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celui de Lavaur, l'an 1243 ; celui de Saint-Gilles, en la même année; celui de Montpellier, Tan 1214- Le quatrième concile général de Latran , tenu Pan 1215 , les condamna solennellement. On tint encore après cela contre eux plusieurs conciles ; celui de la province de sens , à Paris, Pan 1223 ; celui de Toulouse , Tan 1229; celui de Narbonne, Tan 1235; celui de Béziers, l'an 1256.
Amalric ou Aime ri , clerc du diocèse de Chartres, écolier de philosophie, et ensuite de théologie dans l'université de Paris, enseigna plusieurs erreurs, et eut un grand nombre de disciples. H fut, en plusieurs chefs, le précurseur des calvinistes. 11 niait, outre cela, la résurrection des corps: il disait que le paradis et l'enfer étaient une chimère ; qu'on portait le paradis en soi-même, quand on était occupé de Dieu ; qu'on portait l'enfer ayee soi , quand on était en péché mortel; que la parole de Dieu ne se trouvait pas davantage dans les écrits des saints Pères que dans les fictions des poètes. U ajoutait à cela plusieurs autres rêveries pareilles, cet hérétique fut condamné dans un concile de Paris , Pan 1209, et dans le quatrième concile général de Latran , Pan 1215.
Vabbè Joaclàm, abbé d'un monastère de Pordre de Citeaux dans la Calabre , s'acquit une grande réputation par sa vertu. Il tomba, par simplicité, dans une erreur sur le mystère de
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la très-sainte Trinité , voulant distinguer la nature divine des personnes et admettre une quaternité, pour ainsi dire, plutôt qu'une trinité. Cette erreur , qui était une pure imagination sophistique, a été réfutée par saint Thomas d'Aquin , et condamnée par le concile général de Latran , tenu , sous Innocent MI , en 1215(1). Quelques fanatiques, prenant l'abbé Joachim pour un prophète , s'attachèrent à lui outre mesure ; et l'un d'entre eux composa un livre sous ce titre : V Evangile éternel, rempli de mille extravagances. Il détruisait l'autorité du nouveau Testament, pour mettre à la place celle de l'abbé Joachim. ce livre et ses défenseurs furent condamnés dans un concile tenu à Arles en 1260.
Les circoncellions furent une secte d'hérétiques qui parurent en Allemagne vers Pan 1268, et qui renouvelèrent l'erreur des donatistes du quatrième siècle, dont quelques-uns furent nommés, en ce temps-là, circoncellions. lis prétendirent, avec ces anciens hérétiques, que les pécheurs ne pouvaient conférer validement aucun sacrement > ni avoir aucun droit au ministère, dont ils étaient privés dès-lors qu'ils
(1) Voy. S. Thomas, opusc. 24, tom. 17, édit. Aniuerp, ann. 1612, et le ch. F ir miter , extr. de summd Triait*
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étaient pécheurs ; que par conséquent il n'y avait plus dans l'Eglise aucun évêque ni aucun prêtre qui eût le pouvoir de lier et de délier , parce que , disaient-ils, le pape et tous les évêques et les prêtres étaient hérétiques , simoniaques et pécheurs. Mais ils s'attribuèrent avec insolence, à eux, ce pouvoir, dont ils prétendaient que les prêtres et les évêques de l'Eglise ! étaient déchus. Nous avons déjà vu ces erreurs condamnées depuis long-temps, et dès le quatrième siècie de l'Eglise , en la personne
des donatistes.
La secte des flagellants commença par une dévotion populaire , et dégénéra en hérésie , l'an 1260é Plusieurs personnes s'attroupèrent en Italie, et marchant en procession par les rues, nus jusqu'à la ceinture, ils se donnaient la discipline jusqu'au sang. Ce spectacle produisit d'abord la conversion de plusieurs pécheurs ; mais ils poussèrent ensuite les choses Jusqu'à dire qu'on ne pouvait recevoir la rémission de ses péchés , si l'on n'entrait dans cette confrérie; et ils prirent la liberté de se confesser et de s'absoudre sacramentcllement les uns les autres , quoique laïques. La secte passa d'Italie en Allemagne et en Hongrie, où elle fut renouvelée le siècle suivant, l'an 1349. La faculté 4e théologie de paris s'opposa fortement à cette sectc.Et le fameux Gerson, chancelier de
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Puni verslté de Paris , la réfuta dàris le quinzième siècle.
Les fralrlcelles , les béguards et les béguines , eurent pour chefs quelques religieux apostats, lesquels, sôus prétexte de spiritualité, menaient une vié fainéante, vagabonde et fort débordée. Leurs erreurs , empruntées én partie des manichéens et des albigeois , avaient beaucoup d£ rapport avec ce qu'ont enseigné depuis ce temps-là les quiétistes condamnés de nos jours. Ces erreurs ont été condamnées par l'Eglise, dans le concile général de Vierine, tenu sous Clément V, l'an 1311. c'est le treizième des conciles généraux .