‹ Instruction raisonnée pour l'examen de la vision devant les conseils de révision et de réformeChapitre 58 sur 71 · DALTONISME ! MARINE, CHEMINS DE FER · texte numérisé non relu

DALTONISME ! MARINE, CHEMINS DE FER

éprouvé seulement des* hésitations répétées pour la détermination des couleurs ;

3** Tout homme qui doit reprendre un des services indiqués après avoir été employé dans la machine, avoir été traité de contusions ou de plaies à la tête ou à Tœil (Féris) , de commotion du cerveau , d'une affection des membranes de l'œil, ou d'une maladie grave quelconque, devra subir à nouveau une visite minutieuse ;

4® Seront examinés fréquemment, ou renvoyés de ces services, tous ceux chez lesquels on découvrirait des habitudes alcooliques ou qui feraient abus du tabac. L'examen du scotome central est pour eux nécessaire ;

5° Chez tous^ Y Ch doit être égal au moins à l'unité ;

6® Pour tout homme reconnu daltonien après plusieurs observations, le fait devra être relaté sur le livret (Féris) (i).

Il est d'ailleurs probable que si ces examens étaient régulièrement pratiqués, les équipages seraient bientôt au courant de ce fait qui touche de si près à la sécurité de chacun et que celui qui reconnaîtrait, par l'exercice, son infériorité ou son imperfection, serait le premier à demander le contrôle de sa vision. Si on

(x) Ces desiderata ne se sont pas réalisés encore. L'examen chromatique n'est prescrit que pour les candidats à TEcole navale (1874) et pour les pilotes Pour ceux-ci l'arrêté ministériel du 22 mars i8<j8 a rappelé que les candidats à l'école de pilotage, devaient avoir une excellente vue et notamment n'être atteints d'aucune des affections suivantes : myopie, hypermétropie, presbytie, astigmatisme et daltonisme mime au plus faible degré. Le même oubli existe dans la marine britannique ou depuis 1881, l'examen chromatique n'est prescrit que pour les officiers seuls et non réglemente pour les autres. (Britisch Médical, 15 juillet 1883.)

ne peut demander à tous ces hommes la finesse de perception d'un coloriste, il est indispensable cependant, suivant l'heureuse expression de Favre, qu'ils possèdent au moins l'A B C de la science des couleurs.

Il en est de même pour les employés de chemins de fer. Pour eux, aussi bien que pour les marins chargés de voir et d'interpréter les signaux, les conditions d'aptitudes visuelles sont identiques. Des erreurs ou des fautes que les uns et les autres peuvent commettre, résultent les mêmes dangers, et si l'État en soumettant ceux qui l*e servent à un examen nécessaire donne l'exemple d'une sage prévision, les Compagnies doivent l'imiter et mettre ainsi à couvert leurs responsabilité.

Les conditions de la vie militaire n'ont point ces exigences. Les signaux colorés y sont plus rares, les manœuvres qu'ils commandent moins importantes et moins rapides , les renseignements qu'ils donnent dépourvus de ce caractère d'urgence et de péril qu'ils présentent toujours pour des trains ou des navires en marche. En outre, le soldat agit rarement seul et sans contrôle; le conducteur d'un train, le mécanicien, au contraire, aussi bien que la vigie, l'officier, dans la marine, sont souvent seuls à voir et obligés aussitôt d'apprécier, décider et agir. De là la différence d'importance que chacun de ces services apporte à la recherche du daltonisme, dont la guerre jusqu'ici ne s'est jamais préoccupée dans le choix de ses spécialités.

Service auxiliaire. — Pour terminer cette longue étude, il me reste à vous signaler une dernière caté-

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