PRÉFACE
Le motif saillant des observations sur les condensations atmo:phériques, c'est de pouvoir déterminer la quantité de pluie tombée dans une région quelconque d’un pays, pe lant une période de temps également quelconque.
r, l'experience démontre que la répartition des pluies est très inégale, telle localité étant souvent visitée par de fortes averses, tandis que telle autre, à une distance d’un mille ou deux, n’en recevra que peu ou point du tout.
Il en résulte que, pour de courts intervalles, on est exposé à de très fausses conclusions si les observations se limitent à un petit nombre de localités, En a par longues périodes, il est possible que ces inégalités finissent par s'équilibrer à un certain degré; mais si elles dépendent de causes locales permanentes, elles ne peuvent manquer de reparaître également dans la totalisation de la pluie tombée durant de longues périodes,
On voit, pur ce qui précède, que pour dégager l'élément d'incertitude résultant des inégalités locales dues à des causes Passagères où permanentes, et afin d'arriver à des conclusions exactes, il importe que les postes d'observations pluviales dépassent de beaucoup en nombre ceux où se fait l'observation des autres phénomènes météorologiques, de sorte que pour chaque poste outillé pour observations complètes répétées trois fois ou plus par jour, il en faut au moins cinquante pour l'observation des pluies.
Cette brochure a pour principat objet d'expliquer le mode de mesurage en hauteur des pluies et neiges tombées dans un endroit donné par périodes successives de vingt-quatre heures de même que pour de plus courts intervalles, ainsi que la manière d'enregistrer les observations et d'en faire rapport au bureau central de météorologie du Canada; il y est aussi question de Pehtenent des heure, de pluie ou de neige, de même que de la température dominante de la journée et des phénomènes atmosphériques qui s'y produisent,
Disons de suite aux personnes qui seraient disposées à consacrer quelques minutes par jour à la pluviométrie, mais qu’en dissuaderaient peut-être la longueur ‘d' ‘estionnaire en plusieurs colonnes et la profusion de notes explicatives qui y
ent, que la partie essentielle de la tâche à laquelle elles sont invitées se borne à noter lous les matins la quantité de pluie ou de neige tombée dans les vingt-quatre heures; et qu'à toute station établie dans le principe pour la mesure de la pluie, on pourra considérer comme secondaires les informations à fournir sur les autres sujets.
: Voici, pour la gouverne des observateurs disposés à aller au-delà du mesurage quotidien des chutes de neige et de pluie, la listr des autres colonnes du tableau par ordre d'importance:
1) Heures initiales et finales, pluie ou neige. (2) Hauteur totale &* la neige sur le sol.
(3) Traîneaux.
(4) Hauteur mesurée à 9 h. du soir.
(3) Durée en heures,
(6) Température et phénomènes.
Quant à l'imp: rtance relative de la régularité des inscriptions à faire dans les diverses colonnes, ,n remarquera que, si une omission sous la rubrique ‘Hauteur de pluie ou de neige” enlève à vrai dire toute valeur à cette colonne, il n’en est pas
de même d'omissions passagères dans les at -.e» colonnes; on devra cependant se rappeler qu'il est toujours préférable de s'en tenir à l'usage panetuel d'une ou deux colonnes en laissant les autres en blanc, que de jeter des notes au hasard dans plusieurs colonnes,
Ainsi, bien qu'une description complète de la température de chaque jour soit d'une grande valeur, il serait encore mieux de s'en tenir à quelques catégorie, de phénomènes, un ou plus, tels que brouillards, tonnerre, éclairs, aurores boréaless ete., et de se faire une règle absolue de ne jamais manquer de noter l'espèce qu'on a choisie chaque fois qu'il y a lieu, plutôt que de donner force détails pour certains gr puis ensuite de se contenter d’une note insignifiante où de ne rien mettre
u tout.