XIX« LEÇON
Conclusion.
Si nous résumons tout ce qui a précédé , nous serons portés à croire qu'il existe bien peu de choses dont nous puissions acquérir la certitude , et que la plupart de nos connaissances , celles même sur lesquelles nous nous reposons le plus , ne sont fondées que sur des probabilités plus ou moins fortes. .
Il est donc intéressant de pouvoir apprécier la valeur de ces probabilités ,
non pour en faire l'application à quel-
des résultats que mêmes causes I qu'elles soient ~c existence et leur seulement i-éfr^^ hfisârd, Ce mtft' tar<t aMsë, ne < bbtàAie stirraiftrartée; c'est lib reiilt)ri>e1fe lilus t litibltaé&n'ecdù quHsôWitië'tit'; ^ Viâhtle phJlosop
POPULAipS. 231.
lut par des écart» qyi, dkparaissaiit. à yeux quand il sait se placei;' assez, t pour saisir les lois delà nature. Ces sont éternelles , immuables comme elligence d'où elles découlent; il t pas en notre pouvoir de les dé* u*er; mais il est de la dignité de mme de chercher à les saisir au eu des ajgiomalies sans npmbrc qu'elr semblent présenter. Un des plus ids mérites des sciences moderuç^ d'avoir pu &ire dépendre des noms la détermination de la plupart des ids principes qui pai^aissaient deleur échapper pour tpujours ; cette Tminatipn n'a rien d'arbitraire; elle lonne point prise aux subtilités de s dont on a tant abusé ; c'est par
les dlections , ouënumérer les richesses et les besoins des peuples par des nombres auxquels nulle éloquence humaine ne pourrait résister. Tout ce qui peut être exprimé numériquement devient de son ressort ; plus les sciences se perfectionnent, plus elles tendent à rentrer dans son domaine , qui est une espèce de centre vers lequel elles viennent converger. On pourrait même, comme je l'ai déjà fait observer ailleurs , juger du degré de perfection auquel une science est parvenue par la facilité plus ou moins grande avec laquelle elle se laisse aborder par le calcul , ce qui s'accorde avec ce mot ancien qui se confirme de jour en \ouT:mundum numeri regunU