‹ Instructions sommaires sur la doctrine chrétienneChapitre 114 sur 318 · N«135. — UN BON SÉMINARISTE · texte numérisé non relu

N«135. — UN BON SÉMINARISTE

11 y a quelques années, le conseil municipal de Garcassonne vota à l'unanimité qu'on enlèverait une croix monumentale qui s'élevait au rond-point de la porte de Toulouse. Celte croix avait été érigée en 1858, en reconnaissance de la cessation des ravages du choléra et à la suite d'une mission prêchée par les Capu cins.

Lorsque la croix fut abattue, on la déposa contre un mur, dans la poussière et à côté des saletés de la voie publique, et aussitôt une meute de vauriens, lançaient des imprécations et chantaient la. Marseillaise et le Ça ira. Un élève du petit séminaire, voyant ces profanations, se prosterna respectueusement devant l'arbre sacré et baisa avec amour les pieds de l'image du Sauveur Jésus. Cet exemple fut suivi par plusieurs de ses condisciples, aux applaudissements des assistants. Quelques instants après, le jeune séminariste revint, un encensoir fumant à la main, rendre un nouvel hommage à la croix de Celui qui est mort pour la rédemption du monde; puis on porta processionnellement la croix, dans le jardin d'une bonne chrétienne, en chantant le Parce Domine. Ensuite on l'environna de couronnes etde fleurs.

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