V. POINT
culions.
CoOoNSIDERATION.
gardait leur intercession comme une espèce de sentence prononcée en leur faveur, pour leur faire rendre la paix et la communion : c’est ce qui paraît dans une lettre de S. Denis d’Alexandrie, (Euseb. Hist. Eccl. 6. 4.)
On voit dans quelques lettres des martyrs les les larmes qu’ils versaient dans leurs prisons pour ceux qui étaient tombés durant la persécution: plus affligés de la chute de leurs frères que de leurs propres souffrances, à la veille d’expirer par la faim, ils ne s’occupaient que du soin de la conversion de ces malheureux.
Un des martyrs écrit à un autre : Je vous prie de vous affliger avec moi de la perte de ma sœur qui est tombée dans ce ravage, pour laquelle je passe en deuil la joie de Pâque, et suis nuit et Jour à verser des larmes dans la cendre et dans le cilice. Les peines qu’ils enduraient dans leur affreuse prison, ne les empêchaient pas de sentir la joie de la solennité paschale : mais la chute de leurs frères leur en ôtait toute Ja douceur, et comme si la souffrance de ces victimes de Jésus-Christ n’eût pas été assez violente, ils y ajoutaient avec de continuels gémissemens l'humilité de la cendre et l’austérité du cilice. C’est ce qui paraît dans les lettres de Célerin (Epis. 16. 20. 21. 22.) et de Lucien, parmi celles de S. Cyprien.