POUR APA-IENNBE GENS
aslebusoé 25! lo AUTRE EXEMPLE. 5, 1! 10 18 OUI oi lib. til 016 do. LE 1e HE) : Voici un, autre exemple arrivé en notre temps, qi. vous : fera comprendie qu’une. jeune personne giant. les impressions de la grâce, est bientôt désabusée. des, vanités. du siècle et de, l’éclat des arures. 1, | Une jeune demoiselle de Franche-Comté, qui avait beaucoup d’esprit, mais fort mondaine, nommée Angélique, âgée. de seize ans, ayant entendu un prédicateur prêcher contre le luxe et la vanité dans les habits, vint se confesser à ce prédicateur, qui lui dit des choses si solides, que cette jeune fille, docile à la voix de Dieu, dès le lendemain quitta ses vanités, et s’habilla d’une manière, chrétienne. : Sa mère, surprise de ce changement, la reprit de ce qu’elle ne s’habillait pas comme les autresfois. Angélique lui répondit qu’un prédi-
cateur, à qui elle s’était confessée, le lui avait dé-
fendu. | La mère alla trouver le prédicatcur, et lui demanda s’il était vrai qu’il eût défendu à sa fille de s'habiller selon la belle mode. Je ne sais point, répondit ce prédicateur, ce que j’ai dit à votre fille : : il vous doit suffire que je vous dise que Dieu ne défend point de s’habiller selon la mode lorsque la mode est innocente; mais que Dieu défend de s'habiller selon la mode lorsqu'elle est criminelle ou dangereuse. Mon père, reprit la dame, qu’appelez-vous mode criminelle ou dangereuse ? C’est, par exémple, répondit le prédicateur, de porter des abits trop ouverts, d’urner sa tête de frisures, de mouches, de fard, ou d’autres parures toutes vaines, et de porter des vêtements trop riches, qui ne rese sentent que l’orgueil et le faste,. 11 lui expliqua
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ensuite les dangers de ces modes, et les scandales qui en naissent. Mon père, lui dit cette femme, si rion confesseur m'en avait dit autant qué vous, je h’aurais pas permis à ma fille tant de vanité,et moi thôme j’atrais été plus sage. Mon coïifesseur est cependant un savant homme ; mais de quoi me sert: il qu’il soit savant, s’il me laisse vivre à ma liberté, et dans le danger du salut? Lorsque cette dame fut de retour, elle dit à Angélique: Ma fille, bénissez le Seigneur d’avoir trouvé un tel confesseur, € suivez sés avis. és Angélique eut beaucoup de combats & soutenit de la part des autres demoiselles, qui là traitaient de ridicule. Maïs le plus rude assaut qu’elle sotint fut au bout de deux ans, dans une compagnie dé plusieurs dames, qui entreprirent de lui faire changer de sentiment. Pourquoi, lui dirent-elles, né vous habillez vous pas comme les autres? Je ne suis pas obligée de faire comme les aütres, répondit Angélique; je m’habille comme celles que je crois faire mieux, et non pas comme celles qui font mal. Hé quoi! lui dit une dame, faisons: nous mal de nous habiller comme vous voyéz?
Oui, sans doute, vous faites mal, parce que vous scandalisez ceux qui vous regardent. Pour moi, répliqua la dame, je n’ai point en tout cela de mauvaises intentions ; je m’habille à ma façon, tant pis pour ceux quai ont des mauvaises pensées. Tant pis pour vous aussi, reprit Angélique, puisque vous leuren donnez l’occasion: si nous devotis craindre de pécher nous-mêmes, nous re devons pas moins craindre de faire pécher les autrés Quoi qu’il en ‘oit de vos bonnes raisons, lui dit une autre dame, si vous ne vous habillez pas comme noëus, vos afiiies vous quitteront, et vous
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nosérez' plus vous trouver dans'les belles eompaguies:ét dans les bals. : Jaime miéux, répondit, Angélique, la compagnie de'ma chère mère de mes sœurs et de quelques filles sages, que ces belles compagnies où l’on ne fait que jouer, médire et sennuyer. Pour ce qui est des bals, j’en suis dégoûtée, ÿai failli m'y perdre ; il n'y a déjà que. trop de filles mondaïnes pour y aller et pour scan: daliser, sans que je m’y trouve.
Oh! après tout, lui dit une autre dame, vous reprendrez notre mode ; car si vous vous habilliez comme nous, vous en seriez bien plus agréable. Vraiment, reprit Angélique, je ne m’habille pas pour paraître agréable, mais pour me couvrir, lies vrais agréments d’une fille ne consistent pag dans les habits, mais dans la vertu, Au reste, madame, si vous pensez de la sorte, permettez que je vous dise avec le respect qui vous est dû, que vous ne pensez pas en chrétienne. Une dame huguenotte de ma connaissance me dit, il ya quelques mois, qu’elle était très-mal édifiée de voir la manière dont la plupart de nos dames sont babillées ; que, dans son pays les personnes du sexe, même de qualité, n’affectaient jamais de paraître la gorge et les épaules tant soit peu découvertes, et qu’il était honteux que, dans une religion aussi sainte que la nôtre, on souffrît de pareils abus contre la modestie. |
‘Une dame de la compagnie qui n’avait encore rien dit (c'était une jeune marquise), écoutait tout ce que disait Angélique, Tout à coup cette dame vient l’embrasser. Ah! machère enfant, lui dit-elle, que je vous estime d’avoir les sentiments que vous avez, soutenez-vous dans ces nobles et pieux sen-
timents. Ensuite cette dame, adressant le parole
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aux autres; leurdit: En vérité, n’est-il pas honteut: pour nous:qu’une jeune fille de dix-huit ans nous.
la leçon,et qu’elle ait plus de courage aue.
nous? Son exemple sera un jour notre condam-. nation. Que nous sommes aveugles d’emberrasser, motre conscience, de nous sa re suivre tant.
de modes gênantes, et de nous rendre les martyres: de la folie du monde, pour plaire à de sots flatteurs,: qui, dans, leurs cœurs, se moquent de nous |
AUTRE EXEMPLE
1 À 1” “4% Nous lisons, dans les livres saints, des effets bien funestes de la curiosité et de la vanité d’une fille, Le saint patriarche Jacob, demeurant près de la ville de Sichem, avait une fille nommée Dina, à qui il apprit à servir et à craindre Dieu. Cette fille, âgée de quinze ans, abuse de la liberté que lui donna son père de se promener avec ses compagnes. Ayant un jour aperçu quelques filles ét quelques demoiselles de la ville de Sichem, elle ‘ fut curieuse de voir'la manière dont ces fille, ‘étaient habillées, et, s'étant approchée de la villel elle éprouva bientôt combien il est dangereux de éhereher à voir, quand on risque d’être vu. Quel ques habitants de Sichem la virent, lui firent des compliments, et l’ayant enlevée, l’emmenèrent à sa Ville, où elle fut déshonorée. Les enfants de Jacob, frères de la jeune Dina, ayant appris cette nou: Yelle, résolurent de venger l’injure ‘faite à leur sœur. ‘ IÏls surprirent par fraude les habitants de
Sichem, les pus au fil de l'épée, sans é gner même leut roi, saccagèrent ‘et pillèrent leur Ville. ; Jacob, père de Dina, pour Eviter les'suites
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