‹ Instructions dogmatiques sur le mariage chrétien [microforme]Chapitre 50 sur 61 · CHAPITRE Vill · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vill

Des peines dis concubinage.

C'est un grand péché à dés hommes qui ne sont point mariés, d’avoir des concubines; mais c’est un crime très énorme, et qui va directement au mépris du grand sacrement de mariage, que dés gens mariés vivent dans cet état de damnation, et qu’ils aient même l’impudence de garder quelquefois, et entretenir ces misérables créatures dans leurs maisons avec leurs propres femmes. C'est pourquoi le saint Concile, voulant apporter un remède convenable à un si grand mal, ordonne que les dits concubinaires, tant mariés que non mariés, de quelque état, dignité et condition qu'ils soieht; si, après avoir été avertis trois fois par l'ordinaire, même d'office, ils ne mettent'pas dehors leurs coticubines, et ne se séparent pas de tout” commerce avéc ‘elles, seront eXcommuniés,et'ne seront point absous; jusqu'âtce qu'ils ‘aiént efféctiveméent obéi à l’avértissement qui leur aura été fait. Que s’ils continuent pendant un an dans le'dit concubinage, au mépris des censures; l'ordinaire procèdera contre eux en toute rigueur, suivant la qualité du crime.

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A l'égard des femmes, soit mariées ou non, qui vivent publiquement en adultère, ou en concubinage public, si, après avoir été averties par truis fois, elles n'obéissent pas, elles seront châtiées rigoureusement, selon la grandeur de leur faute, par l'ordinaire des lieux, d'office même at sans qu’il soit besoin de partie requérante : etelles seront chasées hors du lieu, et même hors du diocise, s'il est jugé à propos

ar les ordinaires, qui auront recours pour cela, s'il en est

esoin, à l'assistance du bras séeulier ; les autres peines étatlies contre les adultères et concubinaires demeurent en leur force et vigueur.

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