LA PROCESSION DE L'OUVERTURE
Si l’église est assez grande pour qu'on puisse y faire convenablement la procession, on ne sort point au dehors; dans le cas contraire, on sort, mais seulement à une petite distance et on n'arrête à aucun reposoir. Si la procession est impossible, on fait les mêmes encensements et l’on chante les mêmes morceaux, à part du Tantum ergo.. et Œenitori.., qui ne se chantent qu’une fois, tout le monde demeurant à genoux.
Après la messe, ayant fait la prostration, le célébrant et ses ministres vont à la banquette déposer leurs manipules. Le célébrant ôte la chasuble et revet la chape de la couleur dite au No. 14. Il met de l’encens dans deux encensoirs, s’il doit y avoir procession, sinon dans un seul. Il vient ensuite avec ses ministres faire la prostration ir plano et se mettre À genoux sur le degré inférieur de l'autel. Le célébrant encense le Saint-Sacrement de trois coups comme d'ordinaire, reçoit le voile huméral, monte à l'autel, se met à genoux sur le plus haut degré et reçoit du diacre, qui est debout, l’ostensoir entre ses mains couvertes du voile. Il se relève aussitôt et se retourne vers le peuple ; le diacre passe à sa droite et le sous-diacre à sa gauche.
Les chantres entonnent alors l'hymne Pange, linqua que l’on chante lentement, comme il est marqué au Jeudi-Saint, et si la procession doit durer longtemps, on répète Tantum ergo entre les strophes. On observe les cérémonies prescrites pour le Jeudi-Saint.
Afin que le célébrant puisse se mettre en marche im- ‘médiatement, on aura soin d'organiser la procession un peu d'avance.
Si quelque confrérie doit faire partie de la procession, elle marche avec sa bannière en tête, avant la croix qui est portée par un clerc en surplis, entre deux acolythes. On descend par le côté de l’évangile et on revient par celui de l’épitre.
Au moins huit prêtres, ou clercs, en surplis, ayant des cierges allumés, précèdent le Saint-Sacrement qui
est encensé par deux thuriféraires. Lorsque la procession doit sortir de l’église, aux côtés du dais, quatre clercs, ou au moins deux, portent des fanaux allumés au bout de tiges assez hautes pour que ces lumières soient visibles au-dessus de la foule.