‹ Instructions sommaires sur la doctrine chrétienneChapitre 105 sur 318 · PIERRE · texte numérisé non relu

PIERRE

Après le troisième reniement de saint Pierre, Jésus jeta sur lui un regard qui pénétra son cœur et le con-

vertit. Pénétré d'une vive douleur, Pierre quitta le théâtre de son crime, et donna un libre cours à ses larmes. Ce n'était pas parce qu'il avait renié un maître redoutable, mais parce qu'il avait renié celui qu'il aimait. (Curysostome) Pierre ne mit point de bornes à sa contrition, et l'on dit que ses joues se cavèrent par les torrents de larmes qu'il ne cessa de répandre jusqu'à sa mort. Le prince des Apôtres apprit ainsi à ne pas compter sur ses propres forces, et à compatir aux faiblesses du prochain. D'autre part, la miséricorde divine fut si grande à son égard et sa pénitence si vraie et si efficace, que malgré la profondeur de sa chute, il ne fut pas moins le prince des pasteurs, le chef du collège apostolique. Evitons le péché, mais si nous tombons, après avoir imité saint Pierre dans son péché, imitons-le dans sa pénitence. (Voyez Godes- CARD, Vies des Sainfs, 29 juin.)

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