PART. I, 8KCT. 11, CHAP. III, S X
L'hérésie des novatiens consistait principalement en ce qu'ijs prétendaient que l'Eglise n'avait pas le pouvoir de remettre les grands crimes commis après le Baptême, saint Cyprien, saint Pacien, évéque de Barcelone, saint Arabroise, saint Basile, sont les principaux qui ont écrit contre cette hérésie , qui a été condamnée dans plusieurs conciles tenus en Italie et en Afrique ; et enfln par le concile général de Nlcée.
Les sabelliens , disciples de Praxéas, de N oé tus et de Sabellius , prétendaient , comme le font encore aujourd'hui les impies sociniens, que Dieu ne subsiste pas en trois personnes ; mais que le nom de Père , de Fils et de Saint- Esprit, sont différents noms qui conviennent à une même personne*
Cette hérésie donna lieu à celle de Paul de Samosates ,è\èque d'Antioche , homme très-vain et de mœurs très-corrompues , infecté des principes de Sabellius et des hérétiques anciens, réfutés par saint Jean l'évangéliste. il nia la divinité de Jésus-Christ , et fut condamné dans deux célèbres conciles d'Antioche (l). Ces hérésies ont été combattues avec succès par saint Denis d'Alexandrie , saint Athanase , saint
(1) Tenus , Tan 266 et 272 ; voy. le 7. 11 v. de l'Hift. ceci. d'Eusèbe , ch. 8.
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Basile, et par tes autres pères 4e,|A An du troisième siècle et commencement du quatrième* Elles ont ètè condamnées dans les conciles d'Antioche dont on vient de parler , et dans le premier concile général de isict e.
Les manichéens renouvelèrent dansée siècle la plupart des erreurs des hérétiques du premier et du second siècle : ils admettaient deux principes , l'un bon, et l'autre ,mauvais : ils aitribuaientà chaque homme deux âmes , l'une bonne et l'autre mauvaise: Ils interdisaient et condamnaient le mariage : I Is disaient que Jésus- Christ n'avait eu qu'un corps fantastique: ils niaient la liberté de l'homme* le péché originel, la nécessité du Baptême et de la foi : ils rejetaient, par conséquent, l'autorité de l'ancien Testament et du nouveau, prétendant que Dieu n'en était pas l'auteur. Ils avaient plusieurs antres imaginations pernicieuses, qu'on peut lire dans saint Augustin* Ce aaint docteur connaissait mieux qu'un autre leurs dogmes et leur corruption, parce qu'il avait eu le malheur de s'engager dans leur secte avant son baptême : mais il la quitta après avoir «onnu à fond l'extravagance de leurs sentiments ; et Dieu se servit de son ministère pour confondre ces hérétiques (1). Plusieurs autres Pères ont aussi écrit
(1) Les ouvrages de S. Aug. contre les manichéens,
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contre ces hérétiques. Leur hérésie est prédite et condamnée en termes formels par saint Paul (l).
La secte des ortgénistes était composée de ceux qui soutenaient les erreurs dont on a accusé Origène, l'homme le plus savant et le plus renommé de son temps , et dont il est écrit que jamais homme n'a mieux écrit ou parlé que lui, quand il a bien parlé , ni jamais homme n'a plus mal écrit ou parlé que lui , quand il Pa mal fait: Ubt benè , nemo meliàs; ubl malè y nemo pejùs. on l'a accusé, lui ou ses disciples, d'un grand nombre d'erreurs. Voici les principales: Que l'âme de Jésus-Christ avait été unie au Verbe éternel avant l'incarnation; que l'âme de chaque homme subsistait avant son corps, et n'était mise dans le corps que comme dans une prison , en punition de ses anciens péchés ; que Jésus-Christ était mort, non-seulement pour les hommes, mais aussi pour les démons, et que les peines de l'enfer ne seraient pas éternelles. On l'a accusé aussi d'avoir été Pavant-coureur des pélagiens,sur le péché originel et sur la grâce de Jésus-Christ.
sont renfermés dans le 8. tome de ses œuvres de la dernière édit. sans compter plusieurs lett. et serm. écrits conlre eux,'
(1) 1. Thimoth. IV, 1 et suiv. S. Léon, serm. 15, qui est le 5. sur le jeûne du dixième mois, ch. 4,5
Quelques théologiens ont cru qu'Qrigènen'avait point enseigné ces erreurs; mais que ses disciples ou d'autres hérétiques en avaient rempli ses écrits , pour leur donner plus de vogue par le nom de ce grand homme , qui était l'admiration de son siècle (f). Saint Jérôme et saint Èpiphane sont ceux des saints Pères qui se sont opposés le plus fortement aux origénistes, lesquels ont été condamnés dans plusieurs conciles généraux et particuliers , tenus en orient et en occident, surtout dans le cinquième concile général, tenu à Constantinople, sous le pape Vigile, Justinien étant empereur , Pan 552.