PART. !, 8KCT. 1, CHAP. IV, S
temps-là, où Dieu permettait la pluralité des femmes pour peupler le monde (I).
V. Est-ce dans la personne d'ismael et dans sa postérité que furent accomplies les promesses que Dieu avait faites à Abraham ?
H. Abraham le crut ainsi, voyant sa femme stérile et hors d'âge d'avoir des enfants (2).
Mais Dieu lui prédit que Sara aurait un fils, et que ce serait ce fils et sa postérité en qui les promesses seraient accomplies (3;.
Abraham crut à la parole de Dieu , quoique l'événement fût hors d'apparence ; Dieu lui imputa sa foi à justice , et l'année d'après Sara eut un fils qui fut nommé isaac (4).
D. Comment Agar etlsmael vécurent-ils avec Sara et isaac ?
/?• Agar méprisa Sara à cause de sa stérilité ; elle en fut punie. Ismael persécuta Isaac, Il fut chassé , par ordre de Dieu , lui et sa mère , de la maison d'Abraham (5).
D. Abraham n'eut-il point d'autres enfants qu'ismael et isaac?
(1) Voyez S. Ang. li?. 22 , contre Fauste , ch. 47.
(2) Genèse, XVII , 18.
(3) Ihld. verset 19.
(4) Genèse , XXI ,1,2. ,
(5) Genèse, XVI, 4, 5, 6; XXI, 9, 10; Gai. IV f 29, 30.
WST. DE LÀ RKMG. DE70I.S iE WÊÔHÉ. 07
Jl. Après la mort dé Santj ALr.ihara épousa Céthura, dont il eût six enfants (l)é s &es>aix enfants i^rtagèrêrtt-rls l'hférftage d'Abraham avec isaac ?
: Non ; Isaaç fut le seul héritier d'Abtaftum , qui se contenta de faire des, présents à êé& Mitres enfants , et qui nevoulut fr\±qtte , peifdant sa vie mèina , ils demeurassent avec lsàa#<$).
; . ik Que signifie Faljhuice qae 'Ljaa fit avec
^Abraham ?
.a. T gîte étaltja figure 4a i'itittàrçcs éternelle que Jésus-Christ devait fatoe*fri|our avdc lés ,Qhi;étietis ,*>nt letoaptêro&esfcte igtfge ; corn me la circoncision, figure du baptême , ét Ait le gage de l'ai lianc^; $ue nï&i Wi aVefc 'Afttëàh&m.
h. En quoi la circoncision )ètàH*<elte W flgtfte du baptême?
R. En deux chctféfc* î> %tr ce que c'est par le |>aptèiiue . qu'on participe à, ilMWvmc nQue tilèù fait avec les hammes p^f^us-Chrittî, comme la ciçconsion é^alt jle sig**e qui faisait 'v/olc qu'on participait à, cefte^u^avait faite avec eux par ^brahani (z)r ; . 2> eu ce qu'au J>aptèrpe> apffritjP^oif s&ion âe la circoncision du odeur, c'esl-à-dire , du
(1) Genèse, XXV, 1, 2. . 1 ,
(2) //>/</. vers. 5, 6/ > jl(3/ Voyez S. Aug. citë de Ûieu, Ùv. |6, ch.- 2$, n. 2, cl ch. 27.
98 PART. 1, SECT. I, CfUP. IV, S
renoncement aux cupidités du siècle, dont la circoncision du corps était la figure (1).
D. Que signifiait la terre promise à Abraham et- à sa postérité?
R, Le ciel promis à tous les chrétiens, dont Abraham est le pére spirituel (2).
D. De quoi Agar et Sara étaient-elles la flgure ?
n. Agar, la servante, était la figure de la synagogue , c'est-à-dire , de la religion judaïque; Sara , la femme libre , était la figure de l'Eglise chrétienne (3>
D. De quoi ismael et isaac étaient-ils la figure?,
iu Ismael était la figure du peuple juif, Isaac du peuple chrétien.
on n'est chrétien que par la grâce de la renaissance spirituelle qu'on reçoit au baptême: les promesses de l'alliance éternelle et de la vie éternelle sont pour les chrétlèns. Dieu regarde les chrétiens comme ses enfants, et non pas comme ses esclaves. Les chrétiens
(t) Rom. 11,28, 19; Philip. III, 3. ,
(2) Héb. XI, I, 14, 15, 16.
(3) Cal. IV, 22 et suiv. S. Aug. liv. 15 de la cité de Dieu , ch. 2 et 3,
Explication.
ont une loi d'amour. Jésus-Christ les a délivrés de la servitude de la loi de Moïse , qui par elle -même ne pouvait faire que des esclaves. L'Eglise les a enfantés , après avoir été longtemps stérile, pendant que la synagogue des Juifs était très-féconde. Les Juifs sont les ennemis des chrétiens., et ils les ont persécutés autant qu'il a été en leur pouvoir , comme fsmael persécutait isaac- Mais Dieu les a réprouvés, eux et la synagogue leur mère, il est aisé de faire l'application de toutes ces circonstances à ismael et «à Isaac, à Agar et à Sara cl).
D Que signifiaient les enfants qu'Abraham eut de Céthura?
/?. Les chrétiens qui ne vivent pas de la foi, qui vivent selon la chair : ces chrétiens peu-: vent recevoir de Dieu des récompenses temporelles ; mais ils n'auront point de part à l'héritage éternel ; et Dieu veut que ceux qui vivent de la foi, figurés par Isaac, se séparent, autant qu'il dépend'd'eux , dès cette vie, des chrétiens qui vivent selon la chair (2).
Si l'on veut savoir ce que c'est que vivre selon la chair, il n'y a qu'à consulter saint Paul., Vivre selon la chair, dans la doctrine de cet
; (1) Voyez S. Paul et S. Aug.
(2; Voyez S. Aug. liv. 16 de la cité de Dieu, ch. 34, et S. Paul, 1. CoriV, 11.
100 pi*t. i ,; sjjctç. i ^jçjflf. yi,
apôtre , c'est èjtre 4o^lné j\ar $a cupidité, 6e conduire selon les impressions corrompues de, la chair , c'est-â-jlire , d$ ty çopcupisçei^çç et de l'amour-propre vl>
S G. D*lsaac et de Jacob > d'où sont venus tous
les Juifs.
D. Pourquoi Abraham est-Il appelé , dans PEcrIture suinté, le père de tjus les croyants?.
R. Parce qaM esl le père destjhrétiens, aussi bien qae des Juite.
H est lè pète des Juifs, qui sont tous sortis de lui pat sort fils Jsaac*
Père des chrétiens, qui, pnrla fol, sont tous sortis de Jésuè-Christ, né de s i nce, et dont isaue était une' ngurè très-expresse (2).
/r. En 4fnol I8i,ida-t-il été une ligure si ex* presse de Jésus-Christ ?
m !•« b& sainteté et l'innocence de sa vie a été une Image de la snntetô et de l'innocence de la vie de Jésus-christ.
2.° Le sac ri lice d'.'s lac a été une figure trèscfxptésse de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ
(1) Rora. VIU; Cala!. V, 16 el stiiv. Voyez aussi S, Aug. cilé de l>ieu,liv. 14, cb. 2, fi* 3, et ch, 4 , n. I.
(2) Voyez S. Paul i Rom, IV.
HI$T, DB/IA WWG, P*?!TO U5 MÉCflÉ. 101
3.q iso^ , «wès çe: aaorieca , a élé Je père de tout le peuple jutf; comme Jésus-Christ, après sa résurrection , est le père de tout le peuple çh ré tien, « .
I>. Qutest-qe que le- t ^orifice d'isaac?
H ., DUm, pour éprouver lu fui d'Abraham , lui commanda do lui immoler son fils, fsane, âgé pour lors d'environ trente-sept ans , selon h\ tradition (tes Hébreux > rapportée par saint Jérôme
Ahriham ne balança pas d'un seul moment, quoique, ïsaac toison ftls blen-aimô; que, par un miracle éula^nt,. il l'e.ût eu, dans s:i vieil* Iesse de sa feom>e stérile , que ce fils dût être son héritier ; que Dieu, lut sut promis de le rendre ppre d'un grand peuple, tfuiie de ces > considérations ne l'arrêta; U espéra eontiïe toutes espérancq ; et , persuadé qae. Dieu*, pourrait ressusciter laaao d^eatre, les.montrç, ipufequWt l^yait fa|t HHitre^ paç miraote, il so nut en état do l'immoler sur une montagne que saint J*W> rome, après les Hébreux, dit être «eiïe><W> Moria, dont le Cataire n'était pais éiuignôvisaac n'eut pas W«ps do foi que spn père; Use fcdlimità l'ordre de Dieu; il porta sur ses épaules le bois sut le4uel il devait être offert' bn
(I) Dans le livre Me* tradiliotts des AébVèut , éur la Cen. ch. 22, verset 1. v '
t02 PART I, 8ECT. I* CHKV. IV, § Vf.
sacrifice; il se laissa lier par son père sur le bûcher ; il allait être immolé.
Mais Dieu fut content de l'obéissance et de la Toi du père et du fils. Abraham avait déjà le bras levé pour immoler cette victime innocente ; Dieu l'arrêta, et lui rendit son fils , pour ainsi dire, d'entre les morts; afin qu'après avoir été une figure si expresse de Jésus- Christ souffrant et mourant sur la croix, il pût être aussi regardé comme une figure de Jésus* Christ ressuscité (i).
Dieu permit qu'Abraham trouvât en même temps, derrière lui, un bélier qui s'était embarrassé avec ses cornes dans un buisson. Abraham le prit et l'offrit en sacrifice à la place de son fils. On voit assez le rapport que cette circonstance a avec Jésus-Christ, qui s'est offert en sacrifice à Dieu son père , à la place des
hommes : qui est appelé l'Agneau de Dieu, chargé des péchés du monde , pour les effacer. C'est ce que nous expliquerons dans la suite de cet ouvrage (2).
D. Qui furent les enfants d'isaac?
il. Esaû et Jacob, deux frères jumeaux qu'il
(1) Voyez S. Paul, Héb XI* 17, 18 cl 19; S. Aug. cité de Dieu, liv. 16, ch. 32, n. Ict2j S. Chry*ost. horn» 47, sur la Genèse ; S. Ber. serai. 41, de dluersis j n. 2. • , . .
(2) Part* III , sect. 2, ch. 7 , § 5.
eut de sa femme Rébecca. Esaû naquit le premier , et fut rejeté de Dieu, même avant sa naissance. Jacob v int ensuite, et fut aimé de Dieu sans avoir encore aucun mérite (l).
Z>. En quoi Esaû fut-il rejeté de Dieu ?
R. En ce que Dieu ne le choisit pas pour être le pére de son peuple , l'héritier de la terre promise à Abraham , et l'un des ancêtres du Messie : ce fut à Jacob que Dieu, par ie seul effet de sa bonne volonté , accorda tous ces avantages.
D. De quoi Esaû et Jacob ont-ils été la Ogure?
R. Esaû a été la figure des Juifs et des réprouvés. Jacob a été la figure des chrétiens et des élus (2).
I). Combien Jacob a-t-il eu d'enfants?
r. H en eut douze et une ûlle , de quatre femmes qu'il épousa; et de ces douze enfants, qui sont connus sous le nom des douze patriarches , sont sortis tous Jes Juifs.
D. Quel est le nom des femmes de Jacob ?
R. Jacob ne voulait épouser que RacheL On lui M épouser auparavant, par surprise, Lia,
(1) Rotn. IX, 13; Malach. 1,2, 3.
(2) Rom. IX, 6, 7 cl 8; S. Àug. cité de Dieu, liv. 16 . ch. 35 et 37, serœ. 4 ou 44 , de divertis, serm. 5 ou 1 de ceux du P. Sirmond, n. 4, 5, et sur le ps. 46, n. 6, etc.
104 PAftt. f, *«CT. 1, CH. II , S VI.
?omr aînée de Rachel. Lia eot six enfants. Sache! , après avoir été long-temps stérile ,<*ut Mïftn deux enfants. Jacob épousa encore deux lutres femmes, Bala, à la prière de Rachel, et A>lplta,â la prière de l.ia(l).
/>. Quel est le nom des enfants de Jacob? F. Kuben , Siméon , Lèvl, Juda, issachar , Zabulon, Dan, Nephtali , Cad , Aser, Joseph et Benjamin , et une Mte nommée Dina.
D. Pourquoi les douze enfants de Jacob sontils appelés patriarches?
Partie qu'ils sont les chefs des douze familles dés Juifs, d'où sont sorties toutes les autres familles de ce peuple. Patriarche est un mot grec .qui veut dire chef de famille.
D. comment iiommé-t-eri ordinairement cies doû/c premières familles ?
< n. i.es douze tribus des Juif*, mis il tout remarquer que la famille de Josèph composa deux tribus , parce qu'fcphfriïm et Manassès, qui étaient lés deux enfants de Josëph , furent adoptés par Jacob , et furënt chacun les chefs 4'ui«? Jtrittu qui porta leur nam» ceJa posé, M semble qu'on devrait compter treize tribus chez les Juifs. Mais on ne le fsiUpas, parce que
(1 Cenèsc , XXIX;, Xi ; XXX ,2,9: XXXV , 23 ,) 24- ut suîv. 5, Àug* cité de Dieu , liv* 16* ch. 33> u. 5. 1
la tribu de Lévi, qui fut tpute (*>n^or^f dajis la suite, au service de pieu et {\u ministère d$ la religion, ne partagea pointyayec le$ autres, la terre promise, et n'eut point, comme elles, une portion séparée, pour composer un «erps de tribu. Mais Dieu voulut que les Lévites fusr: sent répandus dans toutes les autres tribut; sans doute afin que, par leursexemplçs et par leurs discours, ils pussent porter lçur6 frèr ras au service de bleu (W*.
D. Quelle est la plus célèbre des dou^e tri-; ljus? . .
H. C'est celle de Juda, parce que c'est celle, qui, dians tous les temps ,,a <té \a plus .ftyori», sée de Dieu , et dont le Messie a voulu naître;, et c'est cçlFe qui, dans la s^itc, a dopté $oi$ nom à toute la nation.
Je dis dans la suite, car le nom de Juifs 131e fut donné généralement à toute la nation, qu'a-, près le retour de la captivité de Baby lone. Avant cela on ne donnait ce nom qu'à ceux qui habi- . taient le royaume de Juda. Et avant la séparation de la terre sainte en deux royaumes, dont nous , verrons ci-après l'histoire (2), les descendants de Jacob n'étaient connus que sous lç. noqi d'Israélites ou d'Hébreux.
fi) Voyez Nomh. 1, 48 et suiv. XXXV ,2, 3 ; Jotue\XXf,2ct suiv. ' 1
(2; § 18 de ce chapitre.
106 part, i, sect. it chap: IV , § VI.'
/>• Pourquoi lés enfants de .ïacob furent-ils nommés Hébreux ou Israélites?
• /*. Us furent nommés Israélites , parcé que Jacob leur père fut nommé Israël (1).
L'origine du nom .d'Hébreu n'est pas si certaine. Les uns disent qu'Abraham, aïeul de Jacob, fut nommé Hébreu à cause qu'il descendait d'Héber , père de Phaleg , sous qui se fît la dlvison des langues ; en sorte que la langue que parlait Héber subsista, et fut nommée langue hébraïque , et ses descendants furent nommés Hébreux. D'autres tirent ce nom d'un mot qui signifie en hébreu au-delà , parce qu'Abraham était venu de delà l'Euphrate. En sorte que , selon cette dernière signification, on appela Abraham Hébreu, quand il fut venu dans le pays de Chanaan , pour marquer son origine, comme si l'on eût dit, l'homme à' au-delà le fleuve d'Euphrate (2).
D. Que signifiait le peuple jdif sorti tout entier d'un sôul homme?
H. Le peuple chrétien, qui n'est formé que par Jésus-Christ.
Z>.Que signifiaient les douze patriarches d'où sont sortis tous les Juifs ?
(!) Genèse, XXXII, 28.
(2) Voyez S. Ang. cité de Dieu , liv. 16, ch. 11 , n. 1 et 2; et M. Huet, démonstration évangél. propos, 4, ch. 13, etc.
n. Les douze apôtres , qui sont les pères spirituels de tous les chrétiens, et c'est pour cela que saint Paul dit que nous sommes éta-
blis sur le fondement des ap dires < 1).
D Que signifiaient Lia et Rachel?
fi. Les saints Pères de l'Eglise ont regardé Lia, à cause de sa fécondité, comme l'image de la 'vie active; et Rachel, «à cause de sa beauté jointe à la stérilité , comme l'image de la vie qui est plus occupée à la connaissance de la vérité qu'à l'action extérieure : l'une temporelle et laborieuse, l'autre éternelle et bienheureuse (2 >.
§ 7. Servitude des Israélites en Egypte* Quelle
en fut l'occasion-.
D* Les Israélites ont-ils toujours été en possession de la terre promise à Abralnm?
R. Abraham, isaac et Jacob y demeurèrent comme étrangers; et les Israélites, leurs descendants, ne furent mis en possession de cette terre que quatre cents ans après la promesse que Dieu en avait faite à Abraham (3).
(1) Ephés. 11,20.
(2) Voyez S. Aug. liv. 22, contre Fauste, ch. 62; el suiv. et S. Grég. liv. 6, des morales sur Job, ch. 18. On peut voir là les raisons de cette allégorie plus étendues.
(3) Genèse , XV, 13 j act. XII, 8; Hébr. XI, 9, 10.
10S PART. ï, 8ECT. I, CHAP. IV $ VU,
D. Pourquoi furent-ils si longTtemps sans être Jes maîtres?
/?• Parce qu'ils furent loqg-temps .enclaves des Egyptiens, et qu'ils ne furent délivrés, de cet esclavage, pour entrer dans la terre promise, que quatre cents ans après la vocation d'Abraham a .
D. a quelle occasion les Israélites furent-ils esclaves des Egyptiens?
R. Une grande famine obligea Jacob à se retirer en Egypte avec toute sa famille , composée alors de soixante-dix personnes. Sa famille s'y multiplia, et forma un peuple nombreux qui, dans la suite, fut cruellement persécuté et réduit en esclavage par Pharaon, roi d'Egypte (i). ,
D. Pourquoi Jacob se retira-t-ll en Egypte pour éviter cette famine ?
A. Parce qu'il apprit que la famine devait durer sept ans; que Joseph, l'un de sescnf.inls, avait tout pouvoir en Egypte ; et que , par la prévoyance de Joseph , ce royaume ne devait manquer de rien pendant cette longue disette 3».
Z>. Comment Joseph était-il triiez u Egypte ?
(1) Ibid. . ' , "
(2) Act. Vit , 11 et suiv. S. kvlgi cité' de Dtëù, liv. 16, ch. 40.
(3) ibid.
R- Jacob aimait Joseph plus que ses autres enfants. Ceux-ci en ayant de la jalousie, voulurent tuer Joseph; mais Ruben, leur aîné, les en empêcha; et Juda les détermina à le vendre à des marchands Ismaélites, qui le vendirent à un Egyptien nommé Putiphar. Dieu se servitdece crime pour éiever Joseph, et le rendre le soutien de sa famille (t).
D. Que fit Joseph en Egypte?
R. H fut long-temps esclave dans la maison de Putiphar. Sa chasteté fut cause qu'il fut mis en prison, sur l'accusation fausse de la femme de cet Egyptien : et Dieu se servit de cette prison pour éiever Joseph au comble des honneurs et de la puissance en Egypte (2).
Z>. Comment la prison de Joseph fut-elle l'occasion de son élévation ? ,
fl. Le roi Pharaon ayant eu un songe qui le troubla, voulut en savoir l'explication, il apprit qu'un prisonnier, nommé Joseph , avait le don de prédire l'avenir. Il le Ht venir; et, satisfait de ses réponses, il le Ût premier ministre de ses états (3).
D. Comment le roi sut-il que ce prisonnier avait le don de prédire l'avenir?
. (I) Genèse, XXVII, 3, 4 , 26, 36 ; XLV , 5, 7; Act. VII , 9.
(2) Genèse , XXXIX ; S. Aug. sur le ps- 61 , n. 5.
(3) Genèse , XI , XU , 8 et suiv.
Cuabancy. CatéchUme. G
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