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nels qui, voulant obtenir grâce, vont de porte en porte solliciter À les amis de leur souverain juge d’intercéder pour eux ; et M et quele
l’essentiel est de prier avec attention, humilité, confiance et 4
au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
D. Quels sont les motifs qui doivent nous engager à faire |
tout notre possible pour gagner le Jubilé ?
R. Les voici: 19 Le désir et qui nous en presse ; 2° Le besoin que nous avons de satis. faire à Dieu ‘pour les péchés sans nombre que nous avons commis; 3° La facilité et les moyens que le Jubilé nous donne de nous acquitter envers la justice divine ; 4° Le concours des prières et des bonnes œuvres des autres fidèles, capables d’obtenir plus facilement notre conversion ; 5° L’incertitude de pouvoir jamais retrouver l’occasion de gagner le Jubilé, si nous la perdons ; 60 Enfin, l’obligation que nous avons de ne pas mépriser le prix des mérites infinis de Jésus.
Christ, des souffrances des martyrs, et de la pénitence de tant L
de saiuts dont la communication nous est offerte avec plénitude dans la grâce du Jubilé.
D. Quelles intentions doit-on avoir pour gagner le Jubilé ?
R. On doit se proposer, 1° De satisfaire à Dieu entièrement et promptement ; 20 De détruire en soi tous les restes du péché ; 39 De s’unir plus intimement et plus parfaitement à Jésus-Christ; en un mot, il faut avoir toutes les intentions exprimées dans la bulle. |
D. Est-on obligé de jeûner ou de faire l’aumôûne pour gagner le Jubile ?
R. Les Lettres Apostoliques de N. S. P. le Pape Pie IX, du 20 novembre 1846, en vertu desquelles il accorde l’indulgence du nouveau Jubilé qui vient d’être publié dans ce diocèse, enjoignent de jeûner les mercredi, vendredi et samedi d’une même semaine pendant le Jubilé. Il y est aussi recommandé d’ajouter quelque aumône aux jeûnes et aux prières marquées, afin de les rendre plus agréables à Dieu, surtout dans un temps où les besoins des pauvres sont si pressants. Voyez ci-dessus le 6e. article du mandement de Mgr. l’archevéque.
D. Quelles pratiques conseilleriez-vous pour gagner le Jubilé ? |
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R. 11 serait très-convenable de joindre la prière, l’aumône et quelque mortification ou pénitence, chacun des jours consacrés aux exercices du Jubilé ; mais on ne saurait trop recommander de les passer tous dans l’esprit de prière et de pénitence, et de faire, chaque jour, quelque prière particulière au Seigneur, pour qu’il accorde à N. S. P. le Pape les grâces dont il a besoin pour procurer la gloire de Dieu, l’utilité de la sainte Eglise et l’édification spirituelle de tous les fidèles ; qu’il extirpe les hérésies et les divisions sur la religion ; qu’il protége et qu’il étende la foi catholique ; enfin, qu’il procure le salut et conserve la tranquillité de tout le peuple chrétien. Il convient encore de prier pour Mgr. l’archevêque et pour tous les pasteurs de l’Eglise, pour tous les besoins de ce diocèse et pour les nôtres en particulier.
D. Quelles dispositions intérieures doit avoir celui qui désire gagner le Jubilé?
R. On peut réduire les dispositions intérieures, nécessaires pour gagner le Jubilé, à quatre principales, qui sont la foi, la pénitence, une intentions droite et l’amour de l'Eglise.
D. En quoi consiste la foi ? .
R. Elle consiste à croire tout ce que Dieu a révélé à son Eglise, tout ce que croit et enseigne la sainte église catholique, apostolique et romaine, et, en particulier, le pouvoir de lier et délier, de retenir et de remettre les péchés, qu’elle a reçu de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; mais cette foi doit être vive et soutenue par une confiance raisonnable, qui nous faisant beaucoup espérer de l’indulgence, si nous nous y préparons par la pénitence, nous fera souvenir que l’indulgence qui nous est accordée deviendra, par notre faute, une paix fausse, inutile et Pre à notre salut, si nous la séparons de la pénitence.
. En quoi consiste la pénitence ?
R. Les SS. Pères nous apprennent qu’il n’y a point de pénitence véritable et assurée, sans la haine du péché et l'amour de Dieu.
D. Que produit la haine du péché dans une âme vraiment pénitente ?
R. La haine du péché porte un vrai pénitent, 1° A repasser dans l’amertume de son cœur ses péchés passés; 29 À s’en humilier, à en gémir devant Dieu par une vive contrition et
de ES
un regret sincère de les avoir commis ; 3° A s’en accuser avec une entière sincérité et le plus vif repentir ; 4° A les expier par des œuvres pénibles et par l’humble acceptation des maux que Dieu envoie; enfin, à se précautionner pour l’avenir contre le péché, le fuyant comme le serpent, et évitant avec soin toutes les occasions qui peuvent mettre en danger d’y retomber.
D. En quoi l’amour de Dieu sert-il pour rendre la pénitence véritable et assurée 1?
R. 1l sert, 1° A convertir et à changer le cœur du pécheur, qui demeure toujours tourné vers la créature, tant qu’il ne se tourne pas vers le Créateur en l’aimant ; 2° A ôter l’aflection du péché, qui règne dans le cœur du pécheur jusqu’à ce qu’il commence à aimer Dieu comme source de toute justice ; 3° A le porter à une plus grande détestation du péché ; 4° A lui faire mener une vie nouvelle qui change ses pensées, ses actions, ses paroles, et les rende agréables à Dieu; enfin, à lafférmir et le fortifier contre le péché et les attaques du contre qui on est trop faible, quand on n’aime pas
jeu,
D. En quoi consiste cette intention droite que vous dites être la 3e. disposition pour gagner le Jubilé ?
R. L’intention droite qui doit porter le fidèle qui aime Dieu à gagner l’indulgence du Jubilé est, 1° De ne négliger aucun des moyens qui peuvent servir à achever de satisfaire à Dieu ; 29 D’être délivré de tout ce qui engage Dieu à le punir encore, et qui retarderait, après sa mort, la jouissance de Dieu; 3° De trouver dans l’indulgence de quoi suppléer à ce que sa faiblesse et la courte durée de cette vie pourraient faire manquer à sa satisfaction et à sa pénitence, quoiqu'il ait un grand désir de la continuer toute la vie.
D. Pourquoi mettez-vous l’amour de l’Eglise comme la dernière disposition nécessaire pour gagner le Jubilé ?
R. L’amour de l’Eglise est une disposition nécessaire pour gagner le Jubilé, principalement pour deux raisons, 1° Parce qu’il est juste fde reconnaître, par cet amour, la tendresse et l’amour de l’Eglise, qui, saintement empressée de voir Jésus- Christ formé en nous, se met elle-même en prières et en larmes, et unit tous ses enfants par des prières générales pour
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ir de Dieu une pleine indulgence ; 29 Parce que le pol de ce Jubilé Lin le bien universel de toute l’Eglise, ÿpour tous les besoins de laquelle N. S, P. le Pape nous oblige de prier; ce que nous ne pouvons bien faire, si l’amour de
l’Eglise ne nous anime et ne soutient nos prières, :
D. Quelle différence y at-il entre le Jubilé et l’indulgence ? yen a point quant à l’effet; car celui qui gagne
R. Il n’y p quant ni Eegn pleinement l’un ou l’autre, obtient également la rémission le toute la peine temporelle due aux péchés actuels commis depuis le baptême ; mais il y en a beaucoup quant aux priviléges, car, 1° La cause du Jubilé est plus importante et plus manifeste ; 20 [1 regarde les besoins généraux de la chrétienté ; 30 Il s’étend en tous lieux et sur tous les fidéles ; 4° I] prescrit des œuvres plus satisfactoires ; 5° Il est plus impétratoire,
puisqu’il réunit les vœux et les désirs de toute l’Eglise ; 6° La’
est plus solennelle ; 79 Il donne une ample liberté aux à Hors e choisir tels confesseurs approuvés qu’ils voudront ; 89 Et aux confesseurs divers pouvoirs considérables, D. Combien y a-t-il de sortes d’indulgences? È R. Il y en a de deux sortes: l’indulgence plénière et l’inence partielle.
h Quentéidssivons par éndulgence plénière ?
R. J'entends celle qui remet, lorsqu’on n’y apporte aucun obstacle, toutes les peines temporelles dues encore au péché, après que la tache en est effacée par le sacrement de péuitence.
D. Qu’entendez-vous par indulgence partielle ? ;
R. J'entends celle qui ne remet qu’une partie de ces peines ; telles sont les indulgences de 40 jours, de 100 jours, d’un an, et autres semblables.
D. Quelle est l’origine de ces indulgences? ae
R. La voici: l’Eglise, dès les premiers siècles, avait fait des règlements de discipline, qu’on appelait canons pénitentiaux ; car le mot canon en grec signifie régle. Ces canons attachaient une pénitence plus ou da longue, plus ou moins
à certains péchés ; par exemple : | ton da donné la foi catholique, 2 ans de pénitence ;
Pour s’être parjuré avec connaissance, ou pour avoir porté quelqu’autre à se parjurer, 40 jours au pain et à l’eau, et les 1 années suivantes en pénitence ;
Pour avoir fait une œuvre servile un jour de dimanche ou de b. fête, jeûner 3 jours au pain et à l’eau; À œil
Pour avoir vendu à faux poids ou à fausse mesure, 20 jours À * p. au pain et à l’eau ; et ainsi des autres péchés. LL Jul
urant le temps de pénitence, il y avait des pratiques de D ;; bé mortification marquées pour certains jours, telles que de faire M ent abstinence et de jeûner, ou de jeûner au pain et à l'eau 2 ou 3 ! dé 6 jours de la semaine, Ceux qui ne pouvaient pas supporter le DE. à. jeûne ou l’abstinence, étaient obligés d’y suppléer par des D. aumônes, des prières et d’autres œuvres de charité ; mais la | peuve piété s’étant refroidie, l’Eglise, toujours conduite par le Saint- | par le Esprit, a jugé à propos de se relâcher de sa premiére rigueur, } et de faire remise d’une partie de ces pénitences, en vertu du en Ve pouvoir qu’elle en a reçu de Jésus-Christ. C’est la rémission D ou de ces peines canoniques que l’on appelle indulgence de 40 DE ia jours, de 100 jours, etc, À Qu 30 D. L’indulgence plénière dispense-t-elle de faire pénitence? Æ nt R. Non; l’indulgence ne doit pas nous servir de prétexte de pour nous exempter de satisfaire à Dieu ; mais nous devons la | |
regarder comme æn souiagement à notre pénitence et un sup- } fe je plément à notre faiblesse. | E ce
D. Pourquoi dites-vous que l’indulgence plénière ne dispense Æ Ca pas de faire pénitence ? | aa
R. Parce que l’Église l’a toujours fait connaitre par sa pra- bain tique. St Paul n’usa d’indulgence envers l’incestueux de D. Corinthe qu’après avoir remarqué dans ce pécheur une douleur pléni
amère de son péché et une sainte ardeur pour la péniience. D Dans les ‘siècles où la pénitence publique était en usage, on DE 4. n’usait d’indulgence à l’égard des pécheurs que lorsqu’ils
avaient déjà fait une partie de la pénitence ; enfin, N. S. P. le Fi Pape déclare, dans sa bulle, que l’indulgence qu’il accorde ne Æ +, peut être gagnée que par ceux qui seront véritablement pormi pénitents, | tous l D. Le confesseur peut-il différer l’absolution dans le saint EE t@mps du Jubilé ? ; D R. Quoique le confesseur ait des pouvoirs plus étendus dans R. ce saint temps que dans un autre, néanmoins il ne lui est pas tdi permis de donner l’absolution à ceux qui ne seraient pas bien D disposés : autrement il trahirait son ministère, et le pénitent ne R.
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D. Les confesseurs peuvent-ils différer le Jubilé à ceux qu’ils ne trouveraient pas en état de recevoir l’absolution ?
R. Oui ; les confessenrs peuvent et même doivent différer Je Jubilé à ceux qu’ils ne trouvent pas en état de recevoir l’absolution ; mais ce délai ne servira qu’à ceux qui s’efforcent d’entrer dans de véritables sentiments de pénitence, de s’amender, de se remettre en état de recevoir au plus tôt l’absolution ‘et de gagner le Jubilé:
D. Ceux qui, pour quélqué émpêchement légitime, ne peuvent accomplir en tout ou én partie les œuvres prescrites par le Jubilé, sont-ils privés de la grâce du Jubilé ?
R. Non; ils n’en sont pas privés. Ceux qui se trouveraient en voyage, sur terre ou sur mer, pourront, dès qu’ils seront dé retouren leur domicile, ou s’ils s’arrétent dans toute autre résidence, après le temps fixé par là bulle, gagner l’indulgence du Jubilé, pourvu que, vraimént tontrits, s’étant confessés et ayant communié, ils remplissent les autres conditions prescrites dans le mandement de Monseigneur À l’égard des personnes qui sont dans l’impuissance de fairé les visites ou d’observer les jeûnes prescrits, les Ordinaires des lieux pourront, soit par eux-mêmes, soit par les confesseurs, prescrire à toutes, où chacune des dites personnes, d’autres œuvres de piété, de charité ou de religion, pour leur tenir respectivement lieu de tes visites. =
D. Quels sont les priviléges que le Papé joint à l’indulgence plénière de ce Jubilé ?
R. Ces priviléges sont, 1° La liberté qu’ont les pénitents dé s’adresser à tel confesseur qu’ils voudront choisir entre ceux qui sont approuvés par l’archevêque ; 29 Le pouvoir qui est accordé au confesseur d’absoudre, au fur de la conscience et pour cetta fois seulement, des censures et dés cas réservés ; 3° La pcrmission qu’a le confesseur, pendant le Jubilé, de commuer tous les vœux (excepté ceux réservés dans la bulle) en d’autres œuvres de piété et utiles au salut.
D. Qu’appelle.t-on l’année sante ?
R. On appelle année sainte la 25e, la 50e, la 75e et la 100e année de chaque siècle. |
D. Pourquoi appelle-t-on ces années années saintes ?
R. On les appelle ainsi, à cause du grand concours des
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fidèles de tout pays, qui, par un esprit de piété, visitent, dans ces années, les quatre principales églises de Rome ; et parce que les fidèles, en visitant ces églises et en accomplissant les œuvres de religion prescrites, gagnent l’indulgence plénière.
D. Les fidèles qui ne vont point visiter ces églises de Rome, peuvent-ils gagner le Jubilé de l’année sainte - KR Oui; parce que les papes accordent ordinairement à tous les fidèles, après la fin de chacune de ces années jubilaires, un certain temps pendant lequel, en visitant les églises désignées par leur évêque diocésain, ou par ceux qui ont reçu de lui le pouvoir, et en accomplissant les autres œuvres prescrites, ils peuvent gagner le Jubilé.
D. Les papes accordent-ils. quelquefois des indulgences plénières en forme de Jubilé ?
R. Oui, et en plusieurs occasions ; par exemple, au commencement de leur pontificat; dans quelque besoin pressant de PEglise, etc, |
D. Le Jubilé est-il une chose nouvelle en ce pays ?
R. Non; ily en a eu plusieurs, soit de ceux que les Souverains Pontifes ont coutume d’accorder à chaque 25e. année, soit de ceux qu’ils accordent au commencement de leur pontificat, ou pour obtenir des grâces du ciel dans de pressants besoins de l'Eglise.
D. Quels sont ces Jubilés ?
R. En 1683, Mgr. de Laval, par un mandement du 29 janvier, publia le Jubilé accordé par N. $. P. le Pape Innocent XI, le 11 septembre 1681; et le 15 septembre 1722, Mgr. de St. Valier publia celui qu’accorda alors le Pape Innocent XIII.
En 1952, Mgr. de Pont-Briand, dans un mandement du 16 janvier, annonça celui du Pape Benoît XIV, du 25 décembre
Le Jubilé accordé par Clément XIII le 11 septembre 1758, n’ayant pu avoir lieu à cause des troubles de la guerre qui existait alors en ce pays, Mer. Briand, par une faveur spéciale du même Pape, le publia, en 1767, par un mandement du 26 janvier; on en fit l’ouverture le 15 mars, et la clôture le ‘29 du même mois.
En 17971, le même évêque, par un mandement du 28 jan-
sitent, dans e ; et parce 1plissant les olénière.
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vier, annonça celui de N. S. P. le Pape Clément XIV, du 12 décembre 1769 ; il ne dura que 15 jours.
Le Jubilé accordé par le Pape Pie VI, le 25 décembre 1775, ne put.avoir lieu, parce que nous étions alors en guerre avec nos voisins.
Le Pape Léon XII, par une: bulle du 25 décembre 1825, étendit, à tous les fidèles de: l’univers, le Jubilé de l’année sainte, qui avait eu lieu à Rome la même année,
Ce Jubilé fut annoncé à ce diocèse par un mandement de Mgr. Bernard-Claude Panet, évêque de Québec, daté du 28 octobre 1826. I s’ouvrit le dimanche de la Septuagésime, 11 février 1827, et dura six mois.
Le Pape Pie VIII, ayant succédé à Léon XII, le:31 mars 1829, adressa à tous les prélats catholiques de’ l’univers des lettres apostoliques, datées du 18 janvier de la même année, pour accorder aux fidèles la faveur. d’un nouveau Jubilé, à l’occasion dé son élévation sur le siége de St. Pierre. Ce Jubilé eut lieu dans ce diocèse en 1830. Les exercices en fureni prescrits par le mandement du même évêque en date du 10 mai dela même aunée. Il commença le 11, et finit le 25 du mois de juillet.
À son avénement au trône pontifical, N. S. P. le Pape Grégoire XVI, successeur de Pie VIII, publia un Jubilé, qui commença dans ce diocèse le 8 décembre 1833, et finit le 29 du même mois, en conformité au. mandement de Mgr. Signay, évêque de: Québec, daté du 14 novembre de-la même: année.
Le dernier Jubilé pubhié dans ce- diocèse est celui que nous allons commencer le 16 mai, etqui doit finir le 15 août de cette année, C’est N. S. P. le Pape Pie XI, successeur de Grégoire XVI, qui, par ses lettres apostoliques du 10 janvier dernier, æ enjoint à tous les évêques de le publier dans leurs diocèses respectifs. Efforçons-nous de profiter des grâces qui nous y sont offertes.
D. Qui sont ceux qui ne gagnent pas le Jubilé, quoiqu’ils fassent extérieurement les œuvres prescrites pour le gagner ?
R. Ceux qui n’ont pas une ferme volonté de changer de vie, et qui conservent de l’attachement au péché ou aux occasions qui y portent.
D. Quelles sont les marques pour connaître si l’on a gagné: le Jubilé ?
R. It n’yena point d’évidentés ; mais il y en a, cependant, qui donnent une assurance morale et capable de bannir les troubles de la conscience. Voici les principales: 1° Quand on a une extrême horreur du péché ; 2° La résistance continuelle aux passions et aux mauvaises habitudes ; 39 L’amour du prochain, sürtout des ennemis; 4° Le détachement des biens de la terre; 5° La patience et la soumission à la volonté de Dieu, dans ce qui nous arrive de fâcheux ; 6° Le progrès dans la pratique des vertus chrétiennes, surtout de celles qui sont propres à notre état.
D. Que faut-il faire pour conserver la grâce du Jubilé ?
R. Il faut, 1° Avoir une ferme persuasion que notre salut est notre unique affaire ; 2° Penser souvent à la grandeur et à l'excellence de la grâce que l’on a reçue, à l’extrême ingratitude qu’il y aurait de la mépriser, et au tort que l’on se ferait en la perdant par sa faute ; 3° Avoir un plan de vie chrétienne, dans lequel on trouve tous les exercices de piété convenables à. son état, et être fidèle à les observer; 4° S’appliquer particulièrement à combattre les passions qui sont en nous les plus vives et les plus dangereuses, comme aussi à acquérir et à pratiquer les vertus dont on a le plus besoin ; 5° S’approcher fréquemment des sacrements de pénitence et d’eucharistie, avec religion et non par coutume et par respect humain ; 6° Ne souffrir rien sur. sa conscience qui linquiète, mais s’éclaircir. avec un confesseur expérimenté.et qui nous connaisse, afin de. ne pas agir dans le doute contre ce que la loi de Dieu demanderait de nous; 7° Se faire un honneur et un devoir des pratiques de piété, comme de la dévotion envers la Ste. Vierge et à son, ange-gardien ; de l’assistance aux offices de l'Eglise, aux jnstructions qui se font dans sa paroisse ; de la vigilance sur ceux qui dépendent de nous, les édifiant par de bons exemples, et les animant par des paroles d’édification selon les circonstances ; enfin, pratiquant toutes les œuvres de miséricorde selon les occasions, avec une ferme confiance que.si nous persévérons dans ces heureuses dispositions, Dieu nous fera miséricorde.
D. Y a-t-il des cérémonies particulières qui s’observent à Rome, à l’ouverture du Jubilé ?
R. Voici celles que Grégoire XIIT établit, et qui ont été suivies par ses successeurs. Ce Pape ne crut pas qu’une si
cependant, innir les trou- Quand on a e continuelle L’amour du nt des biens a volonté de progrès dans les qui sont
ubilé ?
e notre salut grandeur et à ême ingratil’on se ferait e chrétienne, onvenables à.
uer particuus les plus érir et à praprocher fréaristie, avec ain ; 6° Ne s. s’éclaircir.
isse, afin de.
u demandees pratiques.
ge et à son, glise, aux ce Sur ceux xemples, et onstances 5 selon les Dersévérons ricorde.
observent à
qui ont été y qu’une si
grande grâce qu’il accordait à tous les fidèles, dût se distribuer.
sans quelques cérémonies extérieures, qui, frappant les fidèles,
leur donnassent une haute idée du grand Jubilé, sachant,
comme dit St, Augustin, qu’on va des choses visibles aux invisibles, des choses corporelles aux spirituelles, et des choses temporelles et passagères aux choses éternelles.
La veille de. Noël et avant vêpres, le Pape, après avoir entonné le Vent, Creator, dans la chapelle sixtine (1), va processionellement, et avec tout l’appareil que peut inspirer la religion, à la porte-sainte, qui est une de celles de la basilique de St. Pierre. Il reçoit un marteau d’or de la main du grand pénitencier, et frappe de trois coups le mur dont elle est toujours fermée, en chantant le verset: Aperile mihi portas justiliæ, etc. Après la démolition de la maçonnerie, et pendant que les pénitenciers Javent cette porte d’eau bénite, le Pape est à genoux devant elle. Cette cérémonie achevée, il'se lève, prend la croix, entonne le Te Deum, et entre le premier dans Péglise, suivi des cardinaux et de la nombreuse procession qui l’a accompagné. Trois cardinaux légats ouvrent, avec Îles mêmes cérémonies, les trois autres portes saintes des églises désignées dans la bulle du Jubiié. L'année sainte étant expirée, on referme la porte-sainte la veille de Noël. Le Pape bénit les pierres etle mortier, et pose la première pierre ; la même cérémonie a lieu aux trois autres églises.
On fait cette cérémonie la veille de Noël, parce que la naissance de Notre-Seigneur est la source féconde de toutes les grâces que nous recevons de sa libéralité.
On chante des versets, des psaumes, et on fait des prières par lesquelles on reconnaît sa puissance et sa bonté suprême, et on demande avec ardeur ses grâces et ses miséricordes ; confessant par là-que l’homme ne peut rien.sans lui, et qu’il n’est qu’un néant devant sa divine Majesté.
La porte murée figure la dureté dù pécheur- qui résiste à la. grâce et qui a tant de peine à se rendre, et qui, enfin, ouvre au. Seigneur son cœur brisé et contrit, pressé par ses miséricordes.
qui sont sans nombre.
(1) Une des chapelles de l’église de. St. Pierre à Rome. ; p‘
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Les pénitenciers lavent cette porte d’eau bénite, pour . marquer que la conscience du pécheur étant lavée par ses larmes, qui sont un don de la grande bonté de Dieu, elle est: purifiée par le sang de Jésus-Christ, dont les pénitenciers sont, par leur dignité, les dispensateurs.
On chante le Te Deum, pour reconnaître que la conversion des pécheurs vient de Dieu, et pour lui en rendre de très-. humbles actions de pcs.
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