‹ Instructions sommaires sur la doctrine chrétienneChapitre 123 sur 318 · SIXIÈME ARTICLE OU SYMBOLE · texte numérisé non relu

SIXIÈME ARTICLE OU SYMBOLE

Est monté aux deux, est assis à la droite de Dieu le Père tout puissant.

Sommaire doctrinal.

Le quarantième jour après sa résurrection, le divin Sauveur conduisit ses disciples sur la montagne des Oliviers, où quarante-trois jours auparavant, il avait enduré une cruelle agonie. C'était le lieu qu'il avait choisi pour le théâtre de son triomphe. Arrivé là, il leur fit avec une douce émotion, ses adieux suprêmes, leur réitérant les anciennes promesses qu'il leur avait faites d'être toujours avec eux, de ne les abandonner

jamais, de leur envoyer au plus tôtl'Esprit consolateur, de leur préparer une place dans le ciel. — Puis, jetant sur eux une dernière fois ses regards, il étendit ses mains et les bénit... Au même instant, il s'éleva dans les airs, et une nuée lumineuse, symbole de sa gloire, l'enveloppant tout à coup, il se déroba entièrement à leurs yeux. Et comme ils le contemplaient montant vers le ciel, voilà que deux hommes se présentèrent devant eux avec des vêtements blancs, et leur dirent : « Hommes de Galilée, pourquoi demeurez-vous là regardant les deux? Ce Jésus qui du milieu de vous s'est élevé dans le ciel viendra de la même manière que vous l'y avez vu monter. » Alors ils retournèrent à Jérusalem.

N® 151. — LIEU DE l'ascension.

Outre la manière évidemment céleste dont Jésus- Christ est monté au ciel, nous trouvons, dans l'empreinte de ses pas au sommet des Oliviers, un monument permanent de cette divine vertu qui le ravit dans les cieux. « Au centre da sommet de la montagne, dit le baron de Géramb, qui visita la Terre- Sainte en 1833, on voit, dans une espèce de chapelle, le vestige qu'imprima sur le rocher le pied gauche du Sauveur, au moment de quitter la terre pour s'élever dans les cieux. On assure que jadis on y voyait de même l'empreinte du pied droit, mais que les Turcs l'ont enlevée pour la porter dans la mosquée du temple. Quant à l'empreinte du pied gauche, elle existe de manière à ne laisser aucun doute, quoiqu'elle

soit un peu usée par les baisers que les pèlerins n'ont cessé d'y donner depuis tant de siècles, et peut-être aussi par quelques pieux larcins qu'une surveillance sévère n'a pas pu toujours empêcher. Cette partie du rocher est aujourd'hui entourée de maçonnerie et confiée à la garde d'un Santon, espèce de moine turc. Cet homme est pourvu de petites pierres carrées qu'il fait toucher au vestige du pied de Notre-Seigneur, et qu'il offre ensuite aux pèlerins en échange de quelques petits présents. A en juger par la direction de cette trace, Notre-Seigneur devait avoir le visage tourné du côlé du Nord quand il s'éleva au ciel. >^ {Gérahb, Pèlerinage. Voyez aussi Mgr Mislin, Les saints Lieux.)

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