‹ Instruction pratique sur l'analyse spectrale: comprenant 10 la descriptionChapitre 37 sur 38 · LÉGENDES EXPLICATIVES · texte numérisé non relu

LÉGENDES EXPLICATIVES

J'ai eu occasion, dans les nombreux essais que j'ai faits sur ce sujet, de découvrir un moy«ii d'augmenter l'étincelle qui n'a pas, que je sache, encore été signalé'; je veux parler de l'influence des pointes sur la longueur de l'étincelle. Comme il y a, pour les recherches d'analyse spectrale, un intérêt réel à obtenir, avec une petite bobine, des étincelles assez longues et, en même temps, assez fortes, je crois utile de faire connaître les faits que j'ai observés.

1° Influence du diamètre des électrodes, — Je me suis servi dans toutes mes recherches d'une bobine moyenne alimentée par 8 éléments (zinc et charbon). Avec des fils de platine, d'aluminium, de laiton, etc., de i millimètre environ de diamètre, j'avais une étincelle continue de 3 millimètres de longueur ; avec des fils très-fins des

mêmes métaux , d'un diamètre de — de millimètre environ, la lon-

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gueur de l'étincelle, toutes choses égales d'aillears, était de 4 millimètres.

a° Influence de la température. —En échauffant à l'aide d'une flamme de gaz l'espace au travers duquel éclate l'étincelle, j'ai pu obtenir d'une manière continue des étincelles d'une longueur de 35 millimètres, tout aussi bien avec les fils fins qu'avec les fils de i millimètre de diamètre. Lorsque Ton rapproche les électrodes de manière à avoir une étincelle de i centimètres seulement, l'éclat de cette étincelle est beaucoup plus vif et se prête parfaitement aux observations spectrales. Il sufiût, pour faire l'expérience, d'enlever la rondelle de verre du support A [fi g. i a) , et de remplacer les électrodes courts /, i par des fils plus longs recourbés à angle obtus et s'élqjgnant assez <le Taxe du support pour qu'on puisse les échauffer en dessous, à l'aide d'une lampe à gaz, sans brûler le support.

3° Influence des pointes. — Lorsqu'on approche de l'électrode inférieur/ (fig. la) une pointe métallique, en la plaçant aussi près que possible de l'électrode, sans qu'il y ait contact, on voit jaillir l'étincelle entre les électrodes, alors que la distance qui sépare ces derniers ne peut être franchie par l'étincelle dans les conditions ordinaires. On double ainsi aisément la longueur de Tétiiicelle ; j'obtiens avec la bobine dont je me sers des étincelles de 6 millimètres pour des fils de i millimètre, et des étincelles de 8 millimètres pour des fils très-fins. Ce qui m'a paru particulièrement intéressant, c'est qu'une pointe d'une matière quelconque produit exactement le même effet qu'une pointe de métal portée sur un pied isolant.

Digiti

DES PUNCHES. 79

J'ai expérimenté les matières suivantes :

Fer,

Platine,

Cuivre,

Bois,

Craie,

Verre,

Corne,

Liège.

Une feuille, une tige d'herbe provoquent également l'étincelle aux distances précédemment indiquées. On a donc un moyeu très-commode pour obtenir avec une petite bobiAe des étincelles d'une longueur plus que suffisante pour l'analyse spectrale. Je dois ajouter que les pointes obtuses m'ont paru plus favorables au succès de l'expérience que les pointes très-aiguës, et cela surtout pour les corps dépourvus de pouvoir conducteur (verre, liège, bois, craie, etc.). J'étudie de plus près en ce moment cette action très-prononcée des pointes sur la décharge de la bobine de Ruhmkorff, mais j'ai cru utile de signaler le fait aux personnes qui s'occupent d'analyse spectrale.

Fig. i3. Le support qu'elle représente est d'un usage très-commode; le tube est maintenu par la seule pression de la fourchette F : il peut être élevé ou abaissé à volonté, le support I étant mobile dans son .pied creux : les anneaux r/, d servent à mettre les deux extrémités du tube en communication avec la bobine. Deux cléments suffisent pour observer les spectres des gaz.

C'est, on le sait, à M. Geissler, de Bonn, que la science est redevable de ces tubes, si intéressants à examiner. L'habile artiste a imaginé, pour faire le vide dans ces tubes, une pompe à mercure d'une construction simple, d'un maniement facile, et avec laquelle on obtient en quelques minutes dans un tube de ce genre un vide correspondant à

une pression de — de millimètre de mercure. L'invention de cette

machine appartient exclusivement à M. Geissler, et si j'insiste sur ce point, c'est que certaines personnes ont réclamé fort à tort une part dans cette invention.

Après avoir rappelé le nom de M. Geissler, dont le talent est trop connu des chimistes et des physiciens pour que j'aie besoin d'y insister, je recommanderai, en France, M. Alvergniat jeune, à Paris, dont j'ai eu l'occasion, dans le courant de mes recherches d'analyse spectrale, de constater Thabileté et l'extrême obligeance.

3B. tJ. ». Syst-Oataa

Digiti

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