P*. CX VII
Dfe JKWS-CHIWT, 385
qui elle tombera , en sera écrasé (1) ;que saint Pierre, parlant au* JuiTs, dit que Jésus-Christ est cette pierre qu'ils ont ré'prouvèd, et qui a été mise ensuite àla tête dû l'angle 2 ; que saint Paul, suivant cette comparaison tft cette prophétie , dit qtfé Jésus-Christ a réunfWc peuple juir et le peuple genCH, pour n'en tertre plus qu'un peuple, èt qu'il est le fonderont sdr lequel l'un et l'autre peuple doit bâtir ^édifice dii salut .3): fohdèmént, dit saint Ad^ustih, qui est placé en haut, et non pas en bas;, parce ique c'est un édifice bâti pour le ciel ', %ï non pour la terre : ainsi H faut que le fondement sdit dans le ciel (I). ' •
§ 25. Suite de V explication des qttûfftct de Jésus-Christ par rapport aux Vu>ntàm>
p. Pourquoi dites-vous(,queç J^s^%w6t est l'arbre dont nous sommes les fyrpnoliQfc:?
n. JésusiChrist lui-môme,npu^apprftfiilicctfe vérité consolante, et l'e*pliqi|e en *oç* ler>»
(1) MaUh.XX, 42f6t 8uivr
(2 Àct.lV, 12 et 13; 1. Pierre, Il *6:etvsj|y^
(3) Rom. IX, 32 et 33, etc.; Ephe's. ïl , 20; 1. Cor. X, 4; Isaïe, Ll,l.
(4) S. Aug. sur le Ps. 45, n. 12 -sur le Ps. % ( n. 3. »t sur;le; Ps. MM , n. 4 , elc. Vojr. les internes, sur les passages <ie P*crit. cités dans cettè reptoife 4
386 PART. !, SKCT. Il, COÀP. I , % XXV.
mes ( l) : Je suis la vraie vigne , et mon Père est le vigneron. Il retranchera toutes les branches qui ne porteront point de fruit en moi ; il taillera celles qui porteront du fruit , afin qu'elles en portent davantage* Demeurez en moi , et je demeurerai en vous; comme le bois de la vigne ne peut de lui-même porter du fruit, s* il ne demeure al taché au cep f ainsi vous n'en sauriez porter si vous ne demeurez attaché à moi» Je suis la vigne , vous en êtes les sarments : celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit* Car vous ne pouvez rien faire sans moi. Si quelqu'un ne demeure pas en mot, il sera jeté comme, le sarment ; il séchera, et on le ramassera pour le jeter au feu*
D. Pourquoi dites-vous que Jésus-Christ est la vérité que nous devons suivre ?
R. C'est lui-même qui dit : Je suis la vcrltr. Par conséquent, on suit la vérité même , quanti on suit Jésus-Christ, on s'écarte de la vérité1, quand on s'écarte de Jésus-Christ ; et par une conséquence réciproque, c'est s'éloigner dé Jésus-Christ, que d'aimer le mensonge , comme c'est s'attacher à Jésus-Christ que de s'attacher à la vérité (2).
(t) Jean , XV, 1 etsuîv.
(2) Jeao, XIV, 6; voy. le traité de S. Aug., sur cet endroit, uaiU 60, sur Jean, a. U . ^
t>B J&U8-CHR1ST. 387
D. Pourquoi dites-Vous que Jésus-Christ est notre vie ?
R. Jésus-Christ lui-même dit : Je suis la vie , et saint Paul dit que Jésùs-Christ est notre vie. Quand Jésus-Christ y gui est votre vie, se manifestera, dit cet apôtre , vous paraîtrez avec lui dans la gloire (V9
Pour comprendre ces expressions qui paraissent métaphoriques , et qui ne le sont pas , il f.iut savoir qu'il y a déux vies dans le chrétien, la vie naturelle; dont Mme raisonnable est le principe, et la vie spirituelle, dont l'Esprit de Jésus-Christ , qui habite en nous , est le principe. Cet Esprit fait que c'est Jésus- Christ qui vit en nous , puisque le même Esprit qui fait vivre Jésus-Christ , nous fait vivre. Les hommes ne voient dans un chrétien que la vie naturelle : la vie spirituelle est cachée présentement; ce ne sera qu'au dernier jour qu'elle sera manffeste.
saint Paul nous apprend toutes ces vérités. II dit que nous avons reçu l'Esprit de Jésus- Christ , et que cet Esprit habite en nous (*). Fous vivez selon l'Esprit, dlt-ll, si néanmoins l'Esprit de Dieu habile en vous. Or , si quelqu'un
(I) Jean, XIV, 6; Coloss. Hî, 4; Jean , XT , 25. î Rom. VIII, 9 et suiv. Yoy. aus*i S. Jean, 1. étûu IV,2ell3.
388 PART. î, 8RC1V H, CfWN |f S XXV.
n'a pas l'Esprit de Jésus^Cfuist y il, n'ftt point* à lut, etc. il dit que ce n'est plus nous qui v*? vons, que c'est Jést>ft»Christ qui vit en noua. Je vis, dit-il , ou plutôt ce n'est plus moi qui vis, c'est Jésus-Chris* qui vit en moi (l). H dit que notre vie spirituelle est une vie cachée* Vo is êtes morts , dit-il, et notre vie est cachée aueo Jésus-Christ en Dieu (2). Enfin; il dit que la, vie de Jésus-christ sera un jour manifestée en nous. Vous portons toujours la mortification de Jésus Christ sur notre vie, êit~\\ 9 afin que la vie de Jésus-Christ soit un jour manifeste dans notre corps. Nous sommes tous les. jours exposés è la meri , afin que la vie de JéeusrChrisi soit manifestée dans notre chair mortelle (3).
Pourquoi dites-vous que Jésus-Christ est
notre pain?
G'e§t Jésus Chris* lu) même qui dit : Je suis le pain vivant descendu du ciel; celui qui mangera de ce pain , vivra éternellement. Ma chair est véritablement viande, dit- il » au même endroit, et mpn sang **t véritablement breuvage EtfMhoiûçnt Jéaus-Chtislnous nourw
(!) Gâtâtes , H , 2% h) Coow.IIl, Set 4<
(à) 2. cor. iv, tO j if.
(4) Jian, VI, 33, 41, iè et suif.
DB rtsfcs-énnisf. &g
rtt de sa propre chcfîr, tfé sa pafoîe , de sa grâce (t •
1). Pourquoi <Me$-vous due Jésàs-ctirist ést noire pasteur ?
P. Jésus- Christ luf-toême prend cètté qualité aimable ; et sain! Pierre dit que Jésus-Christ eàt te pasteur et l'évêque de nos Ames, II est atsêde voir par combien de titres cette qualité lui convient, puisqu'il nous a cherchés, dans le temps de notre égarement, pour nous conduire à la bergerie; qu'il veille sur nous comme un bon pasteur veille sut son troupeau; qu'il nous défend , par sa gr<îce , contre toutes les attaqués de nos ennemis ; qtf'll nous nourrit, nous instruit , qu'il donne sa vie pour nous, et qu'il sé sacrifie pour notre safùt (>).
M Pourquoi dites-vous que Jésus-Christ est nôtre époux ?
R. Jésus-Christ lui-même prend cette qualité, à éause dé rtuMM qutfà ces de son amour, avec son église ; alliance d'un amour naturel , à, laquelle, chaque iime Juste participé tant qWellé persévère dah* i£ '
(t) Vo/. l'explication de la 4. demande du Pater en If 3. partie, sect. 24 ch. 4 , % 2* ; '
Jéféme, XXXI , 10 ; E,e>h, XKXiy , 23, K«W XUf, 20;l. Pierre, II, 25 iZachar. XJ, lôeil*, t*<(i*V0|
390 PART. 1 , 8ECT. Il , CHAP. I, S xxv-
justice; alliance éternelle, mariage Indissoluble , et qui est , selon saint Paul , le modèle sacré du chaste mariage des chrétiens (t). .
Je dis alliance éternelle ; ce qui se doit entendre du corps de l'Église absolument , et en un sens , de chaque particulier.
Absolument du corps de l'Eglise; parce qu'il ne peut jamais arriver que l'alliance de Jésus* christ avec son Eglise soit rompue.
En un sens , de chaque particuliers parce que Jésus-Christ est dans la disposition de ne rompre Jamais, de son côté, l'alliance qu'il a faite avec chacun de nous dans le baptême, et que si elle se rompt , ce n'est que lorsque nous l'avons nous-mêmes rompue volontaire* ment par le péché mortel : suivant ce que dit i le concile de Trente , que Dieu n'abandonne Jamais personne , qu'il n'en ait été le premier abandonné (2).
D. Pourquoi dites-vous que Jésus-Christ est notre médecin ?
H. C'est Jésus-Christ lui-même qui prend cette qualité , parce qu'il est venu guérir nos maladies et nos infirmités , en s'en chargeant
(t) Y07.Matth.IX, 15; Marc, H, 19 et 20; Luc, V, 31, 35; Osée, II, 19, 20;?. Cor. XI , 2 ; Ejihé*s. Y , r 22. et suiv. -, Jean , M , 29 ; Apoc. XXI , 9.
(2) Concile de Trente, sess. 6, ch. 11.
lui-même , et prenant , pour les guérir , le calice que nous devions boire (i).
n. Pourquoi dites-vous que Jésus-Christ est notre signe ?
R. Les prophètes Pont ainsi appelé. Il prend lui-même celle qualité devant Pilate ; et saint Paul dit qu'il est le Roi de justice et le Roi de paix , le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, il est aisé de comprendre que cette qualité lui convient, puisqu'il est Dieu, et que , comme homme , il est élevé au-dessus de toules les créatures , et a reçu toute puissance dans le ciel et sur la terre (2).
D. Pourquoi d!tes-Yous que Jésus Christ est notre juge ?
R. C'est Jésus-christ même et les apôtres qui nous ont appris cette vérit^. Jésus-christ viendra un jour dans sa gloire, pour juger tous les hommes. Dieu le Père a établi son Fils juge des vivants et des morts (3).
D. Pourquoi dites-vous que Jésus-Christ est , notre signe ?
R. C'est ainsi qu'il est souvent appelé dans
(I) Mallh. IX, 12) Marc, II, 17; Luc, IV, 23; Isaïe , LUI ,4,5.
'2; Ps.XXI!ï,7et suiv.; Jean, XV1Î1, 37; Hébr. VIII, 2; t.Timoth. Vï , t5 ; Matth. XXVIII , 13.
(3; Jciu, V,22; Àcl. X ,42; 2. Timolh. IV , I .
PART. I, SEC1\ h, CHAt*1. I, S xxv#
les sainfes Ecritures (i). Parce que t tomme îe serpent d'airain fut élevé dans le désert par ttfoïse, pour procuré fa guérisori* tons ceux qui le regarderaient; ainsi Jésus-Christ est un objet vers lequel nous devons nous tourner sans cesse,, à\ nous voulbns être guéris des plaies de nos pécnés ; qjuè nous devons adorer sans cesse ; et si nous sommes du nombre de ses vràïs adoïatcurs , H1 sera pour nous un sfgnë de résurrection : si au contraire nous nous Joignons à Ses' énnemis, il sera pour nous un' signe qui notis exterminera.
Dr Pourqiïoi ditèè-Vôus tfue Jésus-Christ est Pàûïeur et fe èonsftiiimattëar dé notre f6l ?
/?. saint Paul le dit pour nous faire comprendre que c'est iêsùà christ qui , par sa grâce, nous donne Ùi fol , qui fa perfectionne , et qui nous la faft conserver jusqd'a fa fjh (*f.
iï. Pourquoi à^tes-Vous que Jè^us-éhri^t ddlt être un jodr notre gloiré et hotte félicité dans 16 ciel? 1 ;
R. Paçce quç la vie éternelle consiste à connaître fe \'M Diéu , et Jésds-Christ que fc Tèrea envoyé. Le bonheur éternel des saints dans tëlMj est dfe vélr , d*àiiiM>r , de posséder
(1) ftiWh.ïtlX, 9} IsaKé, XI, IOjXLJX, 22 et
•UÎV,; Liuï, II.
(3) Hebr. XII. *
DE J*StJS.-CHR!ST 393
Jésus-Christ à Jamais ; d'être unis A lui intimement , inséparablement; en sorte que, comme dit saint Paul, Jésus-Christ soit toutes choses en tous, et tienne Heu de tout à toutes choses (l).
S 26, En quoi et comment Jésus- Christ est no* Ire modèle sur la terre»
D. Pourquoi dites-vous que Jésus-Christ ne sera , dans le ciel , le bonheur et la félicité que dé ceux qui l'auront suivi comme leur modèle sur la terre ?
-«.C'est Jésus-Christ lui-même qiM le dit, et après lui saint Paul et les autres apôtres, ypici ce que dit Jésus-Christ : Si quelqu'un veui venir après moi, qu'il renonce à soi-même, qu'il porte sa croix , et qu'il me suive (2),
Il dit ailleurs : Le disciple n'est pas plus grand que le maître , ni le serviteur plus grand que syn* Seigneur. Il doit suffire au dîsctple et au serviteur de ressembler à son maître et à son seigneur; puisqu'on m'a maltraité à on vous mattraitera, etc. (34.
Saint Paul dit que ceux que Dieu a connus de toute éternité dans sa prescience > if les à p r é-
(1) Vojr. J*an,XVII,3 ; Apor.XXflf, *?Crîôs5. Ify 11 ; Aygv tra^l3v $urS.' Jean 5.
(2) M.illl'.XV|,24; Marc, Vill, Si} Lw,IX,
(3) MaUj.yXyîlelsiHy, ,
384 λÀRT. ! , SBCT. 1! , CH4P. I, S ,fA« desUnâs pour être conformes à Vlmage de son Fils(i) ; que comme nous avons porte V image de V homme terrestre , nous devons porter aussi présentement l'image de l'homme céleste (i) ; que nous devons nous dépouiller du vieil homme, , qui est l'homme terrestre et corrompu , et nous revêtir du nouvel homme > qui est Jésus* CAr/*/(à);c*est-â-dirs, comme (I l'explique ailleurs, que nous devons renoncer aux cupidités du siècle, et nous attacher à Jésus-Christ , pourvhre selon s:v maximes, entrer dans toutes ses dispositions, et suivre les exemples qu'il nous a donnés (4;.
Saint Jean dit que nous devons mener une vie toute semblable à celle de Jésus-Christ 5). En un mot, il n'y a pas de vérité plus clairement établie dans l'Ecriture, que la nécessité dè regarder et d'imiter Jésus-Christ en toutes choses, comme notre modèle (6).
D» En quoi principalement devons-nous regarder Jésus-Christ comme notre modèle ?
A. Il y a dans la vie de Jésus-Christ des choses que tous les chrétiens doivent imiter , en
(1) Rom. VHI,29.
(2) I. Cor. XV, 49.
13 E|rh<*i. IV, 22.
(4) Til. H , 12 ; Philip. Il, 5; Héb. Xïï, 2 et suiv.
(5) I. Jean, î, 6.
(6) Jean, XIH,15;1. Pierre, If, 21, etc.
quelque état et quelque condition qu'Us se trouvent II y en a d'autres dont l'imitation dépend des conjonctures différentes, des titua* tions , des dispositions intérieures et extérieures où l'on se trouve. Par exemple , ce que Jésus-Christ a fait comme docteur et prédicateur, ne peut pas être imité parle commun des chrétien^ Mais, outre les dispositions qui doivent être communes à tous les états, il n'y a point d'état particulier où l'on ne doive regarder quelque circonstance de la vie de Jésus-christ, comme un modèle à imiter, quand on se trouve dans les mêmes conjonctures.
D. Quelles sont les choses que les chrétiens, fen quelque état qu'ils se trouvent, doivent imiter en Jésus- Christ ? "
R. l.o son détachement de toute cupidité, c'est-à-dire, de toute sensualité, de tout or* gueil , de toute curiosité , de toute avarice.
2.0 son attachement â Dieu , pour la gloire duquel il agissait en toutes choses, et auquel il rapportait toutes ses actions. Ces deux dispositions renferment en abrégé toute la vie chrétienne , comme nous lé ferons voir au commencement de la seconde partie de cet ouvrage (t). Elles sont le principe et le pré* cis de toutes les maximes de Jésus-Christ*
(I) Chapitre préliminaire* . - . ' <
m PART. I, WÇfr-H9,WtP#(|, § XXVI.
'Saint Paul renferme ,i>es ^isjosttiop s ^aèr. sus-Ghrist en peu de mqls; et il nous apprend, à les imiter , quand il dit <&e JésusCfirUt etf, venu sur ta terre , pour qqus apprend e à re^ noncer à l'impiété et çt tous les désirs du siècle, et a vivre avec tempérance , avec justice , avec piété , dans l'attente du bonheur étemel (1).
Ces dispositions doivent être communes fk tous les chrétiens, en quelque état qu'ils soient , pauvres ou riches , 1015 ou sujets, ma*r très ou serviteurs, docteurs ou discipjes; tou* Rivent èlre , à l'exemple de .Jégut Christ, détachés du monde , et attachés à Dieu (2).
P Quelles sont les choses que l'on doit imiter çn Jésus-Christ, dans les conditions ou situations particulières?
A. Il faudrait entier dans un long détail, pour répondre à cette question dans toute son étendue. Nous expliquerons dans la suite les devoirs particuliers de chaque état et de çhaque condition; et nous n'avancerons rien .que nous n'autorisions par l'exemple ou par les paroles de Jéçjis-chrisl. Ce que nous pouvons dire Jci en général, est qu'en lisant avec soin le nouveau Tçsfaineitf , dont la lecture doit faipé J'pçcupatipn xMT4|iaaire des chrétiens qui SQn.t
(2) Toute la 2. partie «le cet ouvrage est employée à expliquer ,cn délai! , cet le répons.
en état d'en profiter, chacun y trouvera les règles et les exemples qu'il doit suivre. Jésus- Christ a fait voir, par exemple, en sa personne, aux rois et à tous ceux qui sontéle>és en autorité, qu'ils ne doivent user de leur pouvoir que pour procurer la gloire de Dieu et le salut de leurs inférieurs ;
Aux pasteurs , qu'ils doivent se sacrifier pour leurs brebis, les aimer tendrement , les connaître , les instruire , marcher devant eiles; joindre la prière, la raortiOcation , l'humilité, aux travaux du ministère; ne point craindre les hommes , mais Dieu seul ; s'attacher inviolablementa la vérité ; mépriser les jugements du monde , ses promesses et ses menaces ;
Aux prédicateurs , qu'ils doivent être désintéressés, humbles , mortifiés, détachés d'euxmêmes; qu'ils ne doivent pas chercher ni préférer, par leurs choix, les grands auditoires ou les palais ; mais aller où Dieu les appelle, çoitdans les villages, soit dans les villcs;et qu'un pauvre pécheur méprisé ou inconnu, grossier, ignorant , doit être quelquefois recherché avec plus de soin qu'un homme dont l'éclat extérieur et le crédit peuvent réveiller ou flatter, dans le ministre de Jésus-Christ, les passions humaines , à la guérison desquel» les il est obligé de s'appliquer dans lui-môme et dans les autres.
ClUUAhCY. Catéchisme. Z
39* PART* I, SECT. 11, CHXP. I, S xxvu
On pourrait ainsi parcourir toutes les conditions , tous les états, et faire voir aux maîtres, aux serviteurs, aux artisans, aux pères et mères , aux enfants, aux pauvres , aux riches, aux solitaires , à ceux qui vivent dans le monde, aux personnes malades, affligées, tentées, humiliées, persécutées, abandonnées; on pourrait, dis-je, faire voira toutes ces personnes, comment elles doivent imiter Jésus-Christ dans tous ces états et dans ces situations différentes. On n'a qu'à lire avec application l'Evangile. En quelque état que nous soyons, nous devons,, selon l'Ecriture * avoir les mêmes inclinations, les mêmes sentiments que Jésus-Christ, juger des choses comme lui ; parler ,ag*r , souffrir, prier cpmme lui ; c'est ce qui est renfermé dans cette parole de saint Paul : Hoc setilite in vobis , guod et in Chris to Jesy. Soyes tels que Jésus-Christ a été. il faut, en un mot, être si remplis de Jésus-Christ, que nous puissions dire, nonseulement que nous en sommes revêtus, mai* que nous en sommes animés ; que c'est lui qui vit en nous, ainsi que, saint ftnil le disait de lui-même: Je vis, ou piutyt 00 m'est pat
mot qui vis, c'est Jésus-CJirtst qui vit en moi (1).
(1) Philip. II, 5; Epliés. IV, 24 > CaUU II* et suiv.