CHAPITRE VH
On a. donné, dans le chapitre II, pour la détermination du diamètre des tuyaux, une règle pratique suffisante pour les applications ordinaires. Bien que les difficultés que présente la détermination scientifique du diamètre des drains, dans chaque cas particulier, ne permettent pas de traiter ici cette question d’une manière complète , quelques mots sont encore nécessaires.
Il ne convient pas d’employer des tuyaux de moins de o m ,o3 de diamètre intérieur pour les petits drains. On a fait beaucoup de drainages avec des tuyaux de o m ,0 2 5 de diamètre intérieur, et certaines personnes en recommandent encore l’usage; mais la légère économie qu’ils présentent , comme matière première et façon , est bien loin de compenser leur plus grande fragilité, le soin extrême que nécessite la pose, l’obligation de rapprocher les collecteurs, et, enfin, les dangers plus multipliés d’engorgement.
Les petits drains de o“,o3 de diamètre, comme on l’a déjà dit, ne doivent pas avoir plus de a5o à
35o mètres de longueur, et même moins si leur pente est très-faible, dans les circonstances ordinaires d’écartement,. d’humidité et de porosité du sol.
Un tuyau de o m f o6 à o m ,07 de diamètre intérieur peut, en général, recevoir les eaux de a à 3 hectares de terrain. On rappellera d’ailleurs que la section des tuyaux croît comme le carré de leur diamètre, c’est-à-dire qu’un tuyau d’un diamètre double a une section quadruple de celle du tuyau premier diamètre; un tuyau d’un diamètre triple, une section neuf fois plus grando que celle d’un tuyau d’un diamètre trois fois moindre, et ainsi de suite. Le volume d’eau que peuvent débiter, à pente égale, les différents tuyaux croît même suivant une loi uji peu plus rapide.
La règle précédente, toute grossière et empirique qu’elle soit, est suffisante, on le répète, pour les besoins ordinaires de la pratique , l’expérience ne la mettant point en défaut. Mais elle ne saurait suffire , dans des opérations importantes , pour déterminer les diamètres des collecteurs, qui doivent alors être calculés de manière à suffire parfaitement à leur fonction sans, cependant, présenter un excès de diamètre, qui se traduirait par une augmentation inutile de dépense, Ce qu’il y
Fixation
expé-
rimentale
des
diamètres.
FORME DES PROJETS DE DRAINAGE. 87 dont il est nécessaire d’indiquer les positions relatives.
Ce plan peut être à l’échelle de î/ioooo, de 1/90000, ou même à une échelle moindre, s’il s’agit d’une très-grande étendue. Une copie des plans d’assemblage du cadastre suffit parfaitement pour son exécution. Les parcelles qui font l’objet du projet sont désignées par leur numéro et entourées d’un liséré jaune.
Les faîtes sont indiqués par des lignes ponctuées, et la direction générale des pentes, dans les parties à drainer, par de petites flèches rouges de carmin. Les drains principaux sont tracés en rouge orangé 1 , et les fossés ou cours d’eau ouverts en bleu.
Les cotes des points du terrain les plus essentiels à considérer, écrites à l’encre noire , et celles du niveau des eaux dans les canaux de décharge , complètent les renseignements que ce plan d’ensemble doit fournir.
S’il y avait lieu d’exécuter sur la propriété d’autres améliorations que le drainage, telles qu’irrigations , défoncements, marnages, etc., elles seraient indiquées par l’application d’une teinte conventionnelle sur les parcelles qui doivent recevoir ces améliorations.
1 DU rouge de Saturne , red kad.
Plant
de drainage.
Une légende détaillée doit être inscrite sur ce plan d’ensemble. Cette première pièce n’est utile que dans les projets qui s’étendent à une surface considérable , et dans lesquels il est nécessaire de faire bien comprendre le système général d’écoulement. Il est fort rare qu’elle soit nécessaire pour des domaines de moins de 100 à i 5 o hectares.
a 0 Plans de drainage proprement dits.
Ces plans, comme on l’a déjà dit (chap. I er ), sont rapportés à l’échelle d’un millimètre par mètre (o”,ooi). Ils indiquent tous les détails de la disposition des travaux. Chacun d’eux ne comprend qu’une pièce de terre, ou du moins une étendue de terrain assez faible pour occuper seulement une feuille d’un format facile à manier sur le terrain.
Les parcelles sont bordées , comme sur le plan d’ensemble, par un liséré jaune; leur numéro et les lieux dits sont inscrits à l’encre de Chine. Les limites , les haies , barrières , chemins , et toutes les indications relatives à la forme et à la disposition des t lieux, sont dessinés à l’encre de Chine. Les courbes de niveau sont tracées en lignes très-fines et à l’encre pâle. La hauteur de chacune de ces courbes est inscrite en noir, sur deux ou trois points de sa longueur. Les cotes des points remarquables qu’il a paru utile de recueillir sont écrites égale-