N** 136. — VKRTU DU SIGNE DE LA CROIX
Qui pourrait nombrer les victoires remportées par les chrétiens qui usent avec confiance du signe de la croix I
Saint Antoine, au fond de son désert, était souvent tenté par des légions infernales; par la vertu du signe de la croix, il les mettait toutes en fuite. 11 disait à ses disciples : « Le démon est bien faible quand on sait le désarmer ; il ne faut que le sig7îe de la croix pour dissiper ses prestiges et sa puissance. »
N' 137. — IMPUISSANCE DU DÉMON SUR LES CHRÉTIENS ARMÉS DU SIGNE DE LA CROIX.
On raconte de sainte Justine, jeune vierge distinguée par son origine autant que par sa beauté, qu'un avocat nommé Aglaïde, grand adorateur des idoles, la demanda en mariage. Ne pouvant y réussir, il eut recours à un célèbre magicien nommé Gyprien. Celuici, pour arrivera ses uns, mit en œuvre tous les secrets de la magie et la force des enchantements. Il offrit même plusieurs sacrifices abominables aux démons, et les invoqua. Mais Justine, s'armant du signe de la croix, déjoua toutes les manœuvres de l'enter et fut
constamment victorieuse. Gyprien demanda la cause de son impuissance au démon. Celui-ci lui déclara qu'il n'avait point de puissance contre les chrétiens armés du signe de la croix. Le magicien, vivement impressionné par cet aveu, commença à rentrer en lui-même et s'écria : « S'il en est ainsi, je suis bien fou de ne pas me vouer au service d'un maître plus puissant que le démon! Quoi! une jeune fille armée du seul siu'ne de la croix met en fuite les légions infernale?^ ! Que ne peut donc pas le Dieu des chrétiens lui-même? Ah! désormais le Dieu de Justine sera le mien, n
Cyprien se fit en effet chrétien, devint évêque de Garthage et donna, à la fin, sa vie pour Jésus-Ghrist, dont la croix l'avait converti.
N" 138. — SAINT THOMAS d'aQUIN.
Surpris un jour, dans sa prison où l'avaient enfermé ses frères, par une femme de mauvaise vie envoyée pour ébranler sa constance par les séduisants attraits de la volupté, saint Thomas s'arme d'un charbon ardent, chasse l'infâme séductrice, puis, traçant avec ce môme charbon le signe du salut sur l'un des murs de sa prison, il tombe à genoux devant cette croix, prie avec une grande etfusion de larmes, et se relève désormais invincible du côté des voluptés charnelles* Un ange avait mis autour de ses reins une ceinture de chasteté, et dans son cœur la continence que Dieu seul peut donner.