition est la même à toutes lei hauteurs et à toutes les latitudes. Seulement i la surface de la mer, la quantité d'oxygène parait être un peu plus forte. Sur la mer do Nord , elle est en poids de 23,6. La constance de ces deux éléments , dont l'un , Foxygène , est sans cesse transformé en acide carbonique par les hommes et les animaux , ne tient pas i un prétendu équilibre entre la respiration animale et végétale , mais à ce que la quantité d'oiygène consommée est hors de toute proportion avec celle qui fait partie de Fatmosphère. Ainsi M. Dumas a calculé que les I 000 millions d'hommes qui peuplent la terre, et les animaux, que nous supposerons trois fois plus nombreux, ne consomment en un siècle que le poids de 15 i 16 de ces cubes de cuivre d'oxygène dont l'atmosphère , dans sa totalité , contient 134 000.

L'atmosphère contient aussi des éléments constants dont la proportion est variable, tels sont la vapeur d'eau et l'acide carbonique. Celui-ci provient de la respiration végétale, des^ volcans brûlants ou éteints, des fermentations, etc. Les cléments accidentels de l'atmosphère sont l'hydrogène carboné et l'hydrogène sulfuré : le premier s'échappe des marais, des mines, etc. ; le second de tous les volcans.

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