FA AMEN
dé soit nos péchés; qui sûnt la cause de sa rhort: Oui, ma fille, vos péchés, aussi bien que lès mienB, ofit'crucifié Jésus-Uhrist. Souvenez-vous bien'de tôüs les péchés que vous avez faits, de toutes: vos désvbéissances, de ‘vos irrévérences à l’église, de ÿôs petites friponneriés, dé toutes les M düe-vous m'avez dites, des immodesties que avez faites, et des scandales que vous avez donnés aux autres: tout cela, ma fille, a affligé Jésus: Christ, et a contribué à sa mort; vous lui aves 2 autant de coups que de péchés vous avé Îts. 4 MÉTIUE Isidore s’aperçut qûe Mélanie avait les larmes äux yeux : et, pour profiter de ces heur:uses dispos sitions, il ajouta: Ah! ma fille, voulez-vous tou+ jours aflliger Jésus-Christ, et le faire soufftir? oulez-vous le crücifier encoré une fois, le faire Mourir dans votre éœur par vos désobéissances et par votre malice? Refuserez-vous de l’aimer, en oyant ce qu’il a fait pour votre amour, pour vous rendre sage ét pour vous sauver. PH Mélamie avait le cœur si atiendri et si serré, qu’elle saisit tout d’un coup avec les deux mains le crucifix que son père tenait. Ah! mon chéet père, luidit-elle, je vous en prie, donnez-moi ce crucifix! Oui, ma fille, je vous le donne, lui dit lé père, je vous prié de le gardér. Elle alla s’enfetner dans sa chambre, et passa le reste du jour à
sanglotter, baisant les pieds de son crucifix, et |
lémbrassant en disant: Ah/ mon Dieu, mon Sauveur, voilà donc l’élét où je vous ai réduit, -’est donc mi qui vous ai crucifié ! Mon Dieu, pardonez-moi. Si j'avais $u que je faisais tant de moi, Jamais je ne vous aurais offensé ; ayez pilié de ma Jeunesse et de mon ignbrante 210 H
le:sa mort:
lès miens, us bien'de toutes: vos ’église, de LE s que vou!
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pour LAS FRUNENEENS. SE
l'Eagräcè de Dieu opéra paissamment dans Te our de cette jéuñe fille, et Dieu bénit tellement les paroles d’Isidoré, que, dans peu de jours, Mélähie fut toute cliangée ; elle reçut même des lumières d’en häüt au-dessus de la faiblesse de:son ägé. Jamais énfant ‘ne fut plus humble et plus soumis. Aussitôt qu’elle avait quelques moments Mbres, elle allaït auprès de son crucifix, lui baisait lés pieds, en adorant Jésus-Christ däns son cœùi Quand il lai arrivait quelques chagrins, qu’on lui faïgait quelque tort où quelque peine, elle disait: O mon Sauveur ! comment oserai:je me plaindreen b0pant ve que vois Pndires pour moi, | |
SIUn'jour aÿant ‘été battue pär un homme ‘brutal qui la: prit pour une ‘autre, cllé: n’en dit rien à son père, . de crainté qu’il ne se fachàt, et n’offensât Dieu ; mais ellé alla d’abord auprès de son crucifix faire cette prière : Omon Jésus ! lorsque vous étiez sur la'vroix, vous avez pardonné à vos bourreaux;
fepardonne aussi, pour Pamour de vous; à celui qré
m'a mallrailée, et je voudrais lui rendre: service. En effet, huit jours après, cet homnie qui Paÿait maltraitée étant tombé malade, Mélanie demaada quelque chose à son père pour le soulager. : Tenez, dit-élle au malade, voilà ce que je vous apporte, : pour vous marquer que ‘je ne vous veux point de mal: je n’ai pas dit à mon père qué vous m’aviez traitée si mal, ‘afin qu’il ne vous fasse point de reproche. : Cet hômme eut tant de confusion en Hp la générosité et la discrétion de cette jeune fille, qu’il en pleura, et lui demanda pardon.
Une autre fois, Mélanie voyant une voisine qui se désolait à cause des débauches de son mari, elle Jui dit : Ma chère voisine, n’avez-vous point de crucc chez vous? Oui vraiment, répondit la voisine,
Et de quai vous sert-il? reprit Mélanie : “Allez.aux pieds de votre crucific pour y apprendre à souffrir. ‘+ Jésus-Christ en a bien plis enduré que vous ; el, ‘quoiqu'il füt innocent, il ne s’est jamais plaint, ‘4 Vous éles bien heureuse, ma chère amie, d’avoir ‘6 quelque chose à souffrir pour lui : vous ne. savez 6 pas combien il y a de consolation à souffrir pour un Dieu qui souffre. pour nous.” Les paroles.de Mélanie, quelle disait comme inspirée d’en haut,
| ANSTRUCTIONS : ;,,:
arrêtèrent les emportements de cette voisine, qui
changea de conduite, devint un modèle de RAM et:convertit son mari.
Mélanie persévéra le reste de au vie dans ces saintes pratiques. Le souvenir de Jésus crucifié était toujours présent à son esprit ; elle avait même dé-la peine:à retenir ses pleurs en travaillant, lors-
qu’elle pensait aux souffrances de J énus-Christ, ou
lorsqu’elle apprenait que Dieu était otfensé. Ah! mon: Dieu, disait-elle, on vous outrage, on vous crucifie ; que ne puis-je mourir pour empécher TER ne vous ofense jamais !
‘‘Ælle eut de violentes attaques, de fréquentes tentations contre la chasteté ; mais, par le souvenir des souffrances de J ésus-Christ, elle conserva la pureté de son âme. Mon Sauveur, disait-elle dans sas tentations, comment oserais-je consentir au plaisir, ‘en voyant les douleurs que vous avez endurées pour moi? Comment pourrais-je aimer et flalter mon: misérable corps, en voyant votre corps innocent, couvert de sahg'et de plaies, atlaché à une croix? Ne serais-je pas bien aveugle el bien ‘ingrale, pour un. plaisir honteux, de perdre votre gräce, etde renouveler vos tourments ? Enfin Mélanie, par ces saintes pratiques, arriva à une haute vertu ; elle fut l’exem:ple du voisinage, et mourut en odeur de sainteté, »
Allez aux ) souffrir.
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PROLTOTATAVI ss POUR LES JEUNES GENS.
| el Les pèren 6 Je bros, à Er uDe bla a apprenai nt. ee EUJS, Re nnatr f A à, connait à mt les ape ou es el seraient bientôt changées. e lumières n’en. 15e rap &
fs Le crucifix:est, gomme, un livre di ivin, où tous s fidèles peuvent, 5% et apprendre à connäître Dieu. C'est.aux. pieds du erucifx que, les plus rands saints ont puisé leurs JRRÈRER eur cons fi tion et leur: force. A | |
De Pamour et de Phonneur dus à à ses s père et mère. | rate
à Celui qui craint Dieu, dit le (Saint-Esprit honore son, père. el. sq mère... Il servira CUVE 568 maîtres ceux, qui lui ont donné la vie... Oui, mon fils, si vous avez la crainte de Dieu, vous honorerez vos parents, et; vous respeclerez ceux qui.ont. RE tité sur vous. ;,.,
En effet, serait-ce craindre Dieu que de FA les menaces de Dieu même et. ce \qu’il vous. ordonne ? Kcoutez-les ces. menaces, qu’il fait contre les enfants indociles: Celui qui jafflige sen péres, dit le Seigneur,. ét qui méprise les avis de Sa. mère, deviendra infdme, et. misérable. : Celui. qui maudit son père ou sa;mère périra, el, sa lumière, c *est-à-dire sa, vie, sera éleinte. dans les ténèbres, © ’est-à-dire dans la mort. L’œil qui se moque.de.son père. el de sa mère qui l’a enfanté,, mérite, d’élre, ar raché par les corbeaux, et dévoré par les aigles. Celui qui
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TD A QAR re ou mi nt
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abandonne son père est perdu d'honneur devant les hommes, et celui qui aigrit sa mère est maudit de Dieu." Oh! plût au ciel que ces menaces fussent gravées profondément ‘ans l'esprit de ceux q oublient ce qu’ils doivent à leur pè e et à leur mère! Ajoutons à ces menaces la loi rigoureuse qu Dieu avait établie dans l’anciez Testament. Si arrive, dit la loi de Dieu, qu’un enfant soit rebelle aux commandements de son père ou de sa mère, & qu'après le chuitiment il refuse encore d’obéir, le pèr et la mère le conduiront devant les anciens, où se tient le siége de la justice, et y feront leurs plaintes. Alors, ajoute la loi, til sera lapidé par le peuple, é$ mis à mort, afin que vous ôliez ce méchant du milieu de vous, ‘et que tout le peuple soit saisi de crainte à la vue de cette punition.
Voilà la loi sévère que Dieu avait portée contre les enfants indociles, pour leur faire comprendre combien ils doivent appréhender sa ju'itice, qui tôt où tard punit, par des châtiments exemplaires, ceux qui manquent à un devoir si légitime et si saint, :
‘ Mais laissons ces motifs de terreur et de craints pour les esprits rebelles, qu'on ue peut porter à leur devoir par raison et par amour. Pour vous qui voulez servir Dieu, c’est assez, pour vous engager à honorer vos parents, de vous dire que cela est juste el que Dieu le veut: deux motifs par lesquels saint Paul persuade aux enfants cette obligation : Enfants, dit-il, obéissez à vos parents, parce que cela est juste; abéissez en toul, parce que celu plait à Dieu ; Dieu, dis-je, cet être souverain et tout-puiss sant, dont la bonté doit être la règle de nos actions, et dont le bon plaisir est le plus puissant motif des âmes généreuses. : D